« Il faut en finir avec l’islam politique » (Député tunisien)

Au Sénégal, l’islam politique est incarné par plusieurs marabouts musulmans chefs de partis : Ahmed Khalifa Niasse et son parti FAP;  Modou Kara qui a une députée (son épouse Sokhna Dieng) ou encore le PUR dont le responsable moral est le marabout Serigne Moustapha Sy, guide des Moustarchidines.

Invité sur les ondes de Jawhara fm, Mabrouk Korchid, député tunisien de Tahya Tounes,  revient sur un statut FB s’adressant directement au président du Parlement Rached Ghannouchi, chef du mouvement islamiste tunisien Ennahdha.

Mabrouk Korchid précise dans ce contexte:  « D’habitude je ne m’adresse pas aux ouvriers, je m’adresse aux employeurs directement. Aujourd’hui, il faut mettre fin à l’Islam politique. et l’auteur de cet islam politique en Tunisie n’est autre que Rached Ghannouchi ».

Il rappelle que  l’Islam politique n’a aucune vision, aucun projet de société, aucune solution politique, économique et sociale pour gouverner la Tunisie.

Il ne fait que propager un discours haineux. D’où l’intérêt, selon lui, pour  faire face à ces prédicateurs religieux extrémistes, mettre fin à l’Islam politique en Tunisie.

Il estime que c’est bien Rached Ghannouchi  qui mène le jeu. Et de poursuivre: « C’est lui qui décide de s’attaquer à toute personne qui s’oppose à lui. D’ailleurs, j’en ai subi les frais notamment pour avoir proposé de protéger les députés de l’ARP contre les fake news à leur encontre. »

Evoquant l’exemple du président Donald Trump –  qui selon lui est un exemple à suivre – lorsqu’au milieu de bataille avec  les réseaux sociaux, il avait menacé de fermer ou de fortement réglementer les réseaux sociaux. Une chose que Mabrouk Korchid avait demandé, il y a plus de deux mois, de mettre fin aux fake news en proposant un projet de loi portant sur la lutte contre  la diffusion de fausses nouvelles à l’encontre des députés.

En outre, il considère que la cybercriminalité menace l’ensemble du processus démocratique en Tunisie.

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