[LEADERSHIP] Avec Dr Abdou Kader Dione, CoDiPhArM condamne «la démarche partiale» de la Directrice de l’ARP et exige l’insertion des jeunes diplômés en pharmacie

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SENtract – C’est un pharmacien, également un « soldat de la santé », et encore un « fromager du bien-être ». Qui veut redonner ses lettres de noblesses à ce métier – de pharmacien – qui perfuse la vie, mais qui se meurt. Parce que le métier d’apothicaire est malade, sa «santé» s’est dégradée, pour ne pas dire que la «pharmacie est grabataire».

Alors, Dr Abdou Kader Dione – c’est de lui qu’il s’agit, pharmacien Président de CoDiPharM (Collectif pour la défense des intérêts de la profession pharmaceutique) – est à la pointe de l’assaut pour que ce mal, en train de gagner du terrain et de gangréner le corps médical sénégalais, soit maitrisé, extirpé s’il le faut.

«Notre combat, c’est l’application du décret N° 2007-1457 en date du 3 décembre 2007 fixant les critères de création, de transfert et de répartition des officines: “Sur toute l’étendue du territoire national, le nombre d’habitants requis pour la création d’une officine de pharmacie est de 5.000 habitants. Toutefois, le Ministre chargé de la santé peut, pour des raisons de santé publique, autoriser par dérogation la création d’une officine dans une localité de moins de 5.000 habitants”, révèle Dr Dione qui se désole que cela n’ait « jamais été respecté ».

Encore, on peut citer un autre arrêté, du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, portant répartition des officines de pharmacies pour l’année 2021 – qui dit :

« Article premier. – la répartition des officines de pharmacie pouvant être créés sur le territoire national pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2021 est fixé conformément aux documents annexés au présent arrêté.

Article 2. – La distance minimale à vol d’oiseau à observer entre deux officines est :

– deux cent (200) mètres au plateau ;

– trois cent (300) mètres dans les autres communes de la région de Dakar

– quatre cent (400) mètres pour les autres régions ;

Dans les communes de Biscuiterie et de Grand Dakar où la densité de populations permet la création d’une nouvelle officine, cette distance peut être réduite dans qu’elle ne soit inférieure à 250 mètres ».

Et Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi une telle mesure ne s’applique guère, quand on voit le nombre de jeunes diplômés en chômage, quand on constate surtout à travers de la seule région de Dakar, la multitude d’endroits qui n’ont point de pharmacie dans leur environnement ?

A ces questions, le président de CoDiPharM, cherche et « recherche », comme un scientifique épris de rigueur, à trouver les réponses. A tuer le mal par la racine. Encore faut-t-il qu’on lui permette d’entrer dans le «labo» du ministère de la Santé, particulièrement l’Agence de Réglementation Pharmaceutique, pour dénoncer les maux qui gangrène la profession.

Dans une lettre en date du 24 août 2022, une lettre de demande d’informations, signée par le président de CoDiPharM, adressée à Mme la Directrice avec ampliation au ministre de tutelle, fait constater : « avec une grande surprise, une volonté manifeste de l’écarter de vos rencontres avec les organisations de la profession ». Il fait remarquer, dans la lettre, que deux réunions ont été faite (par le Mme la directrice) sans que leur organisation soit informée ni convoquée. A l’appel pour « comprendre les motivations d’une telle démarche venant d’une autorité nommée par Monsieur le président de la République pour relancer ce secteur », aucune réponse.

Nulle réponse également pour les 150 possibilités d’ouverture d’officines pour les jeunes membres de leur collectif. «Quand CoDiPhArM demande une audience, on ne répond pas on ne les convoque pas et on essaie de tout faire pour que les membres de CoDiPhArM ne bénéficient pas des sites pour ouvrir des pharmacies. Nous condamnons la démarche impartiale de la Directrice de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP)», s’offusque Dr Abdou Kader Dione.

Mais toujours est-il que pour le président de CoDiPhArM , la lutte continue. C’est un sacerdoce, la bataille pour le respect des réglementations, pour une pharmacie présente, avec l’insertion, des nouvelles jeunes compétences, au service des populations.

SENtract