COMMISSION AD HOC A L’ASSEMBLEE NATIONALE : L’opposition boycotte la séance de validation

0
10

(Tract)- Brouille à l’Assemblée nationale ! La séance d’installation de la commission ad hoc a été boudée par une partie de l’opposition, ce mercredi. Aïda Mbodj, représentante du député Ousmane Sonko dans ladite commission, Mame Diarra Fam, député du Groupe des Libéraux et Démocrates, Cheikh Bamba Dièye, représentant des non-alignés dans la commission ou encore Moustapha Guirassy, disent ne pas vouloir cautionner « l’arbitraire » qui est en train de se dérouler à l’hémicycle rapporte emedias.

Toute est partie de la saisine, polémique, du juge d’instruction, chargé du dossier de l’affaire Sweet Beauty. Selon les députés frondeurs, ce juge du 8e cabinet a saisi le président de l’Assemblée nationale en citant nommément Ousmane Sonko, alors que sur le réquisitoire introductif du Parquet, la seule référence du juge, le Procureur a visé X. « Il n’appartient pas à l’Assemblée nationale de définir X. Il fallait se limiter sur le réquisitoire introductif du Procureur qui ne cite pas expressément X », a déclaré Aïda Mbodj, devant les journalistes et en face des grilles du bâtiment de l’Assemblée. « Le juge d’instruction, la lettre qu’il a reçue du Procureur n’a pas nommé Ousmane Sonko », renchérit la députée Libérale, Mame Diarra Fam. « Il n’y a pas de député qui se nomme X à l’Assemblée. Et il n’appartient pas aux députés de désigner X », ajoute Moustapha Guirassy. L’ancien ministre de la Communication, sous Me Abdoulaye Wade, estime que la procédure de la levée de l’immunité parlementaire de Sonko est en train d’être biaisée.

De l’autre côté, le député socialiste de la majorité, Abdoulaye Wilane conteste. Selon lui, le président de l’Assemblée et la présidente de la Commission des Lois ont bien reçu des PV où Ousmane Sonko a été nommément cité. Accusant ses collègues de « vouloir tromper l’opinion » par du « show médiatique », Wilane promet la poursuite du processus de la levée de l’immunité de Sonko. Toutefois, il note que celle-ci ne signifie pas que le leader du parti Pastef est coupable. « Il bénéficie toujours de la présomption d’innocence », déclare Wilane.

Tract