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[L’ET DIT TÔT DE TRACT HEBDO ] Dérive présumée des mœurs : les ‘influenceurs’ et les vedettes des télés sont-ils responsables ?

Tract Hebdo –Le rideau est tombé. Et cette fois, ce n’est pas pour lancer une page de publicité ou pour annoncer le prochain invité d’un plateau en direct. Le séisme qui a secoué le landerneau médiatique sénégalais jusqu’à ce lundi 9 février, avec les arrestations de Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, dépasse largement le cadre du simple fait divers. C’est le procès d’une époque : celle de l’image reine, de l’influence à tout prix et de l’hypocrisie érigée en système de survie.

Pendant des années, nous avons laissé des écrans de télévision et des fils d’actualité Instagram dicter nos standards de réussite. On admirait les costumes sur mesure, les sourires impeccables et les prêches de moralité distillés entre deux clips de musique mandingue. Mais aujourd’hui, le miroir est brisé. Sous le vernis craquelé des « stars », la justice nous donne à voir une réalité crue, presque insoutenable pour une société qui se targue de ses valeurs de kersa et de téguine.

La responsabilité des influenceurs et des figures de proue de notre paysage audiovisuel est immense. On ne peut pas, d’un côté, capter l’attention de millions de foyers, influencer les modes de vie de notre jeunesse, et de l’autre, s’affranchir des règles les plus élémentaires de la morale publique, de la soutoura, du téguine, du mannddou et de la kersa. En deux mots : de l’intégrité humaine. Être une ‘vedette’ au Sénégal n’est pas qu’un privilège de VIP, c’est un contrat tacite de confiance avec le peuple. Un contrat qui, semble-t-il, a été piétiné dans l’ombre des villas de luxe.

Au-delà des orientations sexuelles qui déchaînent les passions, ce qui choque profondément, c’est l’accusation de transmission volontaire du VIH. Si les faits sont confirmés, nous ne sommes plus dans le domaine de la vie privée, mais dans celui de la cruauté et du mépris total pour la vie d’autrui. C’est l’ultime trahison : utiliser son aura pour détruire, plutôt que pour construire.

Que ce dossier serve d’électrochoc. Le Sénégal ne peut plus se contenter de paillettes qui masquent la misère morale. Il est temps que nos icônes comprennent que la célébrité ne confère pas l’immunité, et que le tribunal de la conscience populaire est souvent bien plus sévère que celui des flagrants délits.

Le petit écran s’est éteint. Il est temps de regarder la réalité en face. Mais disons nous la vérité aussi : avant les réseaux sociaux, il existait foultitude de scandales sexuels et d’affaires de mœurs, que l’on enfouissait sous le commode tapis de la soutoura. Ceci n’est plus possible, avec Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook et autres…Et ceci, pour notre plus grand bien. Peut-être. Pour que cesse l’impunité. Pour que ce qui commence toujours en soutoura pleine de pudicité ne finisse pas si souvent en hypocrisie sociale pour ds besoins bassement matérialistes.

La Rédaction de Tract Hebdo

[Sëmbëxloo bi] Courrier de nos lecteurs sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’

Tract Hebdo – Courrier de nos lecteurs, les Tractonautes, sur l’onde de choc ‘Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé kor Maman Chérie’ :

Le cri du cœur d’une maman déçue

Pseudo : @Mère_Bi_Dakar

‘Je n’ai plus les mots. Chaque matin, Pape Cheikh entrait dans mon salon via la TFM, il était comme un fils, celui qui nous faisait oublier la cherté de denrées au marché et dans certains supermarchés que je ne citerais pas. Et Djiby Dramé, l’homme qui chantait les valeurs mandingues… Apprendre ces horreurs, ce mélange de trahison familiale et de mœurs légères, c’est un coup de poignard. On nous vend du rêve et de la piété à l’écran, mais les coulisses sont un film d’horreur. Que la justice fasse son travail, car nos enfants regardent ces gens comme des modèles. ‘

L’ironie cinglante de la Génération Z

Pseudo : @Boy_Xelcom

‘Sama Xarit yi  fi ci Instagram, vous avez vu ? On passe des Sargal aux  mandats de dépôt en un clic. Ce qui me choque le plus, ce n’est même pas l’homosexualité — chacun gère sa vie — mais l’hypocrisie galopante. On joue les grands dévots le vendredi sur les plateaux et les nuits de Ramadan, et le samedi, on se retrouve dans des dossiers de ‘transmission volontaire’. C’est donc ça, la vraie vérité de la jet set dakaroise? Un lambi golo où le sacré et le profane font chambre commune. Le réveil est dur pour les fans !’

L‘analyse froide d’un internaute sceptique

Pseudo : @Lamine_Le_Juriste

‘Attention à l’emballement. La Brigade de Recherches de Keur Massar a frappé fort, mais restons prudents sur les chefs d’accusation. ‘Association de malfaiteurs’ et ‘transmission de virus’ c’est criminel. Si les faits sont avérés, c’est une tragédie sanitaire et sociale. Mais si c’est un règlement de comptes déguisé dans un milieu où les jalousies sont féroces, alors nous assistons à une exécution publique. Une chose est sûre : le mythe de la star intouchable au Sénégal vient de s’effondrer ce 9 février.’

Les rapports intimes et la morale sociale

Pseudo : @Ndeye_Tension

‘C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Djiby Dramé qui partage la vie de sa « Maman Chérie » et qui se retrouve impliqué dans de telles pratiques avec celui qu’il appelait son ‘frère’ ou son ‘fils’ télévisuel… Le scénario dépasse la fiction. À force de vouloir vivre au-dessus de ses moyens et de singer l’Occident (bon, c’est vrai quand même que les goordjiguènes existaient avant l’arrivée des colons…) dans ce qu’il a de plus sombre, voilà où on finit : à Rebeuss. Dakar est un grand et gros village, mais un village tout de même, tout finit par se savoir. ‘
Recueillis par Dügu-Dügu Wagaan, pour la Rédaction de Tract Hebdowww.tract.sn

[LUTTE] Ce 15 février, test pour la sécurité nationale : le choc entre Tapha Tine et Franc (Tract Hebdo)

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Tract Hebdo – Arène nationale : on range les muscles, on sort les avocats ?  Le choc tant attendu du 15 février entre Tapha Tine, le géant du Baol, et Franc, le prodige des Parcelles Assainies, a bien failli finir aux oubliettes de l’histoire sportive. Pendant quelques jours, le Sénégal a retenu son souffle, non pas devant une prise de lutte spectaculaire, mais devant le bureau d’un juge. La nouvelle fédération de lutte avait en effet décidé de siffler la fin de la récréation, suspendant tous les face-à-face pour cause de violences répétées lors des derniers rassemblements. Une décision qui a fait l’effet d’une douche froide sur un volcan.

Le bras de fer des coulisses

Mais dans l’arène sénégalaise, le véritable combat se joue souvent loin du sable. Face à la menace d’une saison blanche pour ce « combat du siècle », la machine s’est mise en branle. D’un côté, des promoteurs aux abois voyant leurs investissements de centaines de millions s’évaporer ; de l’autre, une base de fans en manque de ‘bakks’ et de provocations verbales. Sous la pression croissante de l’industrie du spectacle, la Fédération a fini par lâcher du lest. On ressort donc les micros, mais sous haute surveillance, car le moindre dérapage pourrait transformer le stade en zone d’exclusion aérienne.

Tapha Tine : l’artillerie lourde et les experts

Pour contrer l’ascension fulgurante de Franc, l’invaincu des Parcelles, Tapha Tine ne s’est pas contenté de soulever de la fonte dans des salles de sport sombres. Le Géant du Baol a révolutionné sa préparation en recrutant une véritable armée de l’ombre : des préparateurs physiques venus d’Europe, mais aussi des ‘experts’ en stratégie de combat. L’enjeu est colossal. Pour Tapha, c’est le combat de la maturité, celui qui doit prouver que la force brute du Baol peut encore terrasser la fougue technique de la jeune garde. Il ne s’agit plus seulement de cogner ; il s’agit de ne pas tomber dans le piège tactique d’un Franc plus mobile que jamais.

Le cocktail explosif : mystique et FCFA

On ne le répétera jamais assez : la lutte sénégalaise est une science occulte enveloppée dans un business de luxe. Entre les potions mystiques de safara déversées par litres et les enjeux financiers qui feraient trembler un agent de change de la rue de Thiong, l’atmosphère est électrique. Les parieurs s’agitent, les marabouts consultent les cauris, et les sponsors comptent les secondes de visibilité. L’arène reste d’ailleurs le seul endroit au pays de la Téranga où l’on peut se taper dessus légalement, sous les applaudissements de la foule, sans finir devant le procureur ou en garde à vue à la gendarmerie… à une condition sine qua non : que les supporters, eux, gardent leurs mains dans leurs poches.

Un test de sécurité pour le pays

Au-delà de l’aspect sportif, ce duel du 15 février sera un véritable test pour l’ordre public. Dans un contexte national où chaque rassemblement est scruté avec méfiance par les autorités, la lutte doit prouver qu’elle peut s’autoréguler. Franc joue sa réputation d’invincibilité, Tapha Tine joue son héritage, et le Sénégal joue son image. Car si les muscles sont de sortie, c’est bien la discipline qui sera l’arbitre final de cette soirée. Rendez-vous le 15, si les nerfs des uns et des autres ne lâchent pas avant le premier coup de sifflet.

La Rédaction de Tract Hebdo

Pape Cheikh Diallo ‘TFM’ et Djiby Dramé ‘Maman chérie’ : entre strass, sourires Colgate, paillettes et ….mandats de dépôt

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Tract Hebdo – C’est le feuilleton qui a fait exploser les forfaits data et saturé les serveurs de WhatsApp. Durant le week-end dernier et jusqu’au lundi, la capitale sénégalaise ne parlait plus que de ça, reléguant  la politique au second plan : le roi du petit écran, Pape Cheikh Diallo, et le prince des mélodies mandingues, Djiby Dramé kor Maman Chérie, ont troqué leurs costumes de créateurs pour la grisaille du mandat de dépôt. Pour ceux qui pensaient que la vie de célébrité n’était faite que de filtres Instagram et de placements de produits, le réveil est brutal. Seul la violence aveugle à l’UCAD, avec mort d’étudiant, a un peu détourné les internautes sénégalais de ce sujet people.

Une chute brutale du piédestal

On est désormais à des années-lumière des plateaux télé rutilants, des projecteurs chauffés à blanc et des sourires ultra-bright qui font le succès des matinales. L’animateur star de la TFM, habitué à distribuer la bonne humeur et les cadeaux, se retrouve aujourd’hui dans une posture qu’aucune prompteur n’aurait pu prévoir. Aux côtés de Djiby Dramé, c’est tout un pan du « star system » sénégalais qui vacille. La Brigade de Recherches de Keur Massar, agissant avec une discrétion chirurgicale, semble avoir ouvert une véritable boîte de Pandore. Une boîte dont s’échappent des effluves de scandales que la pudeur dakaroise peine encore à nommer à voix haute.

Les chefs d’accusation :  le choc des mots

Les motifs invoqués par la justice font froid dans le dos et tranchent avec l’image policée des deux hommes : association de malfaiteurs et, plus grave encore, transmission volontaire du VIH. Si la présomption d’innocence reste le dernier rempart de la défense, l’opinion publique, elle, a déjà entamé son propre procès sur les réseaux sociaux. On ne parle plus ici d’une simple peccadille de voisinage ou d’une querelle d’ego entre artistes, mais de faits criminels qui touchent à l’intégrité physique et à la sécurité publique.

La fin de l’insouciance pour la jet-set

Derrière le luxe tapageur affiché à longueur de journée sur les réseaux sociaux, la réalité s’avère bien plus sombre, presque lugubre. Ce dossier n’est peut-être que la partie émergée d’un iceberg de débauche et d’impunité. La liste des personnalités citées au détour des interrogatoires commence déjà à fuiter, et elle ferait pâlir d’envie n’importe quel producteur de téléréalité en manque de sensationnel. C’est tout un microcosme, celui qui dîne dans les restaurants chics des Almadies et parade en 4×4 vitres teintées, qui retient aujourd’hui son souffle. Qui sera le prochain sur la liste des enquêteurs de Keur Massar ?

Un signal fort envoyé au show-biz

Cette affaire marque-t-elle la fin d’une époque ? Celle où la célébrité servait de bouclier contre la rigueur de la loi ? Pour le Sénégalais lambda, qui observe ce séisme avec un mélange de fascination et de dégoût, le message est clair : nul n’est au-dessus du Code Pénal, même celui qui vous réveille avec le sourire chaque matin. En attendant que l’instruction suive son cours, le rideau est tombé. Les paillettes sont balayées, et la scène s’est déplacée des studios de télévision vers les couloirs froids de la citadelle du silence.

La Rédaction de Tract Hebdo

[Entré dans le Top 100 des joueurs du siècle] Nommer Sadio Mané, Médiateur de la République pour la crise à l’UCAD ? Pourquoi pas ? (Tract hebdo)

Tract Hebdo – Sadio Mané , le plus célèbre des Lions de la Téranga dont il est le leader incontesté dans son calme charisme, rugit encore, avec son entrée dans le Panthéon footballistique du siècle. Alors que le climat social et politique sénégalais ressemble parfois à un match de milieu de tableau un chaud soir d’hivernage, une nouvelle vient mettre un peu de baume au cœur des supporters : Sadio Mané figure officiellement parmi les 100 meilleurs joueurs du 21ème siècle. Dans un classement où les légendes se bousculent, l’enfant de Bambali prouve que sa place n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une résilience à toute épreuve.

Un palmarès qui parle pour lui

On aurait pu croire que son exil doré en Arabie Saoudite l’éloignerait des radars de l’histoire, mais le talent n’a pas de fuseau horaire. Entre ses années de feu à Liverpool, son titre de champion d’Afrique 2025 et son Ballon d’Or d’argent (2022), Sadio reste une référence mondiale. Pendant que les politiciens s’écharpent sur les plateaux TV et se disputent le ballon dans l’arène électorale, Mané, lui, continue de marquer des points, et des buts, avec une régularité de métronome.

Médiateur en chef à l’UCAD ?

À voir les tensions actuelles, on se prend à rêver d’une solution alternative. Et si c’était lui, le véritable « Unificateur » ? On devrait peut-être sérieusement envisager de nommer Nianthio médiateur officiel à l’UCAD. Imaginez la scène : plutôt que des gaz lacrymogènes et des jets de pierres, on installe un point de penalty au milieu du campus.

« Un bon contre-pied bien placé, un ‘Siiuuu’ collectif (ou un simple sourire modeste dont il a le secret), et tout le monde rentre dans les rangs pour réviser. »

Plus qu’un joueur, un symbole

Au-delà de la galéjade, cette présence dans le TOP 100 rappelle que le Sénégal brille davantage par ses talents individuels et sa culture que par ses joutes politiciennes. Sadio Mané n’est pas seulement un attaquant ; c’est un rappel constant qu’on peut partir d’un petit village de Casamance pour s’asseoir à la table de Messi et de Ronaldo.

En attendant que le pays retrouve son calme, on peut au moins se consoler avec cette certitude : sur le terrain vert de l’histoire, le Lion ne dort jamais vraiment.

la Rédaction de Tract Hebdo

[L’ET DIT TÔT] Gays sénégalais : tolérance sociale pour eux, mais tolérance zéro si actes envers mineurs ou envers adultes détournés avec intention de contamination au VIH sida (Par Ousseynou Nar Gueye)

[L’ET DIT TÔT] UCAD, un étudiant tué : le goût amer de la ‘bourse (estudiantine) ou la vie’ ? Voire ! (Par Ousseynou Nar Gueye, Fondateur, Tract Hebdo)

Tract Hebdo Mes chers lecteurs, fidèles Tractonautes, nous y revoilà. Le calendrier affiche fièrement février 2026, on nous parle de « Sénégal 2050 », de satellites et de souveraineté numérique, mais en fermant les yeux, on croirait relire les archives poussiéreuses d’un vieux grimoire de la contestation des années 80. Ce lundi 9 février, l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD de son nom le plus connu), ce temple du savoir transformé trop souvent en arène de gladiateurs, juste deux jours après le quarantenaire de la commémoration du décès du dernier Pharaon Noir Cheikh Anta Diop de Caytu, a rappelé à notre pays entier que la « rupture systémique » tant promise peut aussi avoir, parfois, , le goût âcre des gaz lacrymogènes balancés par la BIP (Brigade d’Intervention Polyvalente) et l’odeur métallique d’un jeune sang versé en pure gâchis.  Comme durant le deuxième Salltennat finissant précédent de Macky Sall ou comme durant le deuxième et dernier Wadaillonnat-Baîllonnat-Baronnat de notre papi centenaire Gorgui Laye Wade quand il s’entêtait à (et à arriva à) briguer un troisième mandat présidentiel à partir de 2011, sans succès.

Le jeune Abdoulaye Ba, étudiant en médecine, ne soignera personne dans l’avenir. Il ne prescrira jamais de remèdes, il n’apaisera pas de douleurs. Son propre destin s’est arrêté net, fauché pour une sordide histoire d’arriérés de bourses. Mourir à vingt ans pour quelques billets de banque que l’administration a oublié de débloquer, c n’est pas loin de l’échec absolu (que j’espère être un échec momentané) d’un système qui prétend placer l’humain au cœur de ses priorités.

À Tract Hebdo, notre cœur bat à gauche : nous réclamons la justice sociale, le droit à l’éducation et la protection des plus vulnérables. Mais notre très bonne droite ne peut s’empêcher de décocher un uppercut à l’incompétence managériale de notre État, sur la question estudiantine des bourses. Comment peut-on, en 2026, avec tout l’arsenal numérique dont on nous rebat les oreilles, être incapable de virer une bourse à temps ? Pour l’étudiant qui a le ventre creux, oui, c’est le jeûne forcé quand il ne reçoit pas sa bourse ouquand il ne fait pas le mal-nommé car auto-raciste « nguenté Toubab » qui consiste à forcer l’entrée des restaurants des campus estudiantins pour manger sans payer.

Monsieur le Premier Ministre, nous vous avons vu, inspiré, appeler les étudiants à regagner les amphis depuis les champs de Khelcom Biram. L’image était belle, presque biblique et coranique. Mais la réalité du campus est moins bucolique. S’assurer que nos jeunes ont de quoi s’acheter un ticket de restaurant avant de leur servir de la métaphysique ou du droit constitutionnel, ce n’est pas de la charité, c’est de la gestion de bon père de famille. On ne bâtit pas une nation sur des estomacs vides et des rêves brisés par des grenades assourdissantes.

La dignité, voyez-vous, ne se négocie pas à coups de matraque. Elle ne se fragmente pas en tranches de 25 000 ou 40 000 FCFA versées au lance-pierre. Chaque fois qu’un policier lève la main sur un étudiant pour une réclamation légitime, c’est la République qui baisse les yeux. À gauche, nous pleurons un fils ; à droite, nous exigeons des comptes. Car si l’argent manque dans les caisses pour la jeunesse, qu’on nous dise d’abord dans quelles poches il a décidé de prendre ses quartiers d’hivernage tardif en cette froidure de février 2026.

En attendant, les portes du campus social se referment ce mardi 10 février, laissant des milliers de jeunes sur le carreau, leur matelas sur la tête, errant dans Dakar comme des exilés dans leur propre pays. C’est cela, la rupture systémique ? Bien sûr que non. Car si ce devait être le cas, elle a un arrière-goût de déjà-vu qui commence sérieusement à perturber bon nombre d’entre nous, Sénégalaises et Sénégalais de tous âges et de toute condition sociale.

Toutefois, sur la question des bourses estudiantines, j’en appelle solennellement à des Etats généraux de la Question Estudiantine au Sénégal. Mon point de vue, que j’exprime régulièrement, est que on ne peut pas comme Wade 1er l’a fait instaurer la généralisation des bourses estudiantines, des demi-bourses ou des aides pour les moins chanceux, à tous les étudiants de ce pays en développement qu’est notre cher Sénégal, juste parce qu’ils ont décroché le baccalauréat, y compris avec la mention passable. Aucun pays africain sud-saharien francophone ne fait cela ou ne le fait plus, depuis au moins la dévaluation de janvier 1994, il y a 32 ans.

Mais pour faire cesser ce dont Abdoulaye Wade a fait un « droit acquis » des étudiants, « un avantage social de droit », la bourse estudiantine pour tous:  il faut un consensus national et réunir toutes les forces vives de la Nation Sénégal, dans un cénacle-arbre à palabres-Toggunaa-Tata de plusieurs jours, comme pour le Dialogue politique national annuel désormais traditionnel. A commencer par réunir les partis politiques, dont ceux d’opposition qui ne manquent pas de faire de la surenchère sur la mort du jeune étudiant et aussi les syndicats de travailleurs, dont plusieurs ont toujours été des officines de partis politiques de gauche ou conservateurs pour leur faire la courte échelle vers le pouvoir d’Etat ou pour rendre ingouvernable ce pays, comme déjà en 1988 ou plus loin, en 1968. ll faut un CON-SEN-SUS NA -TIO-NAL ! 

Au nom de quoi tous les étudiants du Sénégal reçoivent de l’argent du Trésor public et pas les Ndongo Daaras ?  Ni les apprentis quelque chose qui ont décroché de l’école au niveau du CM2 pour aller apprendre à être tailleur, soudeur, mécanicien, coxeur ou meunier, menuisier, métallurgiste, vulcanisateur ou marchand ambulant ?  Nous ne pouvons  pas continuer à marcher ainsi à tête renversée.

J’avais posé le problème en début décembre 2025. Puis un mois plus tard, le 1er janvier 2026, sur tous mes réseaux sociaux.

je disais notamment ceci : reposons le problème au gouvernement sénégalais, 1 mois plus tard en ce nouvel An, temps des espérances ? Le budget du MESRI (Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique) est voté 316 milliards de FCFA pour 2026, avec plus de 90 milliards de FCFA alloués aux bourses estudiantines (une hausse du montant des bourses estudiantines par rapport aux 82 milliards de 2023).

– Viabilité de la Généralisation ? Le fait que les bourses dépassent déjà les 90 milliards de FCFA soulève la question de la viabilité à long terme de la généralisation des bourses à tous les étudiants dans le contexte actuel de contraintes budgétaires strictes (déficit important) :

– Pression : Le système de bourses représente une énorme pression financière sur les finances publiques.

– Alternative : Une future révision pourrait être envisagée, et cela est souhaitable, passant d’une logique de généralisation à un retour à une logique de bourse basée sur des critères sociaux (revenus) ou critères d’excellence (mérite) pour rationaliser les dépenses sans sacrifier l’accès à l’enseignement supérieur.

Les étudiants qui restent au Sénégal le font souvent car n’ayant pas pu aller à l’extérieur comme boursiers, du fait qu’ils n’ont eu qu’une mention passable au bac. Ces étudiants boursiers domestiques, si je peux me permettre cet adjectif, (puisque restant au Sénégal) disent pour certains d’entre eux qu’avec leur bourse de 40.000 FCFA : « ils aident leurs parents restés au village ». Désolé d’avoir à le dire et le répéter, mais une bourse estudiantine n’est pas à confondre avec une bourse familiale ou un filet social pour toute la parentèle de l’étudiant, quelle que soit la dureté des temps présents.

Par ailleurs, concernant nos jeunes bacheliers âgés de 17 ans, 18 ans, 19 ans, que nous envoyons avec des bourses au mérite en France, en Belgique, au Canada et autres lointains ailleurs : cela consiste de mon point de vue à offrir pour le reste de leur future vie professionnelle 90% de ces têtes bien formées aux pays occidentaux réceptacles . Ils y auront leur premier stage, leur premier amour sérieux, leurs amis de fac : comment s’étonner alors qu’ils y restent ? Ces bourses étrangères de l’Etat à des jeunes pousses encore adolescents, c’est satisfaire à l’insu de notre propre gré à la fameuse « immigration choisie » chère à Nicolas Sarkozy; c’est de la fuite organisée de cerveaux et c’est une politique de poursuite et de concrète complicité de la vassalisation de l’Afrique du point de vue de ce qui devrait être le renouvellement constant de la relève générationnelle de notre intelligence collective au service du développement de notre pays et de notre continent ; ce que l’actuel régime au pouvoir au Sénégal devrait examiner comme question lancinante de choix de développement et problématique sérieuse de choix de société, à l’aune de sa politique de souverainisme et de panafricanisme. Donnons à nos jeunes ados bacheliers des bourses étrangères au niveau post-licence.

Quand on repasse une VAR de Macky Sall qui y déclare qu’avec sa bourse d’étudiant, il aidait ses parents au village, c’est compréhensible moralement et sentimentalement, mais c’est rationnellement, intellectuellement, et en termes de politiques de développement durable et inclusif : tout simplement irrecevable.

Mon autre point de vue est ceci : on ne peut plus concentrer plus de 100 000 étudiants au centre de Dakar, enter le Point E de l’avenue Cheikh Anta Diop et la Corniche de Fann. C’est un problème de sécurité national pour Dakar et les Dakarois. Quand l’Université de Dakar qui ne s’appelait pas encore l’UCAD a été créée en 1957, son emplacement actuel était une banlieue lointaine coupée du Plateau quartier administratif et de la Médina quartier indigène, par des champs sauvage sou divaguaient encore des hyènes et des chacals. Aller à Fann, c’était comme aller à Ouakam (où est né ce cher feu conteur de Birago Diop, que j’idolâtre, soit dit au passage, avec sa sempiternelle pipe au bec de vétérinaire écrivain), en 1957 : c’est-à-dire aller dans la banlieue profonde.  

Il faut fermer l’UCAD et transférer toutes les facultés hors de Dakar, sauf justement celle de médecine que fréquentait le jeune étudiant tué hier.

Car les carabins d’étudiants en médecine, eux au moins, on sait qu’ils ne sont pas là pour les grèves tous les 36 du mois et pour des revendications sociales anarchisantes, avec les 8 ans d’études qui les attendent ou les 11 ans d’études à faire s’ils veulent passer une spécialisation.

90. 000 étudiants, dont le nombre croit exponentiellement chaque année,  se bousculent chaque jour dans les dédales de l’UCAD. Trois boulangeries dakaroises travaillent exclusivement pour nourrir les UCADIENS.

Transférez nous donc tout cela à Matam, à Ourossogui, à Kanel, à Kédougou, à Kaolack à Kébémer, à Louga, à Oussouye, à Bignona et autres beaux bleds tranquilles de ce Sénégal, où il ne viendra à l’idée d’aucun étudiants de lettres ou de philo ou de droit ou de sciences économiques de bloquer une avenue inexistante et de bruler des pneus pour empêcher une circulation quoi d toutes façons ne connait pas d’embouteillages.

Et transformez nous donc les réserves foncières de l’UCAD en Central Park de Dakar, vaste espace vert et poumon vert de la capitale après le parc de Hann, un futur-ex UCAD dont on rêve, dans lequel viendront courir les joggers chaque jour entre arbres verdoyants et pique-niquer les familles le week-end. C’est cela ma demande solennelle et formelle au Président Bassirou Diomaye Faye et  à son Gouvernement Sonko 2. 

Mais d’abord : des Etats généraux de l’Enseignements Supérieur avec la question centrale de bourses généralisées au cœur des échanges de toutes les forces vives de la Nation : pour aboutir à un CON-SEN-SUS NA-TIO-NAL ! Arrêtons avec les totems intouchables, comme l’est la bourse estudiantine sénégalaise.

Qu’Allah agrée en son Paradis Firdaws le plus élevé, l’âme du jeune étudiant Abdoulaye Bâ. Fatiha et 11 Likhlass. Priez pour le repos de son âme. Mes condoléances attristées à sa famille et à la grande  famille estudiantine UCADienne.

Par Serigne Dawakh, Ousseynou Nar Gueye.Fondateur de Tract Hebdo (www.tract.sn); Président du mouvement civique et d’engagement citoyen  »Option Nouvelles Générations – Woorna Niu Dokhal’

[TÀGGE CI SUNUGAAL] Décès de Mme Valentina Sene, épouse de feu Ibrahima Sene et mère de Léna Sene

Tract – Son rappel à Dieu est survenu ce lundi 9 février 2026 à Dakar. Née Valentina Yakovenko à Lavrentivna (République de Ukraine, ex-USSR), elle est devenue l’épouse de feu Ibrahima Sene du Parti de l’indépendance et du travail (Pit).Le couple Sene a eu trois enfants que sont Oumy Sene, Lena Sene (qui avait fait irruption en politique auprès d’Idrissa Seck) et Maxime Sene. La levée du corps est prévue le mercredi 11 février 2026 à 9 heures à la morgue de l’Hôpital Principal de Dakar. Elle sera suivie de l’inhumation à Ngaye Mekhé, aux côtés de son cher époux.Tract Hebdo présente ses condoléance et prie pour le repos éternel de son âme.

[TRIBUNE] ‘Le régime Diomaye-Sonko ne satisfait pas la jeunesse, pourtant acquise à sa cause’ (Youssou Diallo, club politique)

Tract Hebdo – LA CRISE DE LA JEUNESSE,LA VÉRITABLE CRISE AU SÉNÉGAL !  Depuis 1968, le malaise de la jeunesse est un concept très récurrent dans le monde, et particulièrement au Sénégal.Les premières secousses telluriques de la jeunesse sénégalaise sont survenues après l’indépendance, sous la présidence de Léopold Sédar Senghor, en 1968, puis en 1971 et 1973. Elles concernaient alors essentiellement les jeunesses urbaines, notamment les élèves et les étudiants, parce qu’ils constituaient les couches sociales les plus réceptives et les plus sensibles aux révoltes.Cette crise de la jeunesse au Sénégal s’est, au fil des années, approfondie, élargie et aggravée.Elle s’est accentuée avec l’avènement du Président Abdou Diouf, au début des années 1980, une période marquée par près de 19 ans de sécheresse et par la mise en œuvre de programmes d’ajustement structurel très stricts, dont les conséquences sociales ont été particulièrement lourdes pour les populations, notamment : • la pauvreté de masse ; • les licenciements dans les entreprises et les départs dits « volontaires » dans l’administration publique ; • le chômage des jeunes, en particulier des diplômés de l’enseignement supérieur ; • le malaise paysan, avec des famines et des disettes récurrentes.À cela se sont ajoutés des facteurs aggravants tels que : • une démographie galopante (plus de 3 % par an) ; • une faible diversification économique ; • une stagnation économique persistante ; • l’exode rural et la bidonvillisation, avec l’extension de quartiers spontanés dans les banlieues ; • l’émergence d’un secteur informel massif et dominant ; • l’aggravation des inégalités sociales ; • la mauvaise gouvernance ; • la corruption, etc.Parce qu’elle représente l’écrasante majorité de la population sénégalaise, la jeunesse est naturellement la couche sociale la plus impactée par l’ensemble de ces crises.C’est pour cette raison que nous parlons de crise de la jeunesse, afin d’éviter de perdre notre analyse dans des considérations trop technocratiques, qui nous éloignent bien souvent des véritables solutions.Cette crise de la jeunesse se manifeste de manière récurrente, à des fréquences de plus en plus rapprochées et avec des intensités de plus en plus fortes, y compris ces derniers jours, à travers : • les violences dans les stades, • les affrontements dans et hors des arènes de lutte, • les violences urbaines, marquées par la multiplication des vols et agressions, parfois tragiques, • mais aussi les tensions dans les universités et les écoles.Cette même jeunesse, qui avait porté Abdoulaye Wade au pouvoir en 2000, puis Macky Sall en 2012, et enfin PASTEF au pouvoir en 2024, n’a malheureusement pas encore trouvé de solutions efficaces et durables à ses problèmes fondamentaux, qui se résument notamment à : • l’emploi ; • l’entrepreneuriat ; • l’éducation ; • la formation ; • la santé ; • le logement ; • la culture ; • le sport et les loisirs.La cause profonde et véritable du malaise que vit notre pays depuis près de 50 ans demeure l’absence de réponses crédibles, cohérentes et structurantes aux problèmes de la jeunesse.Il est aujourd’hui manifeste que l’actuel régime, en dépit de la forte adhésion de la jeunesse à sa cause, n’est pas encore engagé sur la voie des solutions justes et appropriées.Or, ces solutions, du fait de leurs déterminants complexes, ne seront ni simples, ni immédiates, ni définitives, ce qui complique davantage la tâche face à une jeunesse impatiente par nature, à qui l’on avait parfois promis « la lune », ici et maintenant.C’est pourquoi l’humilité, la vérité, le courage, le pragmatisme et la pédagogie ne seront pas de trop parmi les armes indispensables pour vaincre, ou à tout le moins atténuer, la crise de la jeunesse au Sénégal.Youssou Diallo Président du Club Sénégal Émergent

[TRIBUNE] ’Starlink au Sénégal : Autorités, attention ! Elon Musk lu ko nèèx rék lë xam’ (Abdou Khadre Lô, expert Télécoms)

Tract Hebdo – Travaillant depuis une dizaine d’années dans le secteur des communications par satellite, j’ai exprimé dans les milieux appropriés (au Sénégal et à l’international) mon inquiétude quant à ce qu’on appelle les mega-constellations NGSO telles que (Starlink de SpaceX et Amazon LEO d’Amazon).Starlink a 9.600 satellites en orbite tandis qu’Amazon planifie d’en lancer 3.236 d’ici juillet 2029. Ces mega-constellations soulèvent aujourd’hui un problème de réglementation internationale et nationale notamment en ce qui concerne les limites de puissance surfacique équivalente (epfd), telles que définies à l’Article 22 du Règlement des Radiocommunications (RR) de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Ces limites correspondent au calcul de la puissance que devrait avoir un signal radio lorsqu’il atteint une zone à la surface de la Terre, en fonction de la distance par rapport à un émetteur. Les satellites émettent des signaux radio et lorsqu’ils sont trop proches d’un autre satellite, ces signaux peuvent interférer entre eux et affecter les performances. L’objectif des limites epfd est donc de contrôler la puissance des signaux et les techniques de mitigation que les systèmes non-géostationnaires (NGSO) tels que Starlink (qui sont à 450 km d’altitude) doivent implémenter afin de ne pas causer d’interférences inacceptables aux satellites géostationnaires (GSO) tels que Viasat (qui sont à 35.786 km d’altitude). Dans leur utilité, les GSO permettent entre autres, la retransmission TV, la connectivité Internet, la navigation aérienne, la météorologie, l’observation de la terre, la défense, etc. tandis que les NGSO offrent des possibilités de connexion avec moins de latence – parce que plus proches de la terre. Les NGSO sont une formidable technologie mais viennent avec de vraies problématiques à prendre en compte pour une bonne coexistence avec les systèmes GSO qui étaient là avant. Dans le cas du Sénégal, le Président de la République a annoncé dans son discours du 31 décembre dernier vouloir connecter 1 million de personnes gratuitement en cette année 2026. C’est en comptant sur 5000 terminaux (les antennes de connexion/paraboles) Starlink. C’est une excellente initiative mais qui soulève quelques interrogations légitimes: 1- La Senelec n’offre pas d’électricité gratuite, Sonatel n’offre pas de connexion gratuite et la station essence du coin ne remplit pas nos voitures gratuitement 2- Si c’est gratuit, ils y gagnent forcément en retour. A moins que ce ne soit l’Etat qui achète les terminaux et pait l’abonnement. 3- Elon Musk (comme Trump) ne croit pas à la réglementation internationale. Ils veulent imposer leur loi aux autres. Lou lene neekh rekk laniou xam. 4- Sur le plan de la souveraineté et de la sécurité, l’Etat peut couper l’internet des operateurs établis au Sénégal. Qu’en sera t-il de Starlink qui opère depuis l’étranger et à partir du ciel? 5- Starlink est un moyen de communication idéale dans le Sahel. Nous devons donc être extrêmement vigilants. 6- Tout individu qui a une puce de telephone au Sénégal est en théorie répertorié et donc identifiable. Normalement il devrait en être de même pour les revendeurs de terminaux Starlink et les utilisateurs. Par le passé, des kits Starlink ont été introduits illégalement au Sénégal et dans d’autres pays. Un contrôle stricte devra être de mise afin d’éviter que n’importe qui se connecte au nez et à la barbe des autorités compétentes. 7- Enfin, l’Etat doit communiquer sur les conditions d’autorisation de Starlink en tant que FAI (fournisseur d’accès à Internet). Prix, durée (voir le cahier des charges). Comme cela a été le cas pour tous les autres opérateurs (MNO, MVNO et FAI).Abdou Khadre LôExpert Télécoms Tract Hebdo – www.tract.sn