Black Panther : le blockbuster qui booste la fierté noire ?

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LE SIPIKAT – La sortie de Black Panther de Marvel était très attendue dans le monde entier, notamment aux États-Unis où on a enregistré un nombre de préventes important. Les Américains ont aimé le film à partir de sa bande d’annonce malgré les tentatives de sabotage sur Rotten Tomatoes ou encore sur Google.

De quoi parle le film ?

C’est en 1966  qu’apparaît pour la première fois la panthère noire dans les salles de cinéma. C’est donc après tout ce temps que Marvel a décidé de sortir Black Panther qui relate l’histoire d’un jeune prince héritier de Wakanda, un royaume futuriste et imaginaire africain.

T’challa entreprend de rentrer chez lui après avoir perdu son père dans un attentat. Mais il doit affronter un adversaire qui estime que la succession au trône lui revient de droit. C’est face à ces difficultés que le prince T’challa sort les griffes de Black Panther.

Un casting à la hauteur des attentes

Pour ce film, Marvel a misé entièrement sur les acteurs noirs. Ce choix est très loin d’être anodin, puisque portant un message identitaire et politique fort que son réalisateur Ryan Coogle a bien voulu mettre en avant. Parmi les meilleurs acteurs du film, figure Chadwick Boseman qui s’illustre en jouant bien son rôle de prince successeur contesté. Aussi, on note la présence de Forest Whitaker que je considère comme faisant partie des plus grands acteurs.

Il a su tirer parti de l’héritage de la panthère noire et du défunt roi pour rendre le film très vivant et époustouflant. Il n’aurait sans doute pas réussi si le petit monde qui l’entoure ne jouait pas un rôle cardinal. Ryan Coogle qui a écrit ce film a également voulu (et il a réussi) donner l’image des femmes fortes à travers Shuri, la petite sœur de T’challa, sa garde du corps Okoye ainsi que la reine mère. De cette manière, Black Panther donne aussi une image positive avec ces femmes libres et géniales.

Cette image positive, le film a également voulu la passer à travers les romances assez rares entre  T’challa et Nakia. L’autre personnage, Lupita Nyong’o sert plutôt de guide pour l’acteur principal. On peut signaler tout de même quelques manquements, notamment avec le traitement réservé au personnage d’Andy Serki. Mais c’est cette conception des choses qui fait de Black Panther un blockbuster pas comme les autres. C’est aussi ce qui lui permet de traiter des thématiques comme la politique et le sociale avec une simplicité remarquable. Mais Marvel a voulu avant tout miser sur la vraisemblance.

Un démarrage trop long

On peut fustiger le fait que le film mette un temps fou non seulement à démarrer, mais aussi à la présentation du Wakanda. On se dit au final que c’était important puisqu’il s’agit d’une société tiraillée entre tradition et modernité, d’où la nécessité de prendre le temps pour bien présenter ses différents acteurs. C’est l’entrée en scène d’Erik Killmoger qui va donner un nouvel élan au film. Ce temps long permet aussi d’admirer la performance de Micheal B. Jordan qui est très captivante et stratosphérique.

Une réalisation digne de Marvel

On a toujours reproché à Marvel de réaliser ses films de façon très conventionnelle, c’est-à-dire sans mettre beaucoup de folie derrière la caméra. Black Panther n’a pas échappé à la règle ; à la seule différence que sa réalisation se démarque par son efficacité. Sur ce point, on peut tout bonnement affirmer que Marvel a fait un travail formidable notamment sur les décors naturels des villes de Wakanda.

Nul doute aussi que son scénario sera apprécié avec sa thématique principale qui est la politique dans un film de super héros. Il évoque aussi un défi actuel qui n’est autre que l’autarcie ou le repli communautaire qu’on doit confronter avec la nécessité de s’ouvrir au monde. Mais au cours du film, on comprend que c’est la coopération entre les peuples qui prévaut.

Le Sipikat

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