En fuite vers le Ghana, le candidat du parti de Gbabgo arrêté

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Le porte-parole de l’opposition ivoirienne Pascal Affi N’Guessan, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à Akoupé (100 km au nord d’Abidjan), a appris l’AFP auprès d’un cadre de son parti.

« Affi N’Guessan a été arrêté dans la nuit. Il se rendait à Bongouanou », a affirmé Eddie Ane, cadre du Front Populaire Ivoirien (FPI) dont M. Affi N’Guessan est le président.

« M. Affi N’Guessan a été arrêté près de la frontière avec le Ghana. Il était en fuite », a confirmé une source gouvernementale.

Akoupé se trouve sur la route entre Abidjan et Bongouanou qui n’est pas très loin du Ghana.

« Nous avons appris la nouvelle de son arrestation, je sors de la DST (Direction de la Surveillance du territoire), on m’a répondu qu’il n’y était pas. Je pars à la préfecture de police pour une autre vérification », a précisé à l’AFP un de ses avocats Me Félix Boble.

Le procureur d’Abidjan Richard Adou a annoncé jeudi que M. Affi N’Guessan ainsi que l’ancien ministre Abdallah Mabri Toikeusse étaient « en fuite et activement recherchés ».

MM. Affi N’Guessan et Toikeusse, ainsi que Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du principal parti d’opposition de l’ancien président qui a déja été arrêté, font l’objet d’enquêtes pour « complot contre l’autorité de l’Etat », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », selon le procureur.

L’opposition qui avait boycotté la présidentielle du 31 octobre dont elle ne reconnait pas le résultat, avait lancé une campagne de désobéissance civile avant le scrutin et annoncé la formation d’une pouvoir parallèle dit de « Conseil naional de transition » après l’élection.

Le président Alssane Ouattara, que l’opposition dit ne plus reconnaitre cmme président a été réélu pour un troisième mandat controversé sur le score écrasant de 94,27%.

Une quarantaine de personnes ont été tuées dans les violences liées à l’élection depuis le mois d’août.