'Tract Hebdo, journal digital de gauche, avec une très bonne droite !'
09/03/2026
‘Tract Hebdo’ – www.tract.sn – Fondateur : Ousseynou Nar Gueye – Directeur de Publication : Damel Gueye – Éditeur : Axes et Cibles Com – E-mail : contact@axes-et-cibles.com. Pour payer votre abonnement semestriel (12.000 FCFA) ou annuel (20.000 FCFA) : un envoi Wave en allant à ce lien : https://pay.wave.com/m/M_sn_Hg6BHmG4BCxk/c/sn/ . Ou un envoi Orange Money au code marchand suivant : 598752. ‘Journal digital de gauche, avec une très bonne droite!‘
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Tract Hebdo – Le trône, le fils héririer et les fusées : quand la succession à Téhéran nous rappelle que le Sénégal n’est pas (encore) une île… Mojtaba Khamenei a donc été intronisé Guide Suprême de la République islamique d’Iran. Il succède à son père, Ali Khamenei, dont le destin a basculé brutalement au premier jour de l’offensive majeure lancée par la coalition menée par les États-Unis et Israël le 28… Oups, pardon, nos excuses, on s’est trompé de rubrique. C’est vrai, c’est l’actualité internationale, celle qui donne des sueurs froides aux diplomates et qui fait flamber le prix du baril de pétrole. On se croirait dans un thriller géopolitique où les héritiers prennent la place des patriarches dans un jeu de chaises musicales sanglant.
Mais pourquoi nous, humbles lecteurs de Tract Hebdo, devrions-nous nous soucier des turbulences du Moyen-Orient ? D’abord parce que, dans ce monde devenu un village global, quand le Golfe éternue, Dakar attrape souvent la grippe sous forme d’inflation galopante. Ensuite, parce que ce théâtre de la succession dynastique — où le pouvoir se transmet comme un héritage de famille — est un sujet qui devrait nous faire grincer des dents par ici. Voir le pouvoir se pérenniser ainsi, c’est un rappel brutal que les monarchies ne sont pas toutes couronnées, et que certains « guides » semblent confondre la chose publique avec leur propre patrimoine familial.
Pendant que Téhéran se fragmente et que la Syrie, encore et toujours, subit les dommages collatéraux de ces grands jeux de puissance, ici, au Sénégal, nos préoccupations semblent soudainement… disons, dérisoires. Alors que le monde s’embrase et que l’ordre mondial vacille sur ses bases, nous, nous sommes occupés à scruter la moindre mimique faciale entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Est-ce qu’ils se parlent ? Est-ce qu’ils se boudent ? Est-ce qu’ils préparent un remaniement ou un divorce à l’amiable ? On débat du sexe des anges politiques tandis que la géopolitique mondiale est en train de redessiner les frontières.
C’est peut-être ça, le propre de notre cher Sénégal : une capacité phénoménale à faire de l’autarcie intellectuelle, même quand le ciel nous tombe sur la tête. On se dispute pour des querelles de qui montera sur le minaret alors que les enjeux nous dépassent largement. C’est à la fois rassurant de garder les pieds sur terre, et un peu inquiétant de voir à quel point nos priorités semblent déconnectées de la réalité volcanique qui entoure notre petit coin de paradis. Mais bon, après tout, chacun ses priorités, n’est-ce pas ? Il vaut mieux débattre du silence de Diomaye que d’avoir à gérer les frappes aériennes. Profitons-en tant que ça dure, et rappelons-nous que si le monde brûle, c’est peut-être aussi parce que personne n’a pensé à mettre un peu d’eau dans gingembre — ou de lucidité dans son régime.
Tract hebdo – Idrissa Seck, notre éternel « Rewmiste » en chef, vient de recevoir la « Médaille de la dignité » de la part de la ville de Thiès. Une distinction qui, à bien y regarder, ressemble moins à une récompense honorifique qu’à une médaille de participation remise à un athlète qui termine la course trois heures après tout le monde, mais avec un sourire toujours aussi mystérieux. C’est, en quelque sorte, le prix ultime de la persévérance, ou pour être plus honnête, le trophée du célèbre concept : « j’ai tout essayé, j’ai échoué avec brio, mais je suis toujours là, debout sur les décombres ».
Après quatre tentatives infructueuses à l’élection présidentielle; un score et track-record qui en décourageraient plus d’un, transformant n’importe quel autre politicien en archiviste discret dans un ministère poussiéreux; Idy, lui, reste imperturbable. Il traverse les tempêtes politiques avec la même aisance qu’un caméléon sur un arc-en-ciel. À Thiès, on semble avoir décidé que, faute de pouvoir le mettre à la tête du pays, on allait au moins le mettre à la tête de la liste des décorés. C’est une stratégie de consolation qui ne manque pas de panache, ni d’une pointe d’absurde.
Est-ce une belle histoire de résilience, ce trait de caractère loué par les psychologues de comptoir ? Ou est-ce, plus prosaïquement, une démonstration spectaculaire d’entêtement, cette pathologie sénégalaise consistant à croire que le fauteuil présidentiel est un destin qui finit toujours par vous rattraper, même quand il est en train de prendre le bus dans la direction opposée ? La médaille brille, certes, et elle pèse son poids de métal, mais elle ne cache pas la réalité : la « dignité » en politique, c’est parfois le dernier refuge de ceux qui n’ont plus que leur propre récit à vendre.
En tout cas, Idy est toujours là. Il observe l’échiquier national avec cet air de sphinx qui nous pousse à nous demander s’il prépare son grand retour ou s’il attend simplement que la météo politique devienne plus clémente pour ressortir son éternel programme de gouvernement. Qu’il s’agisse d’un exploit de survie ou d’un entêtement frisant le génie, on vous laisse juges. Ce qui est sûr, c’est que si la politique était une discipline olympique, Idrissa Seck détiendrait le record mondial du nombre de médailles en chocolat. Et pour cela, il mérite bien une standing ovation, ou au moins un petit article souriant dans Tract Hebdo. félicitations, Président Idy !
Damel Gueye, Directeur de Publication de Tract Hebdo
Tract Hebdo – La page de « l’affaire Softcare » tournée : une qualité désormais éprouvée au service de la sécurité des femmes et des familles sénégalaises ? On peut en effet le conclure.
Le verdict rendu public ce jeudi 5 mars 2026 par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Dr Ibrahima Sy, au nom de ses services sanitaires et aussi fort de la co-validation du ministère du Commerce et de l’Industrie et de celle de la commission parlementaire ad hoc, marque un tournant définitif dans ce que l’opinion publique a appelé « l’affaire Softcare ».
Et cela débouche également sur un virage positif vers une ligne droite pour cette marque internationale dont le slogan est : « plus de soin, plus d’amour ».
L’amour est aveugle et parfois, c’est de la rage ? Pas toujours, car, après des semaines d’interrogations et de doutes alimentés par des controverses, l’État du Sénégal a tranché : les couches-culottes et serviettes hygiéniques de la marque Softcare sont sans risque, conformes aux normes et parfaitement propres à la consommation. Au-delà de la simple annonce, cet événement offre une leçon magistrale sur la résilience industrielle et l’efficacité des mécanismes de contrôle étatiques.
Le mécanisme d’enquête : le test de résistance le plus strict
Face aux préoccupations légitimes du marché et des consommatrices sénégalaises — jeunes filles, femmes et mamans du Sénégal — les autorités n’ont pas opté pour une simple vérification de routine. Elles ont déclenché, conformément à la loi, un mécanisme d’enquête conjointe gouvernementale. Ce dispositif, considéré comme l’un des plus autoritaires et contraignants du secteur, a mobilisé plusieurs services de l’État pour une inspection sans concession.
L’enquête conjointe a couvert un spectre de contrôle total. D’abord, les matières premières ont fait l’objet d’une analyse de l’origine et de la conformité des composants de base utilisés. Puis, a été examiné, par nos hauts fonctionnaires et nos cadres de la santé, le processus de production par une inspection rigoureuse de la chaîne de fabrication pour détecter d’éventuelles failles. Est venue, ensuite, l’examen de la gestion de la qualité par un audit approfondi des protocoles internes et de la surveillance en temps réel. Enfin, a été passée au radar gouvernemental la sécurité des produits finis, par des tests de conformité sur plusieurs indicateurs clés pour en garantir l’innocuité totale.
De son côté, Softcare SN a pris les devants et avait fait examiner, avec succès, ses produits par deux laboratoires allemands reconnus mondialement : SGS et Galab. Et on connaît tous le sérieux quasi obsessionnel des standards de la qualité allemande, attesté par de grandes marques mondiales teutonnes, leaders internationaux dans tous les secteurs économiques.
De la controverse à la validation institutionnelle
Le véritable enseignement de cette crise réside dans le changement de paradigme pour l’entreprise. Là où beaucoup se contentent de répondre à la rumeur par des démentis, Softcare a opéré une véritable « validation inversée ». En résistant avec succès à une enquête conjointe des autorités, l’entreprise transforme une situation de crise en une preuve de fiabilité irréfutable.
Les conclusions du rapport démontrent que les produits respectent rigoureusement les normes réglementaires et de sécurité en vigueur au Sénégal. Pour un acteur industriel, sortir indemne d’un tel examen reflète intrinsèquement la robustesse de son système qualité et de sa performance produit. Cette validation institutionnelle est plus qu’une victoire commerciale : c’est un gage de sérénité pour les foyers sénégalais. Elle démontre que les mécanismes de régulation du pays sont capables de soumettre les produits de grande consommation aux tests les plus sévères pour protéger la santé publique.
Un signal fort pour la protection des consommateurs
Aujourd’hui, Softcare ne se présente plus seulement comme un leader du marché, mais comme une marque dont la qualité a été éprouvée et certifiée par le régulateur face à l’épreuve du doute. La confiance, autrefois ébranlée, se trouve désormais consolidée par la transparence et la rigueur scientifique.
Un nouveau standard de qualité pour l’industrie sénégalaise
Cette levée de doute dépasse le cas unique de Softcare ; elle dessine les contours d’un avenir plus exigeant et plus compétitif pour l’industrie sénégalaise. En démontrant qu’une unité de production locale peut se soumettre aux tests les plus sévères et en ressortir validée par les autorités, le Sénégal renforce son attractivité industrielle.
Pour l’avenir, ce précédent installe un nouveau standard de transparence : la qualité ne sera plus seulement une déclaration marketing, mais une réalité prouvée par la régulation. Cette rigueur institutionnelle est le meilleur rempart pour protéger le « Made in Senegal », en garantissant aux consommateurs que les produits fabriqués localement répondent aux exigences internationales les plus strictes. C’est une victoire pour la souveraineté sanitaire et industrielle du pays.
Même si la commission parlementaire déclare ce 6 mars poursuivre ses travaux jusqu’au 5 avril prochain, la religion de toutes et de tous est faite : au lendemain de la fête nationale de l’indépendance de la nation du 4 avril, Softcare n’en sera que plus fort du point de vue de son indépendance d’acteur majeur, dans les cœurs des jeunes filles, femmes et mamans du Sénégal, qui recherchent d’abord l’autonomie de leur bien-être et de celui de leurs bébés. Softcare Sénégal ? « Indépendance cha-cha ! ».
Tract Hebdo – De la territorialisation à la clôture, ce week-end, c’était le grand chelem de la Coalition « Diomaye Président ». Mimi déploie les tentes, Diomaye rabaisse le rideau sur Pastef canal historique : la Coalition « Diomaye Président » a conquis le Sénégal ou le veut en tout cas et a clôturé le week-end d’actualités politiques et politiciennes. C’était ainsi une journée à marquer d’une pierre blanche, ou plutôt d’un drapeau « Diomaye Président », pour la coalition au pouvoir. D’un côté, Aminata Mimi Touré, stratège en chef (et grande amatrice de cartes géographiques, apparemment), a lancé un appel vibrant à la « territorialisation » de la coalition. Comprenez par là qu’elle veut voir la marque « Diomaye Président » s’implanter partout, comme notre chaîne de supermarchés Auchan (ou SunuChan? Tiens, ils sont passés où ceux-là, by the way ?) qui aurait pignon sur rue dans chaque village, chaque quartier, chaque concession. On imagine déjà les panneaux clignotants : ‘Bienvenue à Mimi-Kolda, la ville où l’on décline le programme présidentiel avec un sourire un peu forcé mais une conviction inébranlable !‘. C’est une stratégie ambitieuse, certes, qui vise à transformer le Sénégal en un vaste terrain de jeu politique où chaque recoin sera estampillé du sceau de la coalition. Reste à savoir si les populations locales sont prêtes à voir leur territoire « mimifié »…heu, momifié… de la sorte, ou si elles préféreront l’original « Pastef canal historique de Sonko » à la « franchise Diomaye de depuis toujours Pastef new-look », nous dit-on.
Pendant que Mimi déployait ses troupes sur l’échiquier national, le chef de l’État en personne, Bassirou Diomaye Faye, présidait les travaux de clôture de l’assemblée générale de cette même coalition. Ah, l’art subtil de la clôture ! C’est un exercice délicat, comparable à celui d’un prestidigitateur qui fait disparaître les problèmes sous un flot de bonnes intentions. Il faut savoir prononcer les mots justes, ceux qui apaisent les esprits échauffés, qui donnent l’illusion d’une unité indéfectible et qui, surtout, permettent à tout le monde de repartir content (ou du moins, moins fâché qu’à l’arrivée). Diomaye, en maître de cérémonie impeccable, semble avoir maîtrisé cet art avec une aisance déconcertante. Tout le monde est reparti le sourire aux lèvres, avec le sentiment d’avoir participé à quelque chose de grand… ou au moins, d’avoir assisté à une belle démonstration de l’art oratoire.
Ainsi, entre la « territorialisation » à la Mimi et la « clôture » à la Diomaye, la coalition « Diomaye Président » nous prouve une chose : elle et ses coalisés savent déjà pas mal comment occuper le terrain (et l’esprit des gens) et apprennent vite…Presque aussi bien que le Pastef de Sonko ! Sinon mieux, l’art de la guérilla urbaine politicienne !
Maintenant, on attend avec impatience la prochaine étape : l’art de l’ouverture ! L’ouverture de l’économie, l’ouverture du dialogue social, l’ouverture de la transparence… mais bon, chaque chose en son temps. Pour l’instant, savourons cette journée de samedi où la coalition a montré qu’elle était capable de se déployer (presque) partout et de clôturer les débats avec brio. La suite au prochain épisode de la saga « Diomaye Président » et Sonko 2029 ! ». En esparant que le tandem-duo ne nous fasse pas entrer dans une zone de turbulences pour le reste de l’année 2026. Année 2026 déjà compliquée pour les PM et entrepreneurs, dont le seul parti est…le parti de l’entreprise.
Tract Hebdo – ‘J’entends gouverner avec humilité et lucidité’ : Diomaye prend le contrepied de Sonko. Diomaye veut donc gouverner avec ‘humilité et lucidité’. Traduction : ‘Je ne suis pas Sonko, et je n’ai pas l’intention de laisser le Pastef monopoliser le gâteau’. Pour s’éviter donc l’indigestion pastéfienne. En adoptant les nouveaux statuts de la coalition ‘Diomaye Président’ ce samedi 7 mars 2026, il tend la main aux alliés, y compris Mimi Touré, placée en tete de gondole dans ce nouvel hypermarché politique qu’est la Coalition Dioomaye Président. C’est une belle manœuvre tactique : d’un côté, il montre sa ‘lucidité’ en s’entourant de personnes expérimentées (et un peu revanchardes, n’est-ce pas Mimi ?), de l’autre, son ‘humilité’ consiste à admettre qu’il ne peut pas tout faire tout seul. Pendant ce temps, chez Sonko, on doit se demander si ‘humilité’ et ‘lucidité’ sont des concepts enseignés dans les écoles du Pastef.
Tract Hebdo – Diomaye et Sonko : l’art de s’affaiblir mutuellement ? Jusqu’ici, il s’était muré dans le silence. Un silence si épais qu’on aurait pu le couper au coupe-coupe, même en plein cœur de la saison sèche. Bien que le feu couvât sous la cendre des promesses électorales et que les premières flammes de la discorde commencent sérieusement à lécher les fondations du pouvoir, le Palais restait muet comme une carpe dans le fleuve Sénégal. Mais attention, ce silence-là n’était pas une absence de communication ; c’était une communication en soi, bruyante, assourdissante, un cri primal de gêne politique.
Certains observateurs, les mêmes qui prédisaient une lune de miel éternelle, murmuraient déjà, la main devant la bouche, qu’il s’agissait du silence lourd et électrique qui précède la tempête tropicale. D’autres, plus pragmatiques ou peut-être simplement plus cyniques, y voyaient le silence embarrassé d’un créateur face à sa créature, celui du menuisier qui ne sait plus comment raboter le colosse aux pieds d’argile qu’il a lui-même contribué à ériger sur la place publique. Comment dire à son mentor qu’il devient encombrant sans déclencher un séisme au sein du Pastef ? Le PR Dioye l’a fait ce week-end, lors de l’AG constitutive de sa Coalition Diomaye Président, cornaquée par Mimi Touré, qui a doté ce regroupement présidentiel de statuts.
Entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, le duo qui devait révolutionner la gouvernance sénégalaise, c’est désormais l’amour vache, mais joué en mode muet, une tragédie shakespearienne revisitée à la sauce dakaroise où les mots sont remplacés par des regards fuyants et des communiqués de presse d’un laconisme glacial. Et pui spar ce meeting AG de la Coaltion Diomaye Préident du samedi 7 mars. On assiste à une partie d’échecs psychologique où chacun attend, pétrifié, que l’autre fasse le premier pas… mais vers où ? Vers une réconciliation de façade ou vers la porte de sortie, celle qui mène directement aux oubliettes de l’histoire politique, juste à côté de la case ‘anciens alliés encombrants’ ? La tension est telle qu’on pourrait presque entendre le bruit d’une épingle tomber dans la salle du Conseil des Ministres, si tant est qu’ils s’y parlent encore.
Pendant ce temps, le peuple sénégalais, lui, n’a nullement besoin de décodeur ou de traducteur assermenté pour comprendre que l’harmonie tant vantée n’est définitivement pas au rendez-vous. Le ‘Projet’ commun semble s’être transformé en une cacophonie de egos. Au lieu de la symphonie de la gouvernance du Jub, Jubal, Jubbanti et de la rupture systémique, qu’on nous a promises, nous avons droit à une performance digne d’une répétition qui tourne mal : c’est un solo de batterie discordante, joué par deux batteurs qui refusent de suivre le même tempo, chacun essayant de taper plus fort que l’autre pour couvrir le bruit du voisin.
C’est fascinant à regarder, certes, comme un accident de voiture au ralenti, mais c’est terrifiant quand on pense que ce sont eux qui tiennent le volant du pays. L’art de s’affaiblir mutuellement est en train de devenir la principale compétence de cet exécutif bicéphale, et malheureusement, c’est le Sénégal qui risque de payer l’addition de ce spectacle pyrotechnique d’egos surdimensionnés. Reste à savoir qui, de Diomaye ou de Sonko, finira par mordre la poussière en premier dans cette arène silencieuse.
En ce qui me concerne, je continue d’apporter mon soutien aux deux et en appelle à ce que la raison (la raison d’Etat?) prévale entre eux, au plus grand bénéfice de nos populations.
Je refuse de me taire parce que le 8 mars n’est pas une simple date dans le calendrier festif de la République. Ce n’est pas une kermesse annuelle, ni une occasion d’exhiber des tissus flamboyants sous le soleil du Boulevard. Le 8 mars est né d’un cri. Un cri lancé par des femmes invisibles, exploitées, privées de droits, enfermées dans un système qui décidait pour elles, sans elles. Au début du XXᵉ siècle, dans un monde dominé par des structures politiques et économiques exclusivement masculines, les femmes n’avaient ni droit de vote, ni accès équitable à l’éducation, ni protection sociale digne de ce nom. Elles travaillaient dans les usines pour des salaires dérisoires, sans sécurité, sans reconnaissance. En 1910, à Copenhague, la militante allemande Clara Zetkin proposait la création d’une journée internationale consacrée aux droits des femmes. L’idée n’était pas de célébrer une identité, mais de revendiquer une justice. En 1977, l’Organisation des Nations unies officialisait la date du 8 mars, consacrant ainsi une lutte qui avait traversé les décennies. Cette journée symbolisait une rupture : celle d’un monde où les femmes étaient exclues des urnes, privées de droits patrimoniaux, confinées à l’espace domestique, sous tutelle juridique de leurs époux ou de leurs pères. Le 8 mars représentait l’affirmation d’une humanité pleine et entière. Il était un espace de contestation, un moment de bilan, un temps de pression politique.
Adeline Tsopgni, leader estudiantine Cameroun
Début de célébration au Cameroun
Au Cameroun, la célébration officielle débute en 1986 sous l’égide du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. L’ambition affichée était claire : institutionnaliser un moment de réflexion et d’action autour de la condition féminine. Il s’agissait de valoriser la femme rurale, la femme urbaine, la commerçante des marchés, l’étudiante, la fonctionnaire, l’artisane, la mère au foyer. Il s’agissait de montrer que la diversité féminine était une richesse nationale.
Célébrations contemporaine
Au fil des années, le défilé organisé sur le Boulevard du 20 Mai est devenu l’image forte de cette célébration. Des milliers de femmes, regroupées en associations, en administrations, en coopératives, marchent sous le regard des autorités. Le pagne officiel, produit par la Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM), est devenu le symbole visuel de cette unité nationale. Mais à quel moment avons-nous commencé à confondre unité et uniformité ? À quel moment le symbole est-il devenu barrière ? Le pagne du 8 mars n’a pas toujours été un produit inaccessible. À ses débuts, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, son prix restait relativement modeste, adapté au pouvoir d’achat moyen. Il coûtait quelques milliers de francs CFA et représentait un effort raisonnable pour la plupart des femmes salariées ou commerçantes. L’objectif était que chacune puisse s’en procurer un exemplaire pour participer à la célébration. Aujourd’hui, la réalité est tout autre. L’an dernier, le pagne se vendait autour de 12 000 FCFA prix sur le marché. Cette année, il avoisine 15 000 FCFA à 17 000 FCFA, soit une augmentation d’environ 36 % en un an. Dans un contexte marqué par la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires, des loyers, des frais de scolarité et du transport, cette progression rapide pose question. On invoque la cherté du coton, la hausse des coûts de production, l’inflation mondiale. Certes. Mais faut-il pour autant faire reposer l’effort financier sur celles-là mêmes que l’on prétend célébrer ?
Qui pourrait Renoncer à des jours de repas pour célébrer la journée des Droits des femmes ?
Dans de nombreux foyers, 15 000 FCFA représentent plus qu’un simple achat symbolique. C’est une part significative du budget mensuel. C’est parfois l’équivalent des provisions alimentaires de plusieurs jours. Pour une femme rurale vivant de l’agriculture de subsistance, pour une vendeuse à la sauvette, pour une jeune étudiante sans revenu stable, ce montant peut constituer un obstacle infranchissable. Le paradoxe est douloureux : le jour censé célébrer l’inclusion risque d’accentuer l’exclusion. Dans les quartiers populaires, certaines femmes avouent renoncer au défilé faute de moyens pour acheter le pagne et financer la couture. Car au prix du tissu s’ajoutent les frais de confection. Au final, participer pleinement à la parade peut coûter 20 000 FCFA ou plus. Pour beaucoup, c’est un luxe. Autrefois, il n’était pas rare de voir des femmes défiler en hauts blancs, en tenues traditionnelles, en pagnes des années précédentes soigneusement conservés. L’essentiel était la présence, la solidarité, la visibilité collective. Progressivement, des règles vestimentaires implicites se sont installées. Le pagne officiel devient quasi obligatoire. Les associations exigent l’uniformité. Certaines administrations refusent la participation de celles qui ne portent pas le tissu de l’année. On arrive parfois sur la place des fêtes et l’on observe une scène troublante : des hommes arborant fièrement le pagne officiel, tandis que des femmes, faute de moyens, restent spectatrices. La célébration de la femme devient un spectacle auquel certaines femmes ne peuvent assister qu’en marge. Il ne s’agit pas ici d’attaquer une entreprise ni de nier les réalités économiques. Il s’agit de poser une question fondamentale : à qui profite réellement cette organisation actuelle ? Lorsque le symbole devient un produit de consommation onéreux, ne risquons-nous pas de transformer un espace de revendication en marché saisonnier ?
Est ce uniquement le pagne qui pose problème ?
Au-delà du pagne, la structuration même du 8 mars mérite interrogation. Chaque année, dès le mois de février, les délégations du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille organisent des réunions préparatoires. Les programmes se dessinent : marche sportive, conférence-débat, caravane, défilé officiel. Les activités sont souvent similaires d’une année à l’autre. Pourtant, pendant ce temps, les drames se multiplient. Des cas de féminicides secouent régulièrement l’opinion publique. Des femmes sont tuées par leurs conjoints. D’autres subissent des violences répétées dans l’indifférence générale. Certaines, acculées par la pression sociale, la précarité ou la violence domestique, commettent l’irréparable. Ces tragédies occupent l’espace médiatique quelques jours, puis disparaissent, reléguées au rang de faits divers. Le 8 mars devrait être le moment où ces dossiers ne sont pas classés. Il devrait être le moment d’un plaidoyer national fort, d’une interpellation publique des institutions judiciaires, d’une exigence de réformes concrètes. Pourquoi ne pas organiser des sittings devant le Parlement ? Pourquoi ne pas consacrer une édition entière à l’exigence d’une législation plus robuste contre les violences basées sur le genre ? Pourquoi ne pas publier un rapport annuel public évaluant les progrès réels accomplis ? Au lieu de cela, la répétition des formats donne parfois le sentiment d’une célébration mécanique, déconnectée des urgences sociales. Le 8 mars ne peut pas être uniquement une journée de danse, de gastronomie et de photos protocolaires. Il doit redevenir un espace politique au sens noble du terme : un lieu où la cité écoute ses femmes.
Quelle porte de sortie pour les prochaines années ?
Adeline Tsopgni, leader estudiantine et citoyenne engagée Il est encore temps de réorienter la trajectoire. Des solutions existent. Le Cameroun compte de grandes entreprises, des partenaires techniques et financiers, des banques, des compagnies d’assurance, des sociétés de télécommunication capables de soutenir une production massive de pagnes subventionnés. Pourquoi ne pas mettre en place un mécanisme de sponsoring transparent permettant de réduire drastiquement le prix du pagne, voire de le distribuer gratuitement aux femmes rurales et aux associations défavorisées ? Si l’on célèbre la femme, le symbole de cette célébration ne devrait pas être un privilège. Il est également urgent de repenser le contenu des programmes. Chaque édition devrait s’attaquer à une thématique brûlante : violences conjugales, accès au crédit pour les femmes rurales, insertion professionnelle des jeunes diplômées, santé mentale féminine, protection des travailleuses du secteur informel. Les conférences ne doivent pas être de simples formalités, mais des espaces de confrontation d’idées et de production de recommandations publiques. La jeune femme doit être au centre de cette dynamique. Étudiantes, apprenties, jeunes entrepreneures, activistes : elles doivent participer à la conception des activités, à la définition des priorités, à l’évaluation des politiques publiques. L’avenir de la condition féminine se prépare aujourd’hui. Réduire les coûts, assouplir les exigences vestimentaires, ouvrir des espaces de plaidoyer réel, instaurer des mécanismes d’évaluation : voilà des pistes concrètes. Le 8 mars n’est pas un tissu. Il est un héritage. Un héritage né de luttes, de sacrifices, de résistances silencieuses. Le transformer en événement élitiste serait une trahison de son essence. »
L’Africain contre l’Africain : Le cas Macky Sall à l’ONU : au moment où le monde s’interroge sur la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies, une question brûlante traverse les débats en Afrique : pourquoi sommes-nous souvent les premiers à fragiliser nos propres fils ?Aujourd’hui, parmi les noms cités pour diriger l’ONU à partir de 2027 figure un Sénégalais : Macky Sall. Ancien président du Sénégal pendant douze ans et ex-président de l’Union africaine, il est, à ce stade, le seul candidat africain officiellement évoqué dans cette course stratégique.Une candidature qui divisePourtant, au lieu d’un élan continental unanime, la candidature suscite controverse et résistance, y compris au Sénégal. Certains rappellent les événements tragiques survenus durant son magistère, évoquant plus de 80 morts dans un contexte politico-social tendu.
L’émotion est légitime. La
douleur des familles est réelle.Mais une question s’impose : à ce jour, l’ancien chef de l’État n’a été ni jugé ni condamné par une juridiction nationale ou internationale. Il n’a pas été poursuivi. En droit, la présomption d’innocence demeure un principe fondamental. Et même dans l’hypothèse où des poursuites seraient engagées à l’avenir, aucune disposition juridique internationale n’interdit qu’un Secrétaire général de l’ONU fasse l’objet d’une procédure judiciaire.Alors, le débat doit-il être juridique ou politique ? Moral ou stratégique ?Le paradoxe africainL’Afrique réclame plus de représentativité dans les instances internationales. Elle dénonce un ordre mondial déséquilibré. Elle exige une réforme du Conseil de sécurité. Mais lorsque l’un de ses fils accède aux plus hautes sphères de la diplomatie mondiale, elle hésite, doute, se divise.Sommes-nous victimes d’un manque de solidarité continentale ? D’une incapacité à distinguer les rivalités nationales des intérêts stratégiques africains ?Le chanteur ivoirien Alpha Blondy déclarait un jour que « les ennemis de l’Afrique sont les Africains eux-mêmes ». Une phrase provocatrice, mais qui résonne avec force dans le contexte actuel.Une course mondiale, pas africaineQuatre personnalités sont régulièrement citées pour succéder à António Guterres :-Rafael Grossi (Argentine) – Diplomate, directeur général de l’AIEA, spécialiste du nucléaire et de la sécurité internationale.-Michelle Bachelet (Chili) – Ancienne présidente chilienne et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme.-Rebeca Grynspan (Costa Rica) – Économiste, secrétaire générale de la CNUCED, experte en développement.-Macky Sall (Sénégal) – Ancien président du Sénégal et ex-président de l’Union africaine.Quatre nationalités, quatre trajectoires, un même enjeu : diriger l’ONU dans un contexte mondial marqué par les guerres, les crises climatiques, les tensions géopolitiques et la fragmentation du multilatéralisme.L’Argentine, le Chili, le Costa Rica défendront naturellement leurs candidats. L’Afrique fera-t-elle de même ?L’enjeu dépasse un hommeLa question n’est pas seulement celle de Macky Sall. Elle touche à notre capacité collective à porter un leadership africain sur la scène internationale.Peut-on critiquer un ancien président tout en soutenant une candidature stratégique pour le continent ? Peut-on séparer le débat interne d’un pays des intérêts géopolitiques d’un continent ?Refuser par principe, affaiblir par passion, diviser par réflexe : voilà peut-être le véritable piège.L’Afrique ne manque ni de talents ni de compétences. Elle manque souvent d’unité stratégique.À l’heure où le monde redessine ses équilibres, une interrogation demeure :L’Africain est-il réellement l’ennemi de l’Africain,
ou simplement le prisonnier de ses propres fractures politiques ?Kémo Daffé
Tract Hebdo – Le destin politique de Macky Sall qui a « le Sénégal au cœur » s’écrit désormais loin des rives du fleuve Sénégal et du sel salé de Sine Saloum. Il s’étripe dans les salons feutrés de Marrakech et les chancelleries d’Afrique de l’Est.Il y a des départs qui sont des pauses, et d’autres qui sont des stratégies. Celui de Macky Sall n’a jamais été un retrait républicain. C’était une extraction. Une disparition calculée au moment précis où le sol sénégalais devenait trop instable pour continuer à y marcher sans rendre de comptes. Le choix de Marrakech n’est pas anodin : assez loin pour échapper à la pression nationale, assez proche pour rester dans les salons diplomatiques. Ce n’est pas un exil contraint, c’est un exil d’opportunité.Depuis lors, tout s’est joué hors du Sénégal. Les mots, les images, les alliances. L’ancien président n’a pas cherché à répondre aux accusations, ni à dialoguer avec le nouveau pouvoir, ni à accompagner la transition dans un esprit de continuité nationale. Il a changé de registre : devenir opposant au régime actuel et se battre avec tous les moyens. Pendant que le pays se débattait avec la dette, la colère sociale et la recomposition de son modèle politique, lui parlait climat, gouvernance mondiale, paix universelle. Le contraste n’est pas une coïncidence, c’est une ligne.La candidature supposée au poste de secrétaire général de l’ONU en est l’aboutissement logique. Elle révèle une vision profondément verticale du pouvoir : quand le peuple conteste, on s’adresse au monde ; quand la nation questionne, on cherche l’onction internationale. Et surtout, on évite soigneusement de passer par Dakar. Être porté par un autre État africain n’est pas un détail technique, c’est un contournement politique assumé. Le Sénégal devient un problème à gérer plus tard, ou jamais.Ce geste est lourd de sens. Il signifie que Macky Sall ne reconnaît pas la centralité du jugement national. Il suggère que la scène internationale serait un tribunal plus indulgent, plus abstrait, moins exigeant que le débat démocratique interne. C’est une négation subtile mais réelle de la souveraineté populaire : si l’ONU valide, alors le Sénégal devra se taire. Voilà la logique implicite.Mais cette logique se heurte à une réalité brutale. On ne devient pas secrétaire général des Nations unies avec un pays fracturé derrière soi. On ne prétend pas incarner la neutralité mondiale quand on est encore une figure clivante, accusée d’avoir durci le jeu politique, d’avoir laissé une situation financière opaque et d’avoir fui le moment de l’explication. Le monde n’aime pas les candidats qui exportent leurs conflits internes sous couvert de grandeur universelle.Le plus ironique, c’est que cette ambition internationale survient au moment même où le Sénégal tente de redéfinir sa place régionale. Ousmane Sonko, qu’on le soutienne ou non, porte une ligne claire : parler à l’AES sans se dissoudre dans l’aventure, rester dans l’UEMOA tout en contestant ses dogmes, redonner au pays une voix propre. Dans cette recomposition délicate, la candidature de Macky Sall agit comme un sabotage symbolique. Elle réintroduit l’ancien régime par le haut, au moment où le pays essaie d’en tourner la page par le bas.Cette candidature, si elle est réelle, n’est donc pas une fierté nationale. C’est une fuite en avant. Une tentative de sanctuarisation internationale face à un procès politique non terminé. Un pari risqué : celui de croire que la hauteur efface les traces, que l’ONU lave ce que l’histoire nationale n’a pas encore jugé.
Mais aucun immeuble institutionnel, fût-il onusien, ne permet d’échapper à son propre pays. On peut quitter le Sénégal physiquement, on peut le contourner diplomatiquement, on peut parler au monde entier mais on n’efface pas ce qu’on a laissé derrière soi. Et surtout, on ne devient pas le gardien du multilatéralisme quand on refuse encore d’affronter pleinement le débat démocratique chez soi.Si Macky Sall vise réellement l’ONU, alors la question n’est plus celle de sa carrière, mais celle de notre époque : une époque où certains dirigeants pensent pouvoir solder leur bilan national par une consécration internationale. Une époque où l’extérieur sert de refuge quand l’intérieur exige des comptes. Une époque dangereuse, parce qu’elle confond grandeur mondiale et responsabilité nationale.Alioune NDIAYE
Tract hebdo – C’est l’heure où le soleil commence sa lente révérence sur l’Atlantique. À Dakar, Saint-Louis ou Thiès, une joyeuse effervescence s’empare des carrefours. Ce n’est pas le stress des embouteillages, mais celui de la générosité ! Bienvenue dans l’univers magique des Ndogous de quartier.
La magie du ‘système D’ et du cœur
Oubliez les protocoles et les diners guindés. Ici, le luxe, c’est le sourire. Tout commence souvent par une poignée de voisins qui décident que personne ne doit rompre le jeûne seul ou avec une simple datte au volant.
La logistique ? Elle ferait pâlir d’envie les plus grands chefs de projet ! d’abord, il y a la quête improvisée : On cotise ce qu’on peut. Quelques pièces, un sac de sucre, ou une brique de lait. Ensuite, vient le ballet des marmites : d’énormes marmites fument fièrement sur le trottoir, surveillées par des « mamans » du quartier ou des jeunes bénévoles transformés en cordons bleus d’un soir. Enfin, arrive le dressage ‘minute’ : Les gobelets s’alignent, le café Touba embaume l’air, et les sandwichs au chocolat ou à la mayonnaise se préparent à la chaîne.
Les carrefours de la fraternité
Quand le muezzin lance l’appel, la magie opère. Le taximan coincé dans le bouchon, le gardien qui ne peut quitter son poste, l’étudiant pressé ou le passant étourdi… Tous se retrouvent autour d’une même table de fortune.
« Ici, on ne demande pas ton nom, on te tend un bol. C’est ça, la Teranga en mode Ramadan ! » s’exclame un jeune organisateur, une louche à la main et le sourire aux lèvres.
C’est ce mélange unique de solidarité spontanée et de bonne humeur communicative qui fait battre le cœur de nos quartiers. On y échange des nouvelles, on se souhaite la paix, et on repart le ventre plein et l’âme légère.
Pourquoi on adore ? Parce que ces Ndogou collectifs nous rappellent que malgré la vie qui va vite, le Sénégal sait s’arrêter pour l’essentiel : l’autre. C’est une véritable cure de vitamines sociales ! Ces habitants qui offrent leur temps et leur énergie ne font pas que distribuer du pain et du café ; ils distribuent de l’espoir et de la cohésion. Alors, un immense bravo à tous ces ‘héros du quotidien’ qui font briller nos rues chaque soir !