« LA SAVEUR DES DERNIERS METRES » : Felwine Sarr fait un récit de voyages

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(Tract)-L’écrivain, économiste et universitaire sénégalais Felwine Sarr annonce la sortie prévue le 14 janvier prochain d’un récit dans lequel il relate ses voyages à travers le monde depuis 2016, au gré de ses pérégrinations intellectuelles.

 « Je suis heureux de vous annoncer que « La saveur des derniers mètres » paraîtra le 14 janvier 2021 en librairie. C’est un récit de voyages. J’y raconte les villes et les lieux que je rencontre et les paysages intérieurs qu’ils dessinent en moi », a écrit M. Sarr sur sa page Facebook, repris par Aps.

 « La pérégrination est parfois immobile et se fait au point nul de l’errance. Poésie oubliée du monde, rugosité de ses échos troublés, saveurs des derniers mètres d’une course à pied… » ajoute l’universitaire sénégalais.

 Selon l’éditeur Philippe Rey, cet essai « célèbre le voyage et son charme essentiel : la rencontre de l’inattendu. Felwine Sarr y évoque les lieux qu’il découvre lors de ses pérégrinations, mais aussi les paysages intérieurs que ceux-ci dessinent en lui. Car si le voyage est une déambulation sensible sur les chemins du monde, il est parfois immobile et se fait au point nul de l’errance ».

 « Des endroits de son enfance au Sénégal jusqu’aux villes visitées – Kampala, Douala, Mexico, Mantoue, Le Caire, Istanbul, Port-au-Prince, Cassis… –, l’auteur donne à voir, à sentir et à entendre le quotidien, ses angles morts et ses lignes de fuite : les seaux pleins de mollusques portés par des femmes qui ‘marchent sur l’eau’ vers l’île de Kooko, le rythme d’un fado entonné dans une rue de Lisbonne, ou la saveur toute particulière des derniers mètres d’une course à pied… Justesse d’une poésie oubliée du monde, rugosité de ses échos troublés », ajoute-t-il.

 L’éditeur note que l’île de Niodior, lieu de naissance de Felwine Sarr, dans le delta du Saloum, « est la matrice, un point d’ancrage et de désancrage où Felwine Sarr revient périodiquement. Car si les voyages provoquent l’émerveillement face à l’ailleurs, ils sont surtout un retour à soi-même, et une invite à écouter ses voix les plus intimes ».

 Felwine Sarr a enseigné pendant treize ans à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord) avant de rejoindre en juillet dernier l’Université Duke, en Caroline du Nord, au sein de laquelle ses recherches vont principalement porter sur l’Afrique de l’Ouest.

 Il y ambitionne de contribuer à élargir « la géographie des savoirs », pour notamment amener les sociétés africaines à ‘’réinvestir des archives cognitives et des pratiques discursives à travers lesquelles elles ont transmis et enrichi un capital culturel dans le temps ».

 Outre « Afrotopia » (Philippe Rey 2016), qui lui a valu le Grand prix de la recherche (édition 2016 des Grands prix des associations littéraires), Felwine Sarr est aussi l’auteur des livres « Méditations africaines » (Mémoire d’encrier, 2012) et « Habiter le monde » (Mémoire d’encrier, 2017).

 Il a codirigé en 2017, avec Achille Mbembe, l’ouvrage « Ecrire l’Afrique-Monde » (Jimsaan-Philippe Rey), qui réunit les actes des Ateliers de la pensée de Dakar et de Saint-Louis.

 Felwine Sarr a également publié « Dahij » (Gallimard, 2009), « 105 rue Carnot » (Mémoire d’encrier, 2011). Il a aussi à son actif l’ouvrage intitulé ‘’Restituer le patrimoine africain » (Philippe Rey/Seuil, 2018), coécrit avec Bénédicte Savoy, universitaire et historienne de l’art française.

 Cette publication est un rapport sur la restitution définitive ou temporaire, aux pays d’Afrique subsaharienne, des œuvres d’art africains conservés dans les musées français. Un rapport commandé par le président français, Emmanuel Macron.

(Tract)