[Domaine public maritime] Spoliation «sans précédent»: le début, avec le régime de me Wade

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Tract – Le domaine public maritime (DPM) connait depuis 2000 une spoliation sans précédent. Si le DPM connaissait une gestion normale sous les régimes de Senghor et Abdou Diouf, il a connu une attaque en règle sous les magistères de Me Abdoulaye Wade et de Macky Sall.

 

Telle est la conclusion d’une étude portant le titre « Le domaine public maritime de Dakar : élites, pouvoir et impunité ». Etude rendue publique récemment sous la direction de Jacques Habib Sy, Ph.D journaliste, Directeur d’Aide Transparence, Mamadou Aliou Diallo, spécialiste en gestion du contentieux aérien et maritime, chargé de cours de droit public à la Faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop, et Papa Samba Kane journaliste, rapporte Le Témoin.

Les auteurs de l’étude sont arrivés à la conclusion que « de nombreux observateurs s’accordent sur le fait que 2000 est une année repère dans l’histoire des violations du Dpm. Il y a comme une sorte de ruée sur les réserves foncières littorales de l’Etat par les mêmes classes dirigeantes, à travers les mêmes procédés, aux mêmes fins, ou pire. De fortes présomptions d’opérations financières frauduleuses, notamment de blanchiment d’argent, pèsent sur certaines des constructions immobilières luxueuses qui poussent comme des champignons dans Dakar, en contradiction flagrante avec l’état de pauvreté avancé du pays. A partir de 2000, avec la chute de l’ancien régime et l’arrivée aux affaires du pouvoir libéral, les nouveaux conquérants du Dpm n’ont pas fait dans la dentelle. Très vite, des projets d’un gigantisme inapproprié sont sortis de terre et ont été imposés à des fins d’ «embellissement» et de préservation de la mobilité urbaine, ce casse-tête quotidien des automobilistes dakarois et de sa banlieue surpeuplée ».

« Les anciennes et nouvelles élites politiques et économiques particulièrement gourmandes de terres, encouragées dans leur boulimie foncière par un Etat laxiste à souhait, se taillent rapidement, au cœur même des zones les plus convoitées du Dpm dakarois, des terrains de 1 000 m2 en moyenne et y érigent des villas dignes de Saint-Tropez ou de Beverley Hills », poursuivent les auteurs.