ÉVENTUALITÉ AGITÉE D’UN TROISIÈME MANDAT DE MACKY SALL : La député Aida Mbodji, toutes griffes dehors

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On est loin de 2024, année des joutes présidentielles au Sénégal. Mais la candidature du président Macky Sall est déjà à l’ordre du jour, agitée par les politiques, la société civile etc.  Mais, le chef de l’Etat étant un fin stratège, un « bon » politique maintien encore le suspense, laissant tout un chacun en train de piailler, de débattre, faire de la météo sur la question, sans avoir aucune réponse tranchée de la part du boss.

Cette fois-ci, c’est la députée Aida Mbdoji, qui remet le débat du 3e mandat au goût du jour. Invitée de la matinale « Toc-Toc Sénégal » sur ITV la « lionne du Baol » sort ses griffes et avertit le locataire du palais si toutefois il tente de forcer un 3e mandat qui n’est pas légal.  « S’il tente de briguer un troisième mandat, il subira les mêmes conséquences que ceux qui, dans le passé, ont tenté de le faire », a-elle averti Aida Mbodji, sur un ton martial. Avant d’ajouter que : « C’est une boulimie qui n’a pas son sens et il faut savoir raison garder. C’est la constitution qui dit que nul ne peut faire plus de deux mandats. Or lui, est à son deuxième mandat. Je pense que ce n’est pas la peine d’épiloguer sur cette question ».

Etant une bonne cliente pour les médias, Aida Mbodji a abordé durant cette émission plusieurs points liés à l’actualité sénégalaise. Par exemple, s’agissant de la déclaration de patrimoine du président de la République, la parlementaire rappelle que c’est la constitution qui, en son article 37, lui demande de faire sa déclaration de patrimoine. « Même s’il est réélu, il doit faire cette déclaration de patrimoine. La déclaration se fait corollairement avec la prestation de serment. Il est tenu de refaire une déclaration de patrimoine à l’entame de son deuxième mandat », explique-t-elle.

L’ancienne présidente du Conseil départemental Bambey a regretté aussi, le deux poids deux mesures dont fait montre le président de la République suite à la publication des rapports de l’Inspection générale d’Etat (IGE), épinglant des pontes de la République. « Au lieu de faire appliquer la loi et de prendre des sanctions contre ceux qui sont épinglés, il invite à l’introspection. Donc, nous ne pouvons que définir une gestion encore une fois manichéenne. C’est-à-dire si ce sont des gens de l’opposition qui sont épinglés, on leur inflige une sanction. En revanche, si ce sont les gens du pouvoir, on leur applique la morale. On ne les sanctionne pas pénalement », regrette-t-elle.

Sur la requête qu’elle avait introduite à l’Assemblée Nationale, sur les questions d’actualité pour demander à Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale età son collègue Mansour Faye, ministre en charge du développement communautaire, de l’équité territoriale de venir, à l’hémicycle, s’expliquer sur la façon dont ils ont géré les fonds qui leur ont été confiés dans la gestion de la Covid-19. La dame note qu’elle n’est pas surprise de voir sa requête tomber à l’eau. « Parce que, ce n’est pas la première fois que les questions d’actualités soient déposées par les députés et sont rangées dans le tiroirs » se désole l’ancienne compagnonne de Abdoulaye Wade.

Aidara KARARA

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