Musique : un groupe sénégalais dans le Top 10 africain des albums 2020

Tract – Qu’ils soient novices ou confirmés, les artistes africains ont cette année encore, fait preuve de grand talent malgré les circonstances particulières qui les ont empêchés, pour beaucoup, d’exporter leur musique. Afropop, « patrimoine », rap ou rock, tous les styles ont fleuri sur le continent. Voici la sélection de Rfi Musiques pour l’année 2020 écoulée.

Empress de Yemi Alade

Figure majeure de la scène nigériane qui irradie auprès de la jeunesse du continent, la trentenaire Yemi Alade poursuit l’entreprise de décloisonnement de l’afrobeat sur Empress, son cinquième album en six ans avec la participation entre autres de Dadju et Vegedream. À travers ses choix autant intelligents que stratégiques, la chanteuse confirme et consolide son statut, tant en termes artistiques que de qualité de production.

Gerasonobu de Elida Almeida

Consciente de la nécessité permanente de se renouveler sans perdre son identité, alors qu’elle n’en est encore qu’aux prémices de sa carrière internationale, la chanteuse cap-verdienne Elida Almeida appartient à une génération qui ne craint pas de déplacer sa ligne d’horizon. C’est le sens de son troisième album, Gerasonobu, ancré dans sa culture natale mais qui embrasse le monde.

Dankélé de Bamba Wassoulou Groove

Dankélé est le deuxième opus de Bamba Wassoulou Groove, un groupe monté en 2013 par feu Bamba Dembélé, pour perpétrer le son du Super Djata Band. Aujourd’hui, c’est Maguett Diop, le percussionniste, qui évoque cette belle épopée.

Yaamatele de Daara J Family

Quatre ans après Foundation, les deux rappeurs sénégalais de Daara J Family, Faada Freddy et Ndongo D, reviennent avec Yaamatele, un nouvel opus forgé entre Dakar, Paris et Kinshasa. Sur ses pistes, ils s’insurgent contre le capitalisme, militent pour l’écologie, et s’adressent, en wolof, en français et en anglais, aussi bien aux peuples qu’aux puissants. Pour eux, le rap, hérité des griots, est vecteur d’éducation. Encore une fois, avec Daara J Family, on est à bonne école !

Kriola de Dino D’Santiago

En permanente évolution artistique et à l’écoute autant de ses origines que de son époque tournée vers les sonorités électro, le chanteur Dino D’Santiago s’émancipe avec brio et inventivité des cadres réducteurs de la musique capverdienne. Kriola, quatrième album du francophile Portugais trentenaire, brille par sa densité tout en légèreté, à l’image de la réminiscence de ses mélodies.

Amewuga de Elom 20ce

« L’être humain est plus précieux que les biens matériels », Amewuga en langue éwé ! C’est le titre et le message du nouvel album du rappeur togolais Elom 20ce. Blessures, batailles et amour. En 16 titres aux notes jazzy et aux rythmiques traditionnelles africaines, Elom 20ce explore le politique par l’intime. Rencontre avec un homme de conviction.

On entre KO, On sort OK Hommage à Franco Luambo de Ray Lema

Il y a un an, la treizième édition du JazzKif Festival à Kinshasa accueillait, entre autres, Ray Lema, qui pour l’occasion proposait un concert fort révérencieux durant lequel il célébrait l’une des grandes figures de la culture populaire congolaise, le regretté chanteur Franco Luambo. Cette prestation fut enregistrée et fait aujourd’hui l’objet d’un album.

Safe And Sound de Awa Ly

Il y a quatre ans, la chanteuse Awa Ly sortait son premier disque, Five and a Feather, dans lequel elle communiquait avec les mondes invisibles. Aujourd’hui, avec Safe and Sound, elle renforce encore sa dimension spirituelle et tribale : une sorte de transe douce et puissante, aux couleurs jazz.

Optimisme de Songhoy Blues

Pour ce troisième album, le quartet malien électrifié Songhoy Blues est parti enregistrer à New York, histoire de survitaminer définitivement son blues du désert avec des accents rock et punk, et surtout une énergie débordante ! Original, percutant, irrésistible : l’album Optimisme porte bien son nom !

Star Feminine Band

Le groupe vient de Natitingou, au nord-ouest du Bénin. Composé de jeunes filles âgées de 10 à 16 ans, le Star Feminine Band propose une musique moderne s’inspirant de la tradition, et sur laquelle elles chantent la femme africaine. Sandrine Ouei, l’une de ses musiciennes, André Balaguemon, qui dirige l’orchestre, et Jean-Baptiste Guillot, qui l’a signé sur son label, Born Bad, nous parlent d’une aventure pas banale.

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