Le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune a annulé, récemment, la nomination de Samir Chaabna en tant que ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la communauté nationale à l’étranger. Chaabna n’aura été ministre que quelques jours.

« Il a été procédé à l’annulation de la nomination de Samir Chaabna au poste de ministre délégué chargé de la communauté nationale à l’étranger», a indiqué le communiqué du premier ministère.

La même source a expliqué que cette décision a été prise suite au refus de Samir Chaabna, député à l’assemblée représentant la communauté algérienne en France, de renoncer à sa nationalité française.

L’ancien journaliste a refusé, selon le communiqué, de ne conserver que la nationalité algérienne comme le stipule la loi. « En acceptant la responsabilité gouvernementale qui lui avait été confiée, le concerné n’avait pas déclaré être en possession de la double nationalité », a précisé le ministère.

Il est bien triste que des Africains qui prennent des nationalités occidentales, souvent pour des raisons pratico-pratiques et en pensant assurer ainsi l’avenir de leur progéniture au loin d’une Afrique supposée maudite, n’aient pas le patriotisme minimal de renoncer à cette nationalité occidentale, même lorsqu’il sont nommés à des postes de leadership national où ils se doivent d’incarner la confiance en l’avenir de leur pays pour donner l’exemple à leurs concitoyens et motiver ces derniers à croire en leur pays. Notamment en acceptant de n’avoir que la seule nationalité de ce pays.

Il y a certainement beaucoup de Chaabna dans nos pays africains respectifs, y compris au Sénégal, qui veulent être ministre ou même être élu président de la République, tout en cachant l’existence de leur passeport occidental, comme une drogue de contrebande à laquelle ils sont accros sans oser l’avouer à leur opinion nationale, mandants et électeurs potentiels.

Quand on ne croit pas que l’avenir de ses enfants est dans le pays qu’on dirige ou dont on est un représentant (ministre, diplomate), on ne mérite pas de rester à son poste.

Tract dit bravo à l’État algérien, qui ne badine pas avec cet acte de haute trahison et d’atteinte au moral de la nation.

Tract

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