[ Foot africain ] Augustin Senghor, une candidature d’imposture à la présidence de la CAF

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son pays ait jamais remporté la CAN : mais, c’est que seul lui avait osé affronter l’éternel Issa Hayatou; et bien aidé par le nouveau patron de la FIFA Gianni Infantino qui voulait dégager tout ce qui rappelait l’ère de corruption de son prédécesseur Sepp Blatter au sein des fédérations continentales, Ahmad a réussi à conquérir le poste. A la surprise générale du grand public, qui ignorait les enjeux en coulisse.

Ce sera en tout cas un fauteuil pour cinq ! La bataille de Rabat aura bel et lieu, préviennen nos confrères de l’avenue Bourguiba. En plus du président sortant Ahmad Ahmad, du Sud-Africain Patrice Motsepe, de l’Ivoirien Jacques Anouma et du Mauritanien Ahmed Yahya, le Sénégalais, Maître Augustin Senghor a déposé, lui aussi, sa candidature pour briguer la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Des sources dignes de foi établies au Caire, confirmées par deux vice-présidents de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), ont confié que le patron du football sénégalais a fini par déposer sa candidature. «Oui, Maître Senghor est candidat !», nous a confié un agent de la CAF travaillant dans l’administration, dont le siège est établi dans la capitale égyptienne, Le Caire.

Deux viceprésidents de la Fédération sénégalaise de football (FSF) et non moins, proches collaborateurs du maire de Gorée, confirment l’information qui était déjà dans le pipeline. «Je confirme que Senghor (Augustin) est candidat. Il fallait d’abord informer les membres du Comité exécutif avant d’en parler dans les médias. C’est plus correct», confie un vice-président de l’instance fédérale. Et son homologue d’ajouter : «la présidence de la CAF n’est pas une mince affaire. Il fallait s’assurer de certaines garanties avant de se jeter à l’eau. En plus, il y a un volet diplomatique à activer pour y arriver».

Vers le retrait de la candidature d’Ahmad

Les chances de voir le tombeur d’Issa Hayatou succéder à lui-même s’amenuisent chaque jour davantage. En effet, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad, aurait été jugé coupable d’avoir enfreint divers codes d’éthique par la chambre d’enquête de la Fifa devant livrer son verdict avant la fin de ce mois de novembre, selon plusieurs dépêches. L’annulation de l’accord avec Puma pour le compte de Tactical Steel, relatif aux équipements de la CAF en 2017 serait à l’origine de son “désarroi”. Sans toutefois occulter, les plaintes de l’ancien secrétaire général du CAF, Amr Fahmy, en mars 2019 et de l’ancien directeur financier de l’organisation, Mohamed El Sherei. Toutes contenues dans des documentaires envoyés à la Fifa. Suffisant pour annihiler le test d’éligibilité du Malgache au sein du Conseil de la Fifa et par conséquent, son retrait de la course. Selon des sources dignes de foi d’ailleurs, Me Augustin Senghor n’allait jamais présenter sa candidature s’il n’était pas sûr du retrait de Ahmad de la course. Tout comme, Ahmed Yahya aussi. «Senghor a un énorme défaut. Il est très loyal(sic). Il a soutenu Hayatou jusqu’au bout. Même quand le Camerounais a été battu, il a été l’un des rares à l’accompagner à quitter la salle», témoigne un proche de l’avocat. Et d’ajouter : «aujourd’hui, il a juré fidélité à Ahmad. S’il plonge c’est que ce dernier l’a autorisé. J’en suis convaincu».

La bataille de rabat aura lieu !

L’histoire va donc se répéter. 33 ans après ! Le 10 mars 1988 à l’hôtel Safir au Caire, rappelle-t-on, le professeur d’éducation physique et ancien champion de demi-fond Issa Hayatou avait été porté à la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF). Il avait battu au troisième tour, avec 22 voix contre 18, le journaliste à la retraite et ancien arbitre, Folly Ekué du Togo. Le troisième candidat était le Dr Mohamed Abdelhalim du Soudan, membre fondateur de la CAF et président de 1968 à 1972. Des Sénégalais se souviennent encore du rôle joué par feu Mawade Wade pour envoyer le Cameroun sur le trône. Le vendredi 12 mars 2021, à Rabat (Maroc), un autre Sénégalais sera cette fois dans la course p o u r e s – sayer d’atteindre le sommet de la pyramide. Pour y arriver, Me Augustin Senghor doit s’attendre une rude bataille où il ne peut y arriver sans l’appui et le soutien de l’Etat du Sénégal. Toute une diplomatie devrait alors être mise en branle. Surtout, face à la machine anglo-saxonne qui s’organise déjà autour du milliardaire sud-africain, Patrice Motsepe, considéré à tort ou à raison comme le candidat de Gianni Infantino, président de la Fifa. Me Senghor devrait donc convaincre les zones A et B de l’UFOA, avoir la bénédiction du Maroc mais aussi et surtout, le parrainage de Issa Hayatou qui continue encore de tirer les ficelles.

Fatma Samoura derrière Ahmed Yahya ?

L’autre information également parvenue à Sud Quotidien est la position de la Secrétaire générale de la Fifa. La Sénégalaise ne roulerait pas pour Me Augustin Senghor. Mais plutôt pour le Mauritanien, Ahmed Yahya. Selon des sources dignes de foi, une telle attitude de Mme Samoura s’expliquerait par une recherche d’un point de chute. Des rumeurs de plus en plus persistantes soutiennent que l’ancienne coordinatrice résidente et humanitaire des Nations Unies et représentante résidente du PNUD au Nigeria serait de plus en plus indésirable à Zurich. Nommée le 13 mai 2016, Secrétaire Générale de la FIFA, à l’issue du 66e congrès de ladite organisation tenu à Mexico City, Mme Samoura qui a travaillé pendant plus de 20 ans sur des programmes des Nations Unies, lorgnerait le fauteuil de Secrétaire général de la CAF. Un poste que Me Augustin élu président de la CAF ne pourrait pas lui garantir. Contrairement au voisin, Mauritanien.

L’affaire tunisio-tunisienne

Par ailleurs, il faut noter qu’une sixième personne pourrait allonger la liste des candidats. Elle viendrait de la Tunisie. Mais, il va falloir que la CAF résolve ce qui est convenu d’appeler le «cas tunisien» entre Tarek Bouchemaoui qui a introduit un recours auprès de la CAF contre son compatriote Wadii Jarii, président de la Fédération tunisienne de football, qu’il accuse de ne pas avoir soumis au Comité exécutif de la Fédération tunisienne de football (FTF) la question de sa candidature au Comex de la CAF. Wadii Jarii selon elwatan.com soutient le contraire et affirme qu’il détient le PV de la réunion du Comex de la FTF qui lui a donné le feu vert pour présenter sa candidature à la CAF. Une affaire à suivre… A présent, les candidats disposent de quatre mois pour recueillir les voix des électeurs. La course est ainsi, lancée. La prochaine assemblée générale ordinaire de la CAF prévue le 11 décembre prochain à Addis-Abeba, en Ethiopie, sera déterminante pour les candidats.

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