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[DOSSIER] Le document que tout Dakar s’arrache : le ‘PV de déposition’ de Mouhamed Diagne contre Madiambal D. devant les enquêteurs de la DIC (Par O.N.G)

Tract Hebdo – Voici le document que tout Dakar s’arrache sous le manteau : le procès-verbal d’audition de Mouhamed Diagne, fils de Madiambal, un mélange de tragédie impliquant le Damel Ngoné Latyr Diop et de dossier de recouvrement de créances porté par des Baol-Baol contre des Saloum-Saloum. Le « PV de déposition (imaginaire ? ) » de Mouhamed Diagne devant les enquêteurs de la DIC ? Le voici :

PROCÈS-VERBAL D’AUDITION (APOCRYPHE ?)

UNITÉ : Division des Investigations Criminelles (DIC)

AFFAIRE : SCI Pharaon c/ Le patriarcat madiambalique

SUSPECTS : Madiambal D. (Le Père), Mabintou D. (La Belle-Mère)

PLAIGNANT : Mouhamed D. (Le fils, homme au bracelet)

L’Enquêteur : Monsieur Diagne, expliquez-nous pourquoi vous déposez plainte contre l’auteur de vos jours. N’est-ce pas un peu… radical ?

Mouhamed Diagne : Écoutez, Monsieur l’Officier, il arrive un moment où le « ndiguel » paternel s’arrête là où le Code Pénal commence. J’ai découvert que j’étais administrateur de sociétés, signataire de contrats avec Ellipse Projects et magnat de l’immobilier dans la SCI Pharaon sans même avoir eu besoin de lever le petit doigt. À ce rythme-là, j’allais apprendre par la presse que j’avais racheté la Tour Eiffel avec l’argent de mon soupoukandia du samedi.

L’Enquêteur : Votre père affirme que c’était pour votre bien. Une sorte d’investissement pour votre avenir.

Mouhamed Diagne : Mon avenir ? Parlons-en ! Mon avenir actuel est un bracelet électronique qui bipe dès que je m’approche trop près de la cuisine. On m’a « attribué des qualités » que je n’ai pas. Dans cette famille, on vous nomme « Directeur Général » entre le mathiaat et le ataya , et vous vous réveillez avec une convocation au tribunal. Je ne suis pas un « fils à papa », je suis un « fils à signatures ». Je suis devenu le stylo Bic  de mon père !

L’Enquêteur : Votre belle-mère, Mabintou Diaby, dit que vous faites du « toubabisme » et que vous manquez de Masla et de soutoura.

Mouhamed Diagne : Le Masla, la soutoura, c’est bien beau quand il s’agit de partager une discussions sur le banc diakhlé des vieux du quartier. Mais quand mon nom apparaît sur des documents de la SCI Pharaon pour des transactions dont je ne vois que la poussière, ce n’est pas le « toubab noir » en moi qui se réveille, c’est le boy Diagne qui tient de son père et qui demande un audit. Est-ce ma faute si j’aime que mes paraphes m’appartiennent ? Je veux récupérer mon identité. Pour l’instant, je suis une entité juridique gérée par mon père et un accessoire encombrant pour les procureurs du ministère de la Justice, qui pourraient bien me faire renvoyer à Reubeuss.

L’Enquêteur : Que demandez-vous concrètement ?

Mouhamed Diagne : La vérité. Et peut-être un nouveau nom de famille si celui-ci est trop utilisé pour l’immobilier. Je veux que la DIC vérifie chaque trait, chaque plein et chaque délié de ces documents. Si être un « fils ingrat » signifie ne pas vouloir finir en prison pour des immeubles de 15 étages aux Mamelles  que je n’ai pas bâtis, alors je plaide coupable d’ingratitude. Mais je ne signerai plus rien… sauf ce PV, et encore, laissez-moi relire chaque ligne !

L’Enquêteur : (Note sur son carnet : Cas sévère de paranoïa foncière aiguë.)

Post – scriptum : dans les couloirs de la DIC, on raconte que même les enquêteurs ont demandé des conseils en investissement à Mouhamed avant qu’il ne parte. Après tout, être actionnaire d’une société « Pharaon », ça impose un certain respect, même quand on porte plainte contre l’architecte de la pyramide.
Par O.N.G, Fondateur de Tract Hebdo

[DOSSIER] L’Entretien Exclusif : Mabintou Diaby Diagne, belle-mère tiraillée entre patriarche Madiambal D.et beau-fils Mouhamed D. (Par O.N.G)

Tract Hebdo – C’est dans le salon feutré d’une villa dakaroise où l’odeur de l’encens dispute l’espace à celle des dossiers juridiques que nous reçoit Mabintou Diaby épouse Madiambal Diagne. Éclatante, devenue diègg bou diongguè malgré et après la tempête judiciaire et pénitentiaire, elle semble découvrir que la SCI Pharaon n’était pas une marque de produits de beauté, mais un champ de bataille.

Tract Hebdo : Madame Mabintou Diaby Diagne, vous voilà débarrassée de votre voile et de votre abaaya, et citée dans une plainte à la DIC par votre beau-fils. Est-ce là le nouveau mode de communication chez les Diagne ?

Mabintou Diaby : (Soupir élégant) Écoutez, je suis dévastée. Dans cette famille, j’ai toujours essayé d’être le gloss qui cache les gerçures. Mais là, Mouhamed a décidé de sortir le démaquillant industriel. Porter plainte contre son propre père et sa belle-mère pour des histoires de signatures ? C’est d’un manque de chic absolu. On ne convoque pas ses parents à la police, on les attend au salon avec un thé à la menthe et un avocat… mais un avocat qu’on paye, pas un qui vous interroge !

On l’accuse d’être un « Toubab Noir » ou un fils à maman. Partagez-vous ce diagnostic ?

M.D. : Disons qu’il a un côté très « Code Civil » qui ne va pas du tout avec notre climat. Mouhamed a dû confondre Dakar avec une série de Netflix. Il pense sans doute qu’il est dans Suits, Pod et Marichou, Bètè Bètè ou Better Call Saul. Mais ici, les signatures sur les documents de la SCI Pharaon, c’est de l’art abstrait, c’est de l’affection filiale ! Quand on aime son père, on signe les yeux fermés, non ? Lui, il a ouvert les yeux, et apparemment, il a vu des chiffres qui ne lui plaisaient pas.

Et cette histoire avec Ellipse Projects et la SCI Pharaon ? Mouhamed dit qu’il n’était pas au courant…

M.D. : Mais être au courant de quoi ? De la fortune qu’on lui prépare ? C’est le problème de cette génération : ils veulent le bracelet de luxe au poignet, mais ils râlent quand c’est un bracelet électronique. On lui a donné un nom de roi — Pharaon — et il se comporte comme un inspecteur du fisc. C’est un contresens historique !

Comment comptez-vous réconcilier le père et le fils ?

M.D. : Je vais tenter une médiation cosmétique. Je propose qu’on transforme la SCI Pharaon en « SCI Paix Sociale ». Et pour Mouhamed, je vais lui offrir un nouveau stylo, un vrai, pour qu’il s’entraîne à signer des messages de réconciliation plutôt que des procès-verbaux. Mais entre nous, si chaque fois qu’on utilise le nom d’un fils dans une transaction immobilière au Sénégal il fallait finir à la DIC, on devrait transformer le Stade Abdoulaye Wade en tribunal géant !

Un dernier mot pour Mouhamed ?

M.D. : « Mon chéri, dama doom, la prison est une mauvaise cure de détox. Reviens à la maison, on va s’arranger. Et par pitié, enlève ce bracelet, ça jure terriblement avec tes chaussures. »

Interview menée par O.N.G , Fondateur de Tract Hebdo 

[DOSSIER] ‘Les Lundis de Madiambal D.’ (son bloc-notes impair et passe) : mon fils ingrat à bracelet (Par Madiambal D. et par O.N.G)

Tract Hebdo – Par Madiambal D. (?)– Il est des matins où l’encre a le goût amer du fiel. On se lève avec la certitude d’avoir bâti des empires, érigé des pyramides — fût-ce sous le nom d’une SCI Pharaon — pour s’apercevoir que l’on a élevé un procureur dans son propre salon. Mon fils, ce cher Mouhamed, vient de découvrir la Division des Investigations Criminelles (DIC). Apparemment, l’air de la liberté provisoire lui a donné des envies de littérature judiciaire.

L’État de droit… au petit-déjeuner

Entendre mon propre rejeton parler de « signatures attribuées » et de « qualités usurpées » me laisse pantois. Dans quel Sénégal vivons-nous si un père ne peut plus utiliser le nom de son fils pour quelques modestes transactions immobilières avec Ellipse Projects ? C’est le monde à l’envers. On l’éduque dans les meilleures écoles, on lui offre le confort des Almadies, et il vous répond avec le Code Pénal.

Certains diront qu’il fait du « toubabisme noir », ce besoin obsessionnel de mettre de la procédure là où il ne devrait y avoir que de la piété filiale. Chez nous, le Masla est une seconde nature et la soutoura un exigence obligatoire de personnalité. Chez Mouhamed, c’est le bracelet électronique qui semble avoir court-circuité la zone cérébrale du respect des anciens.

Le Pharaon et son scribe rebelle

La SCI Pharaon n’était pas un tombeau, c’était un avenir. Mais voilà que le fils décide de jouer les archéologues de la fraude. Il conteste, il interroge, il dépose plainte contre moi et sa belle-mère, la pauvre Mabintou, qui n’avait rien demandé d’autre qu’une gestion paisible du patrimoine.

Il veut laver le linge sale à la DIC ? Soit. Mais qu’il sache que le linge de la famille Diagne est fait de tissus trop complexes pour les machines à laver de la police. À force de vouloir « laver » son honneur, il risque surtout de finir par essorer ses propres chances de figurer sur le testament.

Épilogue : l’ingratitude est un plat qui se mange froid (et sous bracelet)

On me reproche souvent d’avoir la plume assassine. Aujourd’hui, c’est le sang de mon sang qui tente de me faire une « une » dans les registres de la police. C’est la nouvelle mode dakaroise : après avoir consommé le patrimoine, on attaque le patriarche.

Mouhamed cherche la justice ? Il trouvera surtout la solitude du « fils à papa » (ou plus sûrement « fils à aman ») qui a cassé son plus beau jouet : la confiance paternelle. Quant à moi, je continuerai d’écrire. Car si les fils passent (par la DIC), les écrits, eux, restent.

Par Madiambal Diagne

Sous/couvert d’O.N.G, Fondateur de Tract Hebdo 

[DOSSIER] Psychodrame et complexe d’Œdipe chez l’héritier Mouhamed Diagne avec plainte contre son père Madiambal : ‘fils à papa’ ? ‘fils à maman’? ‘enfant toubab noir’? (Par O.N.G)

Tract Hebdo – Mouhamed Diagne, le fils de Madiambal, a déposé une plainte contre son père et sa belle-mère Mabintou Diaby auprès de la Division des investigations criminelles (DIC). Après sa liberté provisoire sous bracelet électronique, le fils décide de laver le linge sale devant des enquêteurs. Il a interpellé son père Madiambal pour avoir découvert que des actes, signatures et qualités lui avaient été attribués dans le cadre des activités de la société SCI Pharaon, une société immobilière familiale. Ces documents auraient été utilisés dans des transactions impliquant la société Ellipse Projects.

Dans le grand théâtre de la bourgeoisie dakaroise, on connaissait déjà les intrigues de cour, les trahisons de palais et les éditoriaux incendiaires. Mais avec l’affaire Mouhamed Diagne contre Madiambal Diagne, nous entrons dans une nouvelle dimension : la psychanalyse de comptoir appliquée au conflit foncier.

L’Œdipe au tribunal : tuer le père (judiciairement)

Pour Freud, le meurtre du père est une étape nécessaire à la construction de l’individu. Pour Mouhamed Diagne, visiblement, le divan ne suffisait pas ; il lui fallait le bureau de la Division des Investigations Criminelles (DIC).

S’attaquer à Madiambal Diagne, monument du journalisme et de l’influence, ce n’est pas seulement porter plainte pour une histoire de signatures dans la SCI Pharaon (un nom qui, en soi, mériterait dix ans d’analyse sur le complexe de supériorité). C’est une tentative désespérée d’exister hors de l’ombre d’un patriarche dont l’encre coule plus vite que le sang. En déposant plainte, Mouhamed ne cherche pas seulement la justice, il cherche son acte de naissance.

Le « fils à papa…ou fils à maman » en rupture de stock

Le « Fils à Papa » classique se contente de la voiture de sport et des privilèges. Mais ici, le scénario dérape. Mouhamed, sous bracelet électronique — accessoire de mode un peu encombrant pour les soirées aux Almadies — semble nous dire : « Regardez, je ne suis pas qu’un nom sur un titre foncier ! » Utiliser son père et sa belle-mère comme cibles judiciaires, c’est le cri de l’enfant qui réalise que son nom a été utilisé dans des transactions avec Ellipse Projects sans qu’on lui demande son avis entre le fromage et le dessert. C’est la révolte du « prête-nom » qui veut enfin devenir un « prénom ».

Le « fils toubab noir » ou la révolte de la procédure

On l’accuserait bien d’être un « Toubab Noir ». Pourquoi ? Parce qu’au Sénégal, le linge sale se lave en famille, avec beaucoup de savon de Marseille et de médiations maraboutiques.

Mais Mouhamed, lui, choisit la méthode « cartésienne » : 1) Étape A : constater l’usage de sa signature. 2) Étape B : ignorer le « Masla » et la soutoura. 3) « Étape C : appeler la police.

C’est là toute la tragédie de son positionnement. Pour la société, il est le privilégié ; pour son père, il est le fils ingrat ; pour lui-même, il est sans doute le seul gardien de l’État de droit dans un salon de 400 mètres carrés.

 La SCI Pharaon et le tombeau des illusions

Au final, cette plainte est un chef-d’œuvre d’ironie. En voulant dénoncer les « qualités et signatures » qu’on lui aurait attribuées de force, Mouhamed Diagne prouve qu’il a bien hérité d’une chose de son père : le goût du combat public et de la polémique.

Qu’il soit « fils à papa » en pleine crise d’adolescence tardive,  » fils à maman » ou « enfant toubab noir » trop procédurier pour son environnement, une chose est sûre : chez les Diagne, on ne s’ennuie jamais. On ne se parle plus, on s’assigne. C’est aussi ça, la rupture systémique.

Par O.N.G

Fondateur de Tract Hebdo

[Ousseynou Nar Gueye] ‘Je suis contre la récente rebaptisation de ‘l’avenue Jean Jaurès’ en ‘avenue Thierno Saïd Nourou Tall’

Tract Hebdo – Une nouvelle étape dans la (tuerie en?) série de rebaptisations de rues à Dakar a été franchie hier dimanche. L’ancienne Avenue Jean Jaurès est désormais baptisée Avenue Thierno Saïd Nourou Tall, petit-fils et ‘héritier de l’époque contemporaine  de Cheikh Oumar Al Foutiyou Tal’l, selon un communiqué de la famille omarienne. La cérémonie a eu lieu ce dimanche 1er février à partir de 14h30 au rond-point de Sandaga.

La famille omarienne qualifie cette démarche de « décolonisation de notre nation », inscrivant ce changement de nom dans une volonté plus large de remplacer les vestiges coloniaux par des symboles de l’identité sénégalaise. « Le nom de Jean Jaurès, figure emblématique du socialisme français, cédera ainsi la place à un personnage historique ancré dans le patrimoine religieux et culturel du pays ». Le socialisme est-il païen ? Le ‘socialisme français’ est-il paganiste, apostat et adultérin, et donc digne de lapidation en place publique ? L’ironie étant que le maire débaptiseur de Dakar Plateau Alioune Ndoye est (prétendument?) encore socialiste…

Je suis contre cette rebaptisation, discipline anti-sportive et dénué de hauteur de vue comme de fair-play historique, dans laquelle excelle ce rebaptiseur en série qu’est le maire Dakar Plateau Alioune Ndoye.

Dakar Plateau qui n’est que l’une des 19 communes de Dakar.

Nous avons une histoire  de plus de 300 ans avec la France. Cette histoire-là, quand même, doit être racontée à nos enfants et à nos petits enfants. Ces menées révisionnistes s’apparentent aux mêmes qu’on a vu avec la publication des premiers tomes de l’histoire générale du Sénégal, où plusieurs familles maraboutiques se sont invités pour tenter d’imposer quel devait être le traitement réservé à leurs ancêtres, au mépris de toute orthodoxie de travail d’historicité .

Or, il est constant que notre Sénégal contemporain est le fruit d’un triple apport : la culture négro- africaine, l’héritage arabo-musulman et le legs franco-occidental par la France colonisatrice, dont nous  ne pourrons pas nier le rôle fécondateur dans nos apports; même si cette fécondation in vivo est tenue pour certains par un viol des consciences, elle a donné des enfants. Oui, même  si certains de ces apports coloniaux  nous sont parvenus à notre corps défendant, nous devons assumer le statut de métis culturels qu’ils ont fait de nous. Et non tenter d’en occulter des pans entiers en cachant ces « seings » qu’on ne saurait voir. Laissez les rues de Dakar; la statue Faidherbe tranquille et conservons au pont à 7 arches de Saint- Louis le nom de Faidherbe. L’histoire, avec un grand H, est un tout et non pas un étalage de légumes et fruits où on fait son marché pour cuisiner la tambouille révisionniste de son choix. Il existe 18 autres communes à Grand Yoff 5GY sur Google Maps), Liberté (LB sur Google Yoff) , Mermoz ( MZ sur Google Maps) avec des noms de rues à deux lettres suivies de chiffres : allez donc donner des noms de figures sénégalaises des temps anciennes et des temps actuels, à ces rues qui retersent encore à désignation par des  noms alphabético-numériques qui ne sont utiles qu’aux taxis VTC (GY – 142, MZ 133, LB-28 et j’en passe) .

Je termine cet article en mentionnant ce paragraphe issu de l’APS, qui me fait secouer la tète de dépit. Dépit toutefois un peu résigné :

« Cette initiative s’inscrit dans le mouvement de rebaptisations lancé depuis octobre 2025 dans la commune de Dakar-Plateau. En septembre 2025, le Conseil municipal avait approuvé à l’unanimité la décision de rendre hommage à des personnalités emblématiques de l’histoire et de l’identité sénégalaise en modifiant les noms de plusieurs rues, avenues et boulevards. Le 5 octobre dernier, le maire Alioune Ndoye avait expliqué que cette initiative visait à rendre « un hommage vibrant à la richesse de notre héritage culturel, historique et spirituel » (sic). Parmi les personnalités déjà honorées figuraient des leaders religieux, des responsables politiques et militaires, ainsi que des dignitaires de la communauté léboue. Le choix de Thierno Saïd Nourou Tall pour cette avenue témoigne de l’importance accordée au patrimoine religieux et spirituel dans la construction de la nouvelle identité urbaine de Dakar. À travers ces rebaptisations successives, la ville renoue progressivement avec ses racines historiques, efface les traces de la période coloniale et forge un espace urbain résolument tourné vers l’identité nationale. (sic-re-sic – et re-sic-sic »).

Edile récidiviste Alioune Ndoye : oui, n’est-ce pas… ? Rien que ça ?

Eh bien, au nom de la reconquête de la vache sacrée qu’est notre « identité nationale » : que les médecins sénégalais cessent donc de mettre des blouses blanches, que les avocats de notre pays cessent d’arborer des toges noires, les juges des toges rouge à hermine, et que les mécaniciens de Difoncé (Crédit Foncier) cessent de porter des salopettes bleues. Par exemple. Et proclamons l’anglais et le wolof comme étant désormais  les deux langues officielles du Sénégal; le Royaume ni n’ayant conquis et colonisé que la Gambie…

Une nation, fut-elle africaine et anciennement colonisée : c’est l’identité endogène, additionnée de l’universalisme de certains apports. 

Serigne Dawakh Ousseynou Nar Gueye

Fondateur de Tract Hebdo, Aîné Mi-Public Numéro 1

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Il a égorgé sa femme à Diamniadio : le chauffeur malien B. Sanogo, 43 ans, en garde à vue pour meurtre

Tract Hebdo – La Brigade territoriale de Diamniadio a arrêté vendredi dernier un ressortissant malien qui avait égorgé sa femme avant de dissimuler le corps sans vie pour masquer son crime. Le chauffeur B. Sanogo, âgé de 43 ans, a été placé en garde à vue pour meurtre.Un couple en quête de guérisonLe couple Sanogo est constitué de ressortissants maliens résidant au Canada qui, de temps à autre, passent leurs vacances entre le Sénégal et le Mali. Depuis quelques mois, le mari souffrait d’une maladie mystérieuse qui affectait gravement son état de santé.Ainsi, depuis novembre 2025, le couple aurait séjourné entre le Sénégal et le Mali pour des traitements traditionnels, malheureusement sans succès.Cette quête désespérée de guérison les avait amenés à consulter plusieurs tradipraticiens dans l’espoir de trouver une solution à cette maladie énigmatique.Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026, le couple effectuait sa promenade nocturne dans les rues du quartier “route de Thiès” dans la commune de Diamniadio.C’est au cours de cette sortie que le drame allait se produire.L’époux aurait soudainement piqué une nouvelle crise en pleine rue selon des sources de Seneweb.Seuls dans les rues désertes à cette heure tardive, la victime tenta désespérément de porter secours à son mari. Elle essaya de le relever du sol où il s’était effondré, ignorant le danger mortel qui la guettait.C’est à ce moment précis que le suspect s’est agrippé à elle par la gorge, l’étranglant froidement. Il lui trancha ensuite la gorge avec un objet métallique, mettant fin brutalement à la vie de celle qui tentait de lui venir en aide.Ayant repris ses esprits après cette crise meurtrière, B. Sanogo se rendit compte de l’horreur qu’il venait de commettre. Pris de panique, il tenta de dissimuler le corps sans vie de son épouse. Il traîna la dépouille jusqu’à un coin sombre de la rue où il l’abandonna avant de s’enfuir des lieux.Une version mensongère des faitsUne fois de retour chez leur tuteur, le meurtrier donna une version complètement différente des événements. Il prétendit que sa femme avait été emportée de force par le taxi qui les avait transportés.Cette version invraisemblable suscita immédiatement la stupéfaction de son hôte.Face à ce récit insolite, l’hôte conseilla à B. Sanogo de se rendre à la Brigade de gendarmerie de Diamniadio pour faire une déclaration officielle de disparition.Mais le piège se refermait déjà sur le meurtrier.Pendant ce temps, un individu avait déjà alerté les gendarmes de la découverte d’un corps sans vie dans les rues du quartier “route de Thiès”.Les gendarmes s’étaient rendus sur les lieux et avaient constaté qu’il s’agissait du corps d’une femme présentant des traces d’étranglement et une gorge tranchée selon des sources de Seneweb.Lorsque B. Sanogo se présenta à la brigade pour déclarer la disparition de sa femme avec son histoire rocambolesque de taxi, les gendarmes établirent rapidement le lien entre le corps découvert et la prétendue disparue.Face aux incohérences flagrantes de son récit et aux éléments recueillis sur la scène de crime, B. Sanogo fut immédiatement interpellé. Le ressortissant malien de 43 ans, chauffeur de profession, a été pris en compte et placé en garde à vue pour le meurtre de sa femme.Les gendarmes ont procédé à son interrogatoire serré, au cours duquel les contradictions de sa version initiale sont apparues au grand jour. Confronté aux preuves et à la découverte du corps, le suspect n’a eu d’autre choix que de reconnaître les faits.La dépouille de la victime a été déposée à l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque pour les besoins de l’autopsie. Le Procureur Cheikh Diakhoumpa chef du parquet de Rufisque a été informé des faits.La rédaction de Tract Hebdo (avec Seneweb)

Insultes contre Serigne Moustapha Sy : les Sénégalais perçoivent-ils l’actuelle génération de marabouts comme des vestiges folkloriques?

Dans l’esprit des Sénégalais, ces générations actuelles de marabouts (capables d’intercéder entre Dieu et les croyants) sont-elles  désormais perçues comme des vestiges folkloriques et culturels de l’époque féodale, une époque où l’ignorance et l’obscurantisme régnaient en maîtres dans les campagnes, une époque révolue avec l’éveil des consciences et l’ouverture des esprits ? Toujours es-il que la population les a tolérés et préservés pour leur dimension culturelle, par respect pour les anciens. Sans peut-être, pour autant, leur conférer d’autorité religieuse ?Serigne Moustapha Sy, qui est aussi dans l’arène politique avec le parti PUR, a été insulté et injurié.L’ancien président Macky Sall, via son parti l’APR, et le mouvement « Diomaye Président 2029 » ont condamné avec la plus grande fermeté les attaques visant Serigne Moustapha Sy Al Amine.L’heure est à la protection des « piliers » de la nation ?  Face à la montée des tensions, Macky Sall et le mouvement national « Diomaye Président 2029 » ont rompu le silence pour dénoncer des « attaques verbales » visant Serigne Moustapha Sy Al Amine, qualifié de ‘figure morale et spirituelle majeure du pays’.Macky Sall et l’APR : Une mise au point sans équivoqueÀ travers une réaction officielle de l’Alliance pour la République (APR), l’ancien Chef de l’État a tenu à clarifier sa position. Macky Sall a rappelé que, sous sa direction, aucune dérive n’est tolérée : « Rien au sein du parti ne se fait sans son aval, et le dénigrement d’un guide religieux est inacceptable, quelle que soit la motivation politique », souligne la note officielle. Une manière de réaffirmer l’autorité du leader et le caractère sacré de la figure religieuse au Sénégal.« Diomaye Président 2029 » dénonce des propos « irrespectueux »De son côté, le Mouvement national « Diomaye Président 2029 » s’est également invité dans ce débat sensible. En apportant son soutien total au collectif « Ndiabotu Serigne Moustapha », le mouvement a condamné des propos attribués à des militants de Pastef visant le guide religieux.Pour le mouvement de soutien au Chef de l’État, ces dérives sont « inacceptables dans une société démocratique ». Ils estiment que la liberté d’expression ne saurait justifier des propos « attentatoires à la dignité d’un guide respecté ».S’inscrivant dans une vision d’un Sénégal uni, le mouvement « Diomaye Président 2029 » appelle à une « pacification de l’espace politico-religieux ». Il invite l’ensemble de la classe politique à un respect strict envers les autorités religieuses, garantes de la cohésion sociale. « Toute entreprise de manipulation, de campagne de dénigrement ou d’instrumentalisation visant à jeter le discrédit sur Serigne Moustapha Sy Al Amine et à troubler l’ordre social doit être dénoncée. »En condamnant publiquement ces offenses, les deux camps cherchent manifestement à désamorcer une situation qui risquait de se transformer en crise politico-religieuse majeure, un terrain toujours inflammable dans le débat public sénégalais.La Rédaction de Tract Hebdo (avec Seneweb) 

40 ans qu’il nous a quittés un 7 février, Cheikh Anta Diop, l’égyptologue fondamental…

Tract Hebdo – À l’occasion du 40ᵉ anniversaire de la disparition du professeur Cheikh Anta Diop, la 12ᵉ édition de la Marche internationale Dakar-Thieytou a été officiellement lancée, dimanche, à l’Université éponyme. Pendant plusieurs jours, de jeunes marcheurs venus de différents pays d’Afrique vont rallier le village de Thieytou, où est enterré le savant pour revisiter son héritage.Dès les premières heures de la matinée, l’esplanade de la grande porte de l’Ucad a été investie par une foule majoritairement jeune, drapée de l’effigie de Cheikh Anta Diop et des symboles du panafricanisme. Ils sont venus du Bénin, du Burkina Faso, entre autres pays, pour se joindre à leurs camarades sénégalais afin de donner le départ hautement symbolique de la marche internationale de Thieytou, village natal du défunt égyptologue. L’événement marque ainsi le coup d’envoi d’un pèlerinage de six jours vers Thieytou. Pour Nicolas Junior Boissy, coordonnateur de la marche, cette initiative relève d’un engagement assumé. « Il fait savoir que la marche est née d’une volonté de refuser que Cheikh Anta Diop soit envoyé aux oubliettes », a souligné M. Boissy, rappelant que le savant « s’est donné corps et âme pour l’Afrique ».Selon lui, marcher chaque 1er février vers Thieytou est une manière concrète de défendre l’héritage de celui qu’il qualifie volontiers de « dernier pharaon », au regard de tout ce qu’il a apporté au continent. Les organisateurs estiment que l’œuvre de Cheikh Anta Diop demeure insuffisamment vulgarisée, y compris ici au Sénégal. Nicolas Junior Boissy souligne que « beaucoup d’étudiants, même à l’Ucad, ne connaissent pas réellement Cheikh Anta Diop », alors que, paradoxalement, « il est parfois mieux connu ailleurs qu’au Sénégal ». À ses yeux, cette situation interroge profondément, d’autant que Cheikh Anta Diop ne saurait être « enfermé dans un cadre national », car « il est un patrimoine universel de l’Afrique ». Un pèlerinage à la source du sphinx M. Boissy et ses camarades marcheurs ont saisi l’occasion pour inviter les autorités à accompagner leur initiative. Ils souhaitent notamment que la période du 1er au 7 février soit déclarée « Semaine du panafricanisme » et que « les œuvres de Cheikh Anta Diop soient intégrées dans l’enseignement dès le cycle élémentaire ». Ils plaident également pour que le 7 février, date de la disparition du savant, soit reconnu et décrété officiellement « Journée commémorative ».Placée sur le thème du « Panafricanisme face aux défis géopolitiques de l’heure », cette 12ᵉ édition de la marche internationale Dakar-Thieytou se veut être en phase avec l’actualité internationale. Nicolas Junior Boissy estime que « le monde est en train de bouger » et il est important de s’interroge sur la place réelle de l’Afrique dans un contexte marqué par des conflits, le défi technologique et les enjeux de sécurité globale. Selon lui, « la bataille, aujourd’hui, est aussi psychologique et scientifique » et que l’Afrique doit impérativement préparer sa sécurité et son développement dans un monde au « lendemain incertain ». Présent à la cérémonie de lancement, Serigne Fall Guèye, directeur général du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, représentant le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, a salué la constance de l’initiative.Il a rappelé que cette marche s’apparente à « un véritable pèlerinage de mémoire », consistant à parcourir près de 150 kilomètres pour revisiter l’héritage de Cheikh Anta Diop. M. Guèye s’est réjoui de l’évolution progressive de la mobilisation, soulignant qu’« en 2015, un seul marcheur était engagé », contre environ 80 personnes aujourd’hui », avec l’espoir de voir, à terme, « des milliers d’Africains marcher ensemble vers Thieytou ». Pour Mohamed Lamine Cissé, le chargé de communication de la marche, cette initiative vise à rendre hommage à Cheikh Anta Diop, mais surtout à vulgariser sa pensée. Selon lui, elle est aussi un espace de sensibilisation autour d’un idéal fort, celui de la construction d’un État fédéral africain, rappelant que « c’était le rêve de Cheikh Anta Diop ».Avec Le Soleil (Daouda DIOUF=

[Tract] TER et familles encore impactées par son trajet, 10 ans après : une décennie d’injustice ?

Tract Hebdo -Le député Guy Marius Sagna est revenu sur la situation des populations affectées par le Train express régional (TER). Il dénonce une décennie d’injustice sociale et appelle le gouvernement à réparer les torts causés.Le député Guy Marius Sagna a une nouvelle fois élevé la voix en faveur des impactés du Train express régional (TER), qui, selon lui, subissent depuis 2016 les conséquences sociales et économiques d’un projet mené sans réelle justice sociale.L’élu rappelle que ces populations courent depuis près de dix ans derrière leurs terrains, leurs maisons, leurs indemnisations et leurs documents administratifs. « Dix ans, c’est trop », martèle-t-il, soulignant que le coût du TER ne se limite pas aux plus de 1 200 milliards de francs CFA annoncés, mais inclut également « la sueur et le sang » des personnes déplacées.Guy Marius Sagna fustige ce qu’il qualifie de tromperie orchestrée par un « État néocolonial et parasitaire », accusé d’avoir laissé les impactés dans des drames sociaux pourtant prévisibles, au regard d’études d’impact jugées ni démocratiques, ni transparentes. Il cite notamment l’absence de passerelle à Sébikotane, contraignant les populations locales à vivre avec des risques quotidiens.Estimant que le gouvernement issu de la « Révolution démocratique » a une responsabilité historique, le député affirme que rendre justice aux impactés du TER n’est pas une option, mais une obligation. Il réitère sa solidarité avec les populations rencontrées lors d’un rassemblement tenu le samedi 31 janvier 2026 à Sébikotane, promettant de rester à leurs côtés jusqu’au paiement intégral de ce que l’État leur doit.La Rédaction de Tract Hebdo

[L’ET DIT TÔT D’O.N.G] Février 2026 : notre Sénégal, écartelé entre cure de jouvence permanente et séance d’exorcisme obligatoire ? (Par Ousseynou Nar Gueye)

Tract Hebdo – Nous y sommes. La boucle est bouclée, ou plutôt, le nœud coulant des actualités de cette fin janvier 2026 s’est resserré sur nos certitudes. Si le Sénégal était un patient sur une table d’opération, le chirurgien hésiterait entre lui prescrire une cure de jouvence ou une séance d’exorcisme. Cette semaine dont nous sortons nous a offert un condensé de ce que nous sommes : un pays capable de construire des arènes de basket futuristes pour les regarder se vider, et des partis politiques centenaires auxquels s’accrochent leurs chefs et cheffesses comme des migrants naufragés à une pirogue atlantique suicidaire percée.

À ma gauche — notre gauche résolue — on observe avec une tristesse non feinte ce Parti Socialiste sénégalais qui se déchire. Voir les camarades de la Maison Senghor sortir les tournevis pour tenter de déboulonner une statue qu’ils ont eux-mêmes érigée est un spectacle fascinant de masochisme politique.
 
À force de privilégier l’intérim éternel sur le renouvellement sincère, on finit par transformer une « maison de pensée » en une « maison de retraite » où le seul projet de société est la survie du fauteuil. À ma droite — notre très bonne droite — on ne peut que s’incliner devant la maîtrise du bétonnage. Qu’il s’agisse des avocats de Mame Mbaye Niang qui murent le droit pour protéger un acquis, ou de la police qui invite Doudou Wade pour un ataya procédural dont on connaît déjà le goût amer, la méthode est la même : figer le mouvement, arrêter le temps, sécuriser le périmètre.
L’ordre relatif règne, certes, mais c’est l’ordre d’un musée national à ciel ouvert où tout est sous vitrine et où il est interdit de toucher aux objets tabous et aux totems. Même si dans la pièce qui garde les porcelaines du musée national qu’est notre pays, il  y a un, deux ou éléphants « rajakheurs », qu’on ne nommera pas.Et au milieu ? Il y a nous. Il y a vous. Il y a cette jeunesse sénégalaise qui voit la BAL, Basket-Ball Africa League, s’envoler vers des cieux plus pragmatiques. Le départ d’Amadou Gallo Fall n’est pas qu’une défaite sportive ; c’est le symptôme d’un pays qui sait séduire mais qui ne sait pas garder. Nous sommes les champions du monde de l’accueil (‘l’esprit Téranga’, n’est-ce pas ? Comme le proclame notre pavillon aéronautique sous acharnement thérapeutique de perfusions financières étatiques, Air Sénégal…), mais nous sommes encore en division régionale pour ce qui est de la gestion et de la continuité.Le Sénégal de ce début février 2026 ressemble à une pièce de théâtre de Sorano dont les acteurs occupent un peu trop longtemps la scène avec un cabotinisme progressivement mais imparablement horripilant. Qui restent, même quand les projecteurs s’éteignent et que le public commence à s’impatienter d’attendre le dénouement de la pièce, à huer, etbà jeter des cannettes vides sur les acteurs. On convoque les vieux lions, on mure les procès, on s’accroche aux secrétariats généraux de partis et aux présidences de syndicats patronaux.
Bon, même les partis politiques n’ont plus des Secrétaires Généraux à leur tête mais des ‘Présidents’. Dans ce pays de Lambbi Golo, le Ndoumbélane alias DjolofLand, parc d’attractions où tout mâle normalement constitué de 50 ans et pas mal de femmes enfoulardées de 60 ans, veulent être ‘Président.e’ d’un quelconque ‘kouréél’…Et pendant ce temps, le ballon orange de notre développement durable en direction de 2050 (2050, c’est déjà demain, comme dirait mon ami Mamoudou Ibra Kane exilé à Paris) continue de rouler (un peu quand même…) vers la sortie de piste, avec cet accord d’accompagnement avec le FMI multilatéral onusien qui refuse de ‘viendre’ et qui nous ferme pas mal de robinets bilatéraux de financement.
 
Obligeant notre fougueux PM Sonko et notre (un peu trop ?) placide PR Diomaye à se trimballer entre les émirats pétro-monarchiques, la Chine et la Turquie pour espérer collecter de quoi pouvoir payer notre dette intérieure faramineuse de plusieurs centaines de milliards, due aux PME nationales. Et escompter, un tant soit peu, arriver a remplir les caisses du Trésor Public sénégalais, autrement que par des taxes de 1% sur les achats de tout le monde y compris des Goorgorlous majoritaires, par des redressements fiscaux (à la tête du client?) à coup de milliards pour toutes les multinationales implantées au Sénégal et par l’imposition fiscale à marche forcée de la sept-centaine de PME locales qui sont du secteur formel, avec états financiers, comptabilité journalière et poche du proprio qui est séparée de la caisse de l’entreprise.
Nous continuerons de gratter là où ça démange. Non pas par méchanceté, anticonformisme, immaturité ou insolence, et encore moins par anti-pastefisme (car nous soutenons et moi, Ousseynou Nar Gueye, je soutiens, ce régime politique du ‘Diomayat’ sonkorisé), mais parce que c’est la seule façon de vérifier que le corps social est encore vivant.Après que commence à retomber, lentement mais sûrement, l’euphorie ‘afrodisiaque’ et la commotion nationale de bonheur collectif populaire et de trêve politique généralisée, nées de notre historique deuxième étoile de champions d’Afrique de football, le 18 janvier dernier.Les semaines prochaines seront sans doute faites de nouveaux rebondissements, de nouvelles convocations et de nouvelles « résistances ». Nous serons là, l’œil rieur et la dent dure, pour vous raconter ce magnifique chaos très organisée (mot ‘chaos’, qu’un ancien condisciple à moi de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar prononça magnifiquement, un jour du début des années 90, ‘tchaosse’, provoquant l’hilarité générale des étudiants et l’ire de notre professeur Ibrahima Thioub, alors jeune historien quarantenaire). D’ici là, dormez bien en ce dernier week-end de janvier 2026 (même pour ceux qui s’entassent à cinq sur un matelas dans une chambre de la populeuse Médina ou dans un piaule louée de Keur Massar et autres Niafouléne-les-bains…- les banlieusards dakarois me pardonneront, car à la base, je suis un ‘Boy Pikine’, de Pikine Icotaf…!).
 
Et travaillez bien, en ces prochaines semaines de février 206 (pour ceux qui ont la chance d’avoir un boulot ‘décent’, comme disent la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement de notre ami naaritanien et non moins panafricain Sidi Ould Tah…).Mais enfin… : gardez une solide paire de thiarakhs ou de tik-tik à portée de main, au cas où le destin déciderait enfin de nous faire courir vite…vers une providence heureuse, équitablement territorialisée au delà de Diamniadio et inclusive pour tous.Par Serigne Dawakh Ousseynou Nar Gueye
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