A Arcachon (France), dans le sillage des pêcheurs sénégalais

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Salif, 34 ans, pêcheur à Arcachon

Arrivés il y a plus de cinquante ans, les pêcheurs du Sénégal forment un noyau vaillant et efficace de la flotte arcachonnaise.

Le chalutier « Zéphyr III », quitte le port. À son bord, Lionel, le patron, Franck, Diop et Housseno. Ces deux derniers sont des pêcheurs sénégalais. Ils travaillent à Arcachon depuis environ vingt ans. Voir un équipage composé par moitié de pêcheurs sénégalais est courant dans la flotte arcachonnaise. Depuis les années 1970, une petite communauté de pêcheurs sénégalais vit et travaille dans le bassin d’Arcachon, sur la côte atlantique française.

Pêcheurs pour la plupart dans leur pays, ces hommes de l’ethnie sérère, ont quitté leur terre natale, au confluent des fleuves Sine et Saloum pour exercer leur métier particulièrement éprouvant, loin de leurs familles.
A Arcachon, cité balnéaire française réputée, de la ville d’été et ses navettes pleine d’estivants en partance pour le Cap Ferret, à la ville d’hiver et ses somptueuses villas du XIXème siècle situées sur les hauteurs, on est très loin du quotidien harassant des pêcheurs de l’Atlantique.
Pourtant, inlassablement, toute l’année, une centaine de navires, des chalutiers mais surtout des fileyeurs, sortent jusqu’à 10 jours en mer, dans le Golfe de Gascogne. C’est sur ces longues « marées » que l’on retrouve à bord les Sénégalais.

Salif, 34 ans, pêcheur à bord du Souvenir, fileyeur de 15 mètres.

Ousmane Ndong, pêcheur à Arcachon

La pêche rapporte plus qu’au Sénégal mais les pêcheurs sont payés à la part, en fonction de la pêche.

Salif et Martin à la pause.

Ces hommes viennent pour la plupart du Sine Saloum, et sont loin de leurs familles.

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