Harcèlement, test anaux de force, peine de mort évoquée : En Ouganda, la répression anti-homosexuels se poursuit de plus belle

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Soixante-sept personnes ont été inculpées pour « nuisances générales » et maintenues en détention ce mardi 12 novembre. Elles avaient été arrêtées dimanche dans un bar de Kampala, un lieu prisé par la communauté LGBT.

Pour l’organisation ougandaise de défense des droits de l’homme, il n’y a pas de doute, en inculpant ces 67 personnes les autorités ont voulu intimider et faire peur aux personnes LGBT.

Ces 61 hommes et 6 femmes avaient été appréhendés dimanche au Ram Bar de Kampala, un lieu bien connu de la communauté homosexuelle. 58 autres personnes avaient été arrêtées au même moment avant d’être rapidement relâchées.

La police dit ne pas avoir été au courant de la tenue ce soir-là d’une soirée LGBT. Elle affirme être simplement intervenue pour arrêter les consommateurs d’opium et de tabac mais l’argument ne convainc guère les avocats des personnes inculpées, et pour cause, les personnes homosexuelles sont régulièrement harcelées, intimidées voire violentées en Ouganda.

Le mois dernier, 16 militants LGBT ont dû subir de force des tests anaux après avoir été arrêtés. À en croire l’organisation Sexual minorities Uganda, les atteintes aux personnes homosexuelles seraient en augmentation ces dernières semaines, et en particulier depuis les déclarations du ministre ougandais de l’éthique. Simon Lokodo avait appelé début octobre à un durcissement de la loi contre les homosexuels, réclamant la peine de mort pour ces derniers.

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