Hausse des prix de la Senelec : Ibrahima Sene du PIT tente de justifier l’injustifiable

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« Une lecture paresseuse du Communiqué portant augmentation des tarifs de l’électricité,  et/ou une lecture politicienne,  a fait titrer des organes de presse et des sites, que la masse salariale jugée « exorbitante » est à l’origine, et que  l’Etat a abandonné les consommateurs !

Cependant, à l’examen objectif des chiffres exhibés, l’on peut constater que ces 60 milliards ne font que 15,5% des revenus de SENELEC qui sont arrêtés à 386,238 milliards, alors que la masse salariale des agents de la fonction publique, jugée insuffisante, est de de 32% sur les recettes fiscales de l’Etat, et dans l’Education nationale, sur 475,5 milliards de budget pour 2019, les Dépenses de personnel, engloutissent 355,2 milliards, soit 77,6% !  

Comment donc,  à la vue de tout cela, peut- on décemment  s’en prendre aux salaires versés par la SENELEC à ses travailleurs, pour les sacrifier à l’autel d’ajustement des finances de cette entreprise, donc les difficultés sont clairement identifiées comme relevant des difficultés de recouvrement de ses créances dues par  l’ Etat,  par des particuliers,  et au vol de l’électricité !    

De même, l’on peut constater qu’avec  l’ augmentation des tarifs de 6%  pour la moyenne et haute tension, et de 10% pour la basse tension à l’exception de la première tranche, la SENELEC va obtenir un revenue de  388,7 milliards F Cfaattendus des nouveaux tarifs, soit un coût supplémentaire pour les consommateurs de 2, 462 milliards  sur  un exigible au titre du trimestre commençant le 1er octobre 2019, pourtant  évalué à 12 milliards 191 millions de F Cfa !  

Donc, l’Etat continue bel et bien de subventionner le consommateur pour 9,729 milliards,soit une prise en charge de  78,9% du manque à gagner SENELEC pour 2019 !

Comment peut- on, dans ces conditions, accuser l’Etat d’avoir lâché les consommateurs, alors qu’il continue de les accompagner aussi significativement ?

Mieux, en excluant de l’augmentation des tarifs,  les petits consommateurs de la  première tranche, et en appliquant, aux  moyennes et grandes  tensions, une augmentation de 6% et non de 10%, l’Etat démontre son soutien,  non pas seulement aux plus démunis, mais aussi, il a pris  en compte  la nécessité d’éviter une flambée des coûts des facteurs techniques de production et d’enclencher une spirale de hausse de l’inflation.

Tous ces faits  démontrent clairement,  qu’il  n’y a eu, dans les causes de  l’ajustement de ces tarifs,  ni la masse salarialede la SENELEC, ni un  lâchage quelconquede l’Etat pour appliquer la vérité des prix exigée par le FMI et la Banque mondiale.

Au contraire, l’Etat continue d’accompagner les consommateurs, tandis que les travailleurs, malgré le dépôt de leurs revendications auprès de la Direction Générale, ont fait preuve de responsabilité, en étant solidaire à leur entreprise, pour amener l’Etat à régler  ses créances échues.

Au lieu de saluer cette attitude responsable et patriotique des travailleurs de la SENELEC, les adeptes du libéralisme économique, tentent de mettre en œuvre leur vision du « salaire comme un variable d’ajustement »en cas de situation déficitaire, ou, en cas d’excédent, «  le bloquer pour maximiser les profits ».

C’est cette culture anti- travailleurqui les amène, dans des entreprises publiques de service comme la SENELEC et dans la fonction publique,  à pointer du doigt  la masse salariale,   pour éviter l’application de la «  vérité des prix »exigée par le FMI et la Banque mondiale.

Heureusement que le gouvernement du Président Macky Sall ne les suit pas, et   continue à mener des politiques publiques visant à améliorer les revenus des travailleurs, et à accompagner les consommateurs pour ne pas  leur appliquer la «  vérité des prix », ou à  s’attaquer à la masse salariale.

 Il faut donc barrer la route à ces apprentis du Capitalisme libéral,  que l’on trouve dans les rangs du pouvoir, de l’opposition, et chez nombre de nos Economistes du genre Dame Babou, et autres Universitaires, pour la défense des travailleurs et des consommateurs, qui sont,  à la fois, les piliers  des progrés économiques et sociaux de notre peuple, et de la stabilité de notre pays.   «  » 

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

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