[Les amis de Jamra] En Inde et ailleurs en Afrique, les meilleurs amis hommes se tiennent par la main. Regardez

0
29

Tract – En Inde, les amis se tiennent par la main

Chez Mame Mactar Gueye et ses amis de Jama, ce geste peut plus que surprendre : faire crier tout de suite au loup. Mais en Inde, tenir la main de son meilleur ami dans la rue, ça n’a rien d’extraordinaire pour un homme.

En Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient, les amis se tiennent par la main

L’artiste Vincent Dolman a étudié ce geste affectueux dans le cadre d’un projet photo. Le média Brut, repris ici par Tract, l’a rencontré.

En Inde, beaucoup d’hommes se tiennent la main en public. Mais rien à voir avec l’homosexualité : « Les hommes de toutes les tranches d’âge se tiennent par la main. Pères et fils se tiennent par la main, les meilleurs amis aussi. Cela symbolise juste un joli lien affectif pour les hommes indiens » explique le photographe britannique Vincent Dolman. Une pratique qui contraste beaucoup avec la société occidentale, « où on ne montre pas d’affection entre hommes » ajoute Vincent Dolman.

Le photographe britannique Vincent Dolman s’est intéressé à ce geste dans le cadre d’un projet photo. Après chaque photo, il leur demande pourquoi ils se tiennent par la main. « Ils me regardent comme si j’avais posé une question stupide » raconte Vincent Dolman. Depuis le début de son projet photographique, Vincent Dolman a reçu des messages de nombreux pays comme l’Ethiopie, le Nigeria, la Somalie, l’Afghanistan, où il est commun de voir des hommes se tenir par la main.

« C’est intéressant de voir que ça se passe aussi en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, mais plus on s’approche des sociétés occidentales, plus c’est rare. Je voulais surtout placer un miroir face à la société occidentale en lui disant : “Regardez ce qu’on a perdu” » estime Vincent Dolman. Le photographe indique que ce projet lui a beaucoup appris sur son approche de la masculinité. Vincent Dolman espère que la culture occidentale évoluera sur cette question. « C’est triste qu’on ne le fasse pas dans les sociétés occidentales. Peut-être que le projet fera changer certaines mentalités » conclut Vincent Dolman.

Tract