France: un jeune homme meurt « la tête arrachée » en tirant un mortier d’artifice pour le réveillon en Alsace

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Tirs de mortiers d'artifice à Villeuneve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) dans la soirée du 20 avril 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

[Tract] – Un homme de 25 ans est mort dans la nuit de jeudi à vendredi « la tête arrachée » par un mortier d’artifice à Boofzheim, a-t-on appris auprès de la préfecture du Bas-Rhin. La victime avait rejoint des amis afin de célébrer la nouvelle année dans cette commune rurale de 1 300 habitants, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Strasbourg. Le groupe était sorti d’une habitation afin de lancer des feux d’artifice en lisière d’un champ, à la limite d’un quartier pavillonnaire.

« Un jeune homme de 25 ans est décédé à la suite de la manipulation d’un mortier » à l’occasion du réveillon du jour de l’An, a indiqué la préfecture. La victime a eu « la tête arrachée » par le tir, a-t-elle précisé, après avoir évoqué dans un premier temps un arrêt cardiaque. Un homme de 24 ans, qui l’accompagnait, a eu, lui, « le visage abîmé » et est hospitalisé. « Ils étaient dans la rue en train de manipuler » le mortier quand l’accident s’est produit, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

« C’était des jeunes très polis, très gentils », a témoigné auprès de l’Agence France-Presse Olivier Baumann, un riverain, âgé de 52 ans. « Ils nous ont souhaité la bonne année, c’était très joyeux, et deux minutes après c’était l’enfer, il y a eu des cris. La détonation était assez forte », a-t-il ajouté. « C’est un accident de trop, sans doute un dysfonctionnement, un retard d’allumage, les deux jeunes voulaient contrôler le dispositif et la fusée est partie à ce moment-là », a quant à lui indiqué le maire de la commune, Eric Klethi, qui a adressé ses « premières pensées » à la famille et aux proches du jeune homme, tout en intimant à la jeunesse d’arrêter « de jouer aux apprentis sorciers ».

Pétards et mortiers

Trois autres personnes ont été blessées à la main dans d’autres communes du Bas-Rhin. La préfecture du Bas-Rhin, comme celle du Haut-Rhin, avait interdit la vente et l’achat de feux d’artifice durant tout le mois de décembre.

Néanmoins, à minuit, pétards et mortiers ont résonné dans toute l’agglomération de Strasbourg. Des habitants les tiraient de chez eux, le couvre-feu interdisant de sortir depuis 20 heures.

Des voitures ont été incendiées dans différents quartiers de Strasbourg, mais en nombre bien moins important que lors du réveillon de l’an passé, au cours duquel des policiers et des pompiers avaient violemment été pris à partie.

Des voitures incendiées

Selon une source syndicale policière, une soixantaine de voitures ont été brûlées. Plusieurs personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre, mais la préfecture n’a pas souhaité communiquer leur nombre.

Pour prévenir les incendies de véhicules à Strasbourg, le dispositif policier a été renforcé et le stationnement interdit dans plusieurs rues et zones d’habitation. Plusieurs parkings gratuits et surveillés ont été mis à disposition des habitants jusqu’au 2 janvier et la vente de carburant au détail a été interdite.

« On ne peut pas se permettre d’avoir le même bilan que l’an dernier. On a fait le maximum pour que cette nuit se passe mieux », a déclaré la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier, après une visite aux urgences de l’hôpital Hautepierre, aux forces de l’ordre et aux pompiers, jeudi en fin d’après-midi. La « soirée sera sans concession », a-t-elle prévenu. 

Source AFP

 

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