Fashion & Models : « Queen Maeva Thioune, séquences et cadences d’une reine des podiums »

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Elle n’est ni en surpoids, ni filiforme pour autant. Elle est… grâce, parée d’atours naturels percutants. Elle est grande. Si sa masse corporelle ne dépasse pas celle d’une femme sénégalaise très ordinaire, sa corpulence équilibrée est un mélange de membres et de galbes culminant à 1m80 (sa taille) qui fait de son être une matière douce à la peau ferme, si douce que ses mouvements en sont un chant lyrique… Si vous avez raté ses défilés où on la voyait ondoyer comme un chatoyant dauphin dans le courant une onde angélique, ceci est votre chance : regardez, non, matez ses photos. Elle s’appelle Mamy Awa Thioune. Et parce qu’elle se sent «reine», on la surnomme Queen Maeva, un pseudo perso, plaisant composé des prénoms Mamy (Ma) et Awa (Eva).  

Dans la sphéricité de son visage, clignent des yeux vifs mais tendres, s’illustre, mignonne proéminence, un nez, se dessinent des lèvres charnues et finement ciselées comme ébauchées au henné sur un rivage de jolies pommettes. Cette effigie est bien celle de Mamy Awa, jeune dakaroise née à Pikine, cette grande bourgade où elle a commencé à souffler la joie de vivre et s’en rappelle depuis l’époque de son adolescence richement vécue entre la capitale sénégalaise, les villes de Tambacounda et Mbour. Enfant calme, un tantinet bagarreuse quand on cherche à lui marcher sur les pieds, Mamy a été une élève brillante et travailleuse. Mais, elle a arrêté ses études en classe de terminale. Peut-être avait-elle déjà la tête ailleurs. La mode par exemple. «Etant toute petite, j’ai toujours aimé la mode et les défilés. Mes parents et proches le savaient surtout ma mère. C’est pourquoi, elle a essayé de me canaliser dans mon choix, mais à condition que j’atteigne la majorité, histoire d’avoir quelque chose dans la tête», révèle la reine. Elle se rappelle encore que son père, dans son désir de défiler pour les stylistes, avait catégoriquement refusé de la laisser, elle, sa fille, se dandiner sur les podiums. «Têtue et un peu casse-pieds, il a finalement accepté», dit-elle. Il faut dire que c’est parce qu’elle était devenue majeure et surtout qu’elle en a à revendre, cette envie de croquer la vie à belles dents. Cependant, parents et proches «n’étaient pas du tout choqués» quand ils l’ont observée réaliser son rêve. Ils étaient plutôt fiers d’elle «car, ils savaient que non seulement j’adorais ce que je faisais, mais j’en avais également les potentialités», fait-elle savoir. Aussi, aujourd’hui, Queen Maeva peut exprimer ceci : «Dieu merci, ils savent que j’ai la tête sur les épaules et qu’ils n’ont pas failli à l’éducation et aux valeurs qu’ils m’ont inculquées». Alors, la fille de la famille Thioune est devenue une véritable femme mure que l’on peut regarder, à l’envie, défiler sa belle plastique.

On parlera encore de son visage mignon et de son nez fin…

Maeva affiche un tour de hanches parfait, et c’est un plaisir des yeux d’épier les expressions de sa taille ciselée par le corset qu’elle porte. Son cou d’antilope dégagé, mis en valeur par une jolie robe dont les manches recouvrent harmonieusement les épaules, est un des beaux tableaux de la création qu’accentue la naissance d’une gorge discrète articulée, à l’occasion d’un des défilés, d’un charmant contour de dentelle. On parlera encore de son visage mignon, de son nez fin, de ses pommettes hautes surtout quand elle vous sourit généreusement, entre ses boucles d’oreille rouges et sa coiffure afro… Si on continue la description physique, on en arrive à vous prouver qu’elle porte du  «M», taille qui valse et se comprime  entre 34, 36 ou 38. Vous la voyez porter un jean et vous avez un désir irrépressible de cheminer avec elle dans un conte de mille et une nuits… de défilé. «Malheureusement, j’ai pas encore fait de voyage hors du pays. J’ai fait juste quelques régions du pays», justifie-t-elle pour ne pas édulcorer le rêve.

 

N’empêche, cela n’enlève en rien cette attraction de rester et voir une Queen flâner, sous moult coutures, dans les différents royaumes de la mode au Sénégal. Et dans les défilés, balades royales de la reine Maeva, il y a eu des moments d’enchantement, à la cadence et à la fragrance de Sira Vision de «Maman» Colé Ardo Sow comme elle appelle tendrement la styliste sénégalaise. Ces instants l’ont profondément et agréablement marquée, « en 2013, surtout à mes début », scande-t-elle, avant d’avoir souvenance que c’était aussi son premier défilé. «Et c’est dommage qu’elle n’en refait plus depuis lors», émet, un sanglot étouffé, la Queen des podiums qui s’attriste de l’absence de la styliste Halpulhar. Toutefois, elle en garde de bons souvenirs et reste encore attachée aux défilés annuels d’Emmanuelle Jodan Adjovi, du Fimodak, d’Emma Style et de Lahad Guèye. Ces deux derniers, «icônes de la mode sénégalaise ont cru en moi et ont beaucoup fait pour ma modeste personne, en contribuant largement à ma carrière de mannequin», nous souffle-t-elle dans sa confidence. En feuilletant son album souvenir, on note que Maeva a tout aussi défilé pour Vlisco Late Dior Fashion Design en 2017 et Dione Fashion Show en 2018. Toutefois, elle garde agréablement dans un coin de sa mémoire, le défilé auquel elle participé au palais de la République du Sénégal, organisé aux bons soins de la Première dame, Marième Faye Sall.

Quizz: Dis-nous, Queen Maeva ?

  • « La beauté d’une femme vient du cœur et s’exprime par son intelligence » –

Le milieu de mannequinat a-t-il changé quelque chose en toi ?

Je n’ai pas changé dans ce sens. Franchement, j’ai gardé la même bonne attitude que j’ai envers moi-même et envers les autres. Je suis restée la même personne, humble, responsable, respectueuse et correcte.

Pour toi, comme doit être un mannequin ?

Un mannequin dois être correcte, raffiné, civilisé, avoir de la classe et surtout savoir ce qu’il vaut et veux. Par ailleurs, il doit être discret, avoir une image soignée, avec la tête sur les épaules.

Quelles sont les difficultés : la jalousie, les coups bas ,et la méchanceté gratuite.

Le mannequinat, est-ce une passion ou une profession ?

J’ai choisi d’être mannequin par amour, le reste n’est que bénéfice.

Comment définir la beauté d’une femme ?

La beauté d’une femme se caractérise par sa dignité, sa classe. A mon avis sa beauté vient du cœur et s’exprime par son intelligence.

Par quel bout abordes-tu la vie ?

Je prends la vie comme elle vient avec ces malheurs et bonheurs. Comme Emma Style le dis toujours : «tout est grâce».

Ton trait de caractère dominant ?

Je puis vous affirmer que je suis très digne et véridique.

Qu’est-ce que tu aimes partager avec les gens ?

L’honnêteté et la bonne tenue, j’aime ça chez une personne.

Comment vois-tu les hommes ?

La plupart des hommes sont faux, et souvent beaux parleurs. Et finalement certains versent carrément dans le mensonge. On n’avait pas besoin de ça dans les échanges et c’est bien dommage.

Et les femmes ?

La plupart des femmes ne sont pas des confidentes. Ah oui, elles sont trop hypocrites, parfois méchantes et commères.

Physiquement, comment sont les femmes sénégalaises ?

Elles sont belles, divines «diongoma» et très coquettes la majeur partie.

Ton plat préféré ?

J’ai des plats préférés : le soupe kandia, le mafé, le thiep bou dieune bou wékh et tout ce qui va avec. Pour tout vous révéler, je n’ai pas de préférence côté nourriture, pour tout ce qui est mangeable, je prends (plage de rires)

Tes couleurs ?

J’aime le noir, le saumon, le marron, le rouge, le bleu… En fait toutes les couleurs admirables et qui donnent un ton à la vie.

Par Cheikh Tidiane Coly

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