CHRONIQUE – « NdoumbéLand, Si loin, Mais Si Proche du Sénégal » : Osez Sonko ! (Par Gilles Eric Foadey*)

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« C’est le rôle des propagandistes de dissimuler les desseins réels sous les déguisements les plus nobles, et c’est le rôle des citoyens libres de scruter les actes pour dépouiller les mensonges de leur accoutrement. » (Amin Maalouf, Le dérèglement du monde)

 

OSER LA CITOYENNETÉ : VOTEZ OUSMANE SONKO!

Il fait partie des candidats les plus probes pour briguer la magistrature suprême au Sénégal. Entre temps, il a pris de la bouteille en ralliant à lui ceux et celles des candidats, imbus de probité, qui ont le Sénégal à cœur et une vision pragmatique pour son développement durable adossé à la redevabilité de la bonne gouvernance. Il lui faut être ouvert aux critiques et ne point se laisser aller à avoir un égo qui enfle. Avec les autres probes qui ont le Sénégal à cœur, Macky Sall ne devrait, en principe, avoir aucune chance de passer le premier tour. Il est, et de manière empirique, l’un des moins mauvais candidats et qui, manifestement, suscite plus d’adhésion chez celles et ceux qui veulent la vraie rupture. Maintenant, qu’on lui reproche le manque d’ouverture chez ses inconditionnels, cela relève du manque de culture citoyenne propre à une bonne majorité de Sénégalais. Pour l’heure, il est question de faire partir l’APR et de dire non à la prédation. Qui plus est, il a des propositions et solutions  pas loufoques pour gouverner autrement le Sénégal. En clair, il s’inscrit dans la bonne gouvernance qui correspond à une conscience citoyenne trop longtemps demeurée inerte du fait de prébendes et d’achat de conscience. Ce candidat de la vraie rupture s’appelle Ousmane Sonko. C’est mon candidat. Dans la séquence décisive où nous sommes, il est le moindre mal. Il nous demande de tuer le vieil homo Sénégalensis en nous et de renaître. Différemment. Plus pragmatique pour une rupture conséquente. La vraie où, le mérite des preux Sénégalaises et Sénégalais sera pris en compte. Pour  ENFIN faire émerger ce pays doté d’immenses et valides ressources humaines. Ne pas confier le pétrole aux ripoux et autres forbans. Mener le combat pour une monnaie communautaire dans le cadre de la CEDEAO et/ou de l’UEMOA. Retrouver la dignité pour un développement durable. Et Sonko répond à cet idéal. À ceux qui hésitent votez pour lui. N’ayez pas peur. Il est le moindre mal parmi les cinq candidats. Il peut jeter les bases du développement durable et de la bonne gouvernance. Let’s do the right thing for Senegal’s sake. Seulement, les Sénégalais en son temps, avaient préféré Macky Sall au Pr Ibrahima Fall, la peste à la céphalée. Allez savoir!  Au total, l’ère des partisans semble révolue. Le partisan s’attache à une personne, le militant à des principes. Les locomotives partent, mais souvent sans les wagons… Pour ma part, j’ai quitté l’Abyssinie pour me rendre à mon bureau de vote à Johannesburg. Que les urnes soient sécurisées et que la démocratie des preux sorte vainqueur des urnes. Pour le Sénégal que nous voulons léguer à nos enfants. En toute dignité. Indignons-nous. Aux urnes Citoyens!

PS: Concernant Sonko c’est un « Nittu dëgg dox ci xaal wi jub moko gënël jaar ci ñal wi dëngë. Mo tax mu niru ku kompliké ».

 

CENA ET CNRA : IL EST EXIGÉ  DE VOUS UNE POSTURE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE. 

Vote bientôt validé ? Et résultats sincères ?

 

À la mi-septembre, voici les questions que l’on se posait et auxquelles aucune réponse pragmatique ne fut apportée. Ni par les média, ni par la société civile, ni par les partis politiques. Quand le sujet est victime de déni et qu’il s’y complaît, celui qui est aux abois fait feu de tout bois. Et, ce dernier nous le connaissons. On ne devrait pas à  jour J-2 sortir de sortir de notre longue hibernation léthargique pour se plaindre de nos propres turpitudes, voire laxisme… . Mais enfin… Et ce n’est plus si évident de parler de transparence quand, en son temps, après les législatives calamiteuses le travail requis ne fut fait. Vivement la transparence du scrutin! Ce qui suit n’a fondamentalement pas pris une ride.

Il est grand temps que la CENA sorte de son mutisme pour remettre les choses à plat et tirer sur la sonnette d’alarme pour des élections crédibles. C’est impératif. Ces élections sont celles de tous les dangers. Il y a péril en la demeure Sénégal.

À ceux et celles qui estiment que le changement est nécessaire, le plus urgent consiste à identifier les vrais porteurs du changement véritable et faire le tri parmi les présidentiables. Mutualiser les forces progressistes. S’approprier le processus électoral. Interpeller la CENA et tourner les pages sombres de la prédation. Il faut s’y atteler par des actes citoyens en ayant des réponses précises aux questions suivantes : Comment fonctionne le parrainage ? Où en est-on avec le retrait des cartes ? Quel sort est réservé à celles et ceux inscrits mais qui ont été victimes de la rétention des cartes lors des législatives calamiteuses ? Comment exiger leur délivrance ? Combien de bureaux de votes existent au total sur le territoire ? Comment faire pour y avoir des vigies citoyennes pour communiquer les résultats dans les bureaux de vote à la clôture du scrutin et les communiquer à travers un site centralisateur, via WhatsApp par exemple ? Comment s’assurer de la probité et de la sincérité du vote des militaires ? Comment encadrer les mouvements de toute cette horde de fonctionnaires, non républicains, qui vont d’une région à une autre sans entrave, aucune, le jour du scrutin ? Des questions pour lesquelles les citoyens, les media et la société dite civile devraient exiger de la CENA des réponses.

Pour l’heure, le Président Macky Sall pauvre qu’il n’était pas comme Job, est devenu riche comme Crésus à l’exercice du pouvoir. Lui et les siens ont la ferme ambition et les moyens, pensent-ils, de continuer à paître l’herbe rabougrie du pâturage Sénégal. Si Demain, forcing ou pas, il demeure président, alors là nous méritons l’incompétence. Nous continuerons avec résilience à subir les dénis de justice pour in fine, avoir les dirigeants que nous méritons. Ces élections sont loin d’être une partie de promenade dans un parc.

 

NE PAS SE VOILER LA FACE  

On arrête de cirer les pompes !

On arrête de cirer les pompes au Sénégal. Aucun des candidats ne saurait passer au premier tour. Et ceci il faut que le pouvoir sortant, les Sénégalais et la « soi-disante communauté internationale » l’intègrent. Que la pseudo opposition et la pseudo société civile ne l’aient pas compris pour aider à verrouiller le processus électoral en amont, c’est une chose effarante au regard des élections législatives calamiteuses avec ses fumeuses cartes biométriques qui ont coûté les yeux de la tête aux contribuables. Pour l’heure, à la mi-journée du scrutin, point de coupure d’internet et pas de déploiement de chars. La grande muette et les appareils idéologiques d’Etat sont tenus d’avoir une posture républicaine. Tout le reste relève de la marche à l’ombre. No passaran !

SÉNÉGAL: MÉDIA ET ÉLECTIONS  

 

Our mainstream media’s don’t speak truth to power. Ils devraient tous s’entendre pour faire le même Éditorial signé par tous les Directeurs de publication qui se respectent pour des Élections transparentes et sans contestations. Car, Tous savent depuis la farce des législatives calamiteuses que, tel qu’il se présente, le fichier électoral ne garantit point la légalité et la légitimité du scrutin du 24 février. Et ce n’est pas à moi de vous donner des éléments de langage! Et voilà que c’est Me Wade, qui mène un combat d’arrière-garde pour son fils qui doit leur rappeler (aux média) le rôle de chien de garde qui est le leur. À longueur de colonnes, de pseudos analyses, ils passent tout leur temps à abrutir la plèbe. Honte à vous !

Gilles Eric FOADEY

* Journaliste, Consultant media, Traducteur et Interprète de Conférence. Il vit entre Addis-Ababa en Éthiopie et Johannesburg en Afrique du Sud.  Il fut de 2009 à 2015 le responsable de la communication de l’Agence du NEPAD.

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