Association des bars-restaus du Sénégal : « L’État doit nous accompagner ou nous laisser ouvrir la journée « 

0
208

Les bars-restaus ont été zappés par le fonds covid-19. Jean Mendy, président de l’association des opérateurs économiques et tenanciers de bars et restaurants du Sénégal (AOERTBRS)  sonne l’alarme : «Nous avons tous les documents administratifs nécessaires pour exercer. Nous sommes reconnus par l’Etat du Sénégal. Nous payons l’impôt annuel et les taxes municipales. Nous avons un personnel qu’on a embauché, le loyer à hauteur de 250.000f, sans compter la facture d’électricité qui avoisine les  300.000 francs surtout en cette période de canicule dans certaines zones de Dakar où il fait chaud dans les pièces ».

Leurs bailleurs et leurs fournisseurs sont a leurs trousses. Alors qu’ils n’ont pas les moyens pour honorer les dettes. «Nous avons des problèmes avec les bailleurs. Pour le loyer seulement, sur les 60 barmans de la région du Cap Vert dûment inscrits, répertoriés et reconnus par l’association, la dette dépasse 100.000.000 francs Cfa. Ceci sans compter les dettes contractées auprès de nos fournisseurs. Certains pour la dernière commande qu’ils n’ont malheureusement pas écoulée à cause du couvre-feu et de l’état d’urgence, se sont retrouvés avec une dette de plus d’un million par personne et la marchandise dort dans les bars».

Les bars-restaus proposent une solution de sortie de crise : «Si l’Etat ne peut pas nous accompagner, qu’il nous permette d’ouvrir nos bars et restaurants dans la journée. C’est une autorisation de vente que nous demandons. Sans quoi les bailleurs nous emmènerons en justice, nous perdrons nos business et des pères de famille se retrouveront au chômage». «C’est pourquoi nous invitons le gouvernement à  discuter avec les bailleurs pour trouver ensemble une solution définitive à la question parce que la situation est plus que critique », indique Jean Mendy.

Tract