- Période d'incubation, taux de mortalité etc. -

Coronavirus : l’état actuel des connaissances sur le Covid-19

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Alors que la contamination du coronavirus s’accélère à travers la planète, voici ce que l’on sait aujourd’hui de ce virus et son épidémie.

Près de 80 000 personnes infectées par le Covid-19, la contamination s’accélère à travers la planète. Le monde doit se préparer à une éventuelle pandémie, selon l’OMS. La hausse des cas est notamment jugée très préoccupante en Italie, en Iran et en Corée du Sud. Rome dénombre ainsi ce mercredi 26 février onze morts liés à l’épidémie. Deux mois après l’apparition du nouveau coronavirus. Il n’existe pas de vaccin pour s’en prévenir. Il est donc recommandé de bien se laver les mains et de rester à plus d’un mètre d’une personne qui présenterait des symptômes.
Des masques de type chirurgicaux peuvent être utilisés par les malades pour éviter les transmissions mais ils ne protègent pas. En revanche, le gouvernement vient de commander plusieurs dizaines de millions de masques filtrant d’un autre type, appelé FFP2. À usage unique, ceux-là servent à se protéger soi-même d’une contamination d’un tiers par voie respiratoire. Jusqu’à présent, ils sont principalement recommandés pour les personnels de santé.

Combien de temps dure la période d’incubation ?

La période d’incubation va de 2 à 14 jours. Mais selon des publications récentes, des cas supérieurs à 14 jours ont été constatés. En Chine, un homme a ainsi contracté le coronavirus mais n’a développé les symptômes que 27 jours après. Ces cas restent rares selon les experts et la moyenne de la période d’incubation se situe plus entre trois et sept jours.

Quels sont les symptômes ?

La difficulté pour détecter le coronavirus est que les symptômes sont peu spécifiques et peuvent être assimilés à ceux d’autres maladies. Le virus provoque ainsi des toux, de la fièvre ou de la fatigue. Dans certains cas, des diarrhées ou des vomissements peuvent aussi apparaître.
Selon une étude allemande parue dans le New England Journal of Medicine, des personnes n’ayant aucun symptôme pourraient aussi propager le virus. Une enquête contestée mais qui rejoint le constat des autorités chinoises selon lesquels il pourrait y avoir des porteurs sains.
Si cette information était confirmée, elle rendrait plus difficile la gestion du virus. Le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a ainsi exprimé vendredi sa préoccupation face au nombre de cas sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage ou les contacts avec un cas confirmé.

Est-il très contagieux ?

Aujourd’hui, l’indice de contagion est estimé entre 1,5 à 3,5. En comparaison, celui de la grippe espagnole de 1919 était de 2,2, celui du rhume est de 2 et celui de la grippe saisonnière de 1. Un chiffre qui reste très éloigné de la varicelle (8,5), de la rougeole (9) ou du choléra (9,5).

Quel est le taux de mortalité ?

Pour l’instant, près de 2 600 personnes ont succombé en Chine, sur 77 000 cas de contamination. Soit un taux de 3,37 %. Mais ce chiffre doit être pris avec précaution selon les scientifiques puisque tous les malades ne sont pas identifiés.
Jeudi dernier 20 février, une vaste étude chinoise évoquait plutôt un taux de 2,3 %. Dans les deux cas, c’est plus que la grippe saisonnière (0,1 %) et moins que l’épidémie de SRAS (9,6 %). Mais cette dernière n’avait touché que 8 000 personnes lorsqu’elle s’était propagée en 2003.
Parmi les individus touchés, les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires ou de diabète sont les plus menacés. Le taux de létalité augmente aussi avec l’âge et les plus de 80 ans sont les plus à risque, avec une mortalité de 14,8 %. À l’inverse, pour les personnes âgées de moins de 39 ans, ce taux serait de 0,2 %, toujours selon cette étude chinoise.

Tract (avec médias)