Comme François Mitterrand, Macky Sall s’engage à « ne poursuivre aucun journaliste tant qu’il sera Président »

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Le chef de l’Etat sortant Macky Sall a réaffirmé, dimanche, en marge du Forum de Paris sur la paix, qu’il ne traduira aucun journaliste sénégalais devant la justice, tant qu’il est à la tête de l’Etat.

Macky Sall : « Je ne poursuivrai aucun journaliste en justice tant que je serai président »
Le Président français François Mitterrand s’y était engagé durant son double mandat de Président de 1981 à 1995 : ne jamais poursuivre de journaliste en justice. Et il s’y était tenu, malgré le harcèlement incessant dont il fut l’objet de la part des journalistes à la fin de son magistère, du fait notamment de son passé trouble avec le régime pétainiste.  Dans le même sillage, le chef de l’Etat sortant Macky Sall a indiqué à Paris : « J’ai fait une déclaration en disant que tant que je serai président, je n’enverrai jamais un journaliste devant la justice ; au mieux, je pourrai saisir le tribunal des pairs pour laisser les collègues juger leur confrère ».

Macky Sall qui s’exprimait lors d’une rencontre initiée par l’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF), en marge de la célébration du centenaire de l’Armistice marquant la fin de la première guerre mondiale, a rappelé qu’il n’y avait « aucun journaliste emprisonné, ni même interpellé » au Sénégal, depuis son élection.

Dans des propos rapportés par l’édition de lundi du quotidien Le Soleil, lundi, le Chef de l’Etat qui a fait un bref rappel historique de la presse au Sénégal, est revenu sur le vote du Code de la presse.

Aussi, a-t-il souhaité que « ce Code accompagne la qualification des journalistes et des hommes des médias puisqu’il y a une menace’’ sur le journalisme constituée par « les pouvoirs de l’argent, de l’Etat et, ceux obscurantistes ».

Pour Macky Sall, « les plus gros ennemis ne se situent pas du côté de l’Etat, parce que si l’Etat est dirigé par des démocrates, objectivement, il est votre allié dans la liberté de la presse… ».

Il fait par ailleurs remarquer que « le droit à l’information, la liberté de la presse, n’est pas seulement l’apanage des pays développés. En Afrique également, estime le président Sall, il y a une volonté de plus en plus affirmée d’assurer la protection des journalistes et de créer les conditions d’un exercice libre de cette profession ».

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