Depuis un certain moment, les séries ou téléfilms qui sont diffusés par nos chaines de télévision créent une polémique orchestrée par des défenseurs des valeurs dont ONG Jammra. Mais aussi au niveau de la population qui interpelle l’Etat et les instances de régulation en les appelant à la censure de certaines séries.

Le conseiller Culturel à la présidence, El Hadj Hamidou Kassé par ailleurs un artiste défend sa paroisse et est contre toute censure d’une œuvre artistique. « En tant qu’artiste, vous comprenez bien que je sois absolument contre la censure. Absolument ! » a-t-il déclaré dans l’émission « Toute la vérité » de Sen TV ». Donnant ses raisons, il a tenu à préciser que : « L’artiste fait également face à un tribunal qui est extrêmement important. C’est le tribunal de sa conscience. Parce que c’est ce tribunal qui dit à l’artiste voilà les limites, pas de l’inspiration mais de ce que tu peux exprimer dans l’espace public. Et qui, selon les formes de conscience ambiante dans la société, peut être reçu à des niveaux différents ».

A l’en croire, c’est à l’artiste de s’imposer cette rigueur discernante, « c’est à dire une rigueur qui permet de distinguer ce qui est utile et transmissible, de ce qui peut provoquer inutilement le rejet ou un déficit de réceptivité de ce que l’on exprime » note le ministre conseiller. Et M. Kassé de souligner « le CNRA est dans son rôle. Parce que la régulation, c’est une quête d’équilibre, c’est-à-dire, comment des intérêts divers ou des perceptions diverses peuvent trouver un espace d’expression dans un cadre harmonieux » fait-savoir.

Dans ce cas de figure, il pense aussi que le CNRA qui est dans son rôle doit être renforcé et encouragé. « Mais c’est surtout au niveau des artistes, au niveau des producteurs que nous devons faire preuve de cette rigueur », indique-t-il.

Sur la question du projet de loi relatif au statut des artistes et des professionnels de la culture, l’écrivain estime que : « L’espace ouvert du développement des arts et de la culture de notre pays, au regard de ce que nous faisons depuis 2012, s’adosse également à cette exigence que l’artiste doit vivre de son art » :

En effet il a tenu à rappeler que « Nous avons vu beaucoup d’artistes, malheureusement, terminer leur carrière de façon désastreuse. Il est question de dire que l’art n’est pas seulement un produit symbolique, axiologique, au sens de la valeur. Mais que c’est également un produit, entre guillemets, marchand, c’est-à-dire qui est dans des rapports de marché et qui peut permettre à celui qui produit des œuvres d’art, de vivre pleinement de son art, d’avoir accès à la santé ainsi qu’à la retraite » rappelle le ministre.

Selon El Hadji Kassé il y a non seulement ce cadre réglementaire du statut de l’artiste. « Il y a aussi l’Association des métiers de la musique (AMS) qui travaille également sur des aspects extrêmement importants comme la possibilité d’avoir droit à la retraite etc. Il y a aujourd’hui une sorte de révolution qu’on est en train de vivre du statut de l’artiste et c’est tant mieux. Parce que cela renforce les capacités de création, d’invention et d’innovation de nos artistes dans tous les domaines », a-t-il conclu.

Aidara KARARA

Tract

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