Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, reconnait que la code de la publicité au Sénégal, c’est-à-dire la loi de 1983 est frappée d’obsolescence. Dans une interview au quotidien national « Le Soleil »,  parue ce weekend, il a indiqué avoir pris un arrêté portant mise en place de la commission nationale chargée de réfléchir à un nouveau code de la publicité, en vue de renforcer les entreprises et les conformer au nouveau cadre marqué par l’avènement du numérique et « la multiplicité des acteurs ».« Nous sommes en train de travailler à l’élaboration d’un nouveau code de la publicité devant remplacer la loi de 1983 qui est dépassée par l’évolution d’un secteur marqué, notamment, par le numérique et la multiplicité des acteurs », annonce M. Diop.

Ainsi dans cette perspective, le successeur de Abdou Latif Coulibaly renseigne avoir déjà pris l’arrêté portant mise en place de la commission nationale de révision.  « Un expert est commis, le benchmarking effectué. L’expert proposera un projet qui sera soumis à la commission nationale », confie-t-il. Et en notant que mis à part le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), « la principale source de revenus de la presse reste la publicité ».

Selon lui, le secteur de la presse « traverse une situation économique très difficile pour diverses raisons ». Qui sont liées notamment au fait que le paysage médiatique « s’est beaucoup développé et diversifié ces dernières années avec la multiplication des organes de la presse traditionnelle et l’émergence de nouveaux acteurs que sont la presse en ligne et les radios communautaires ». « Les recettes publicitaires, principales sources de financement, sont devenues rares pour la plupart des acteurs. Seuls quelques grands groupes tirent leur épingle du jeu », a-t-il analysé. Et l’objectif du ministre est de « renverser cette situation et renforcer les entreprises de presse est un des objectifs majeurs du Code de la presse adopté en 2017, lequel prévoit par ailleurs « des mécanismes de financement au profit des médias de service public » précise-t-il.

Aidara KARARA

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