Depuis l’affaire du litige foncier qui l’oppose aux populations de Ndingler, un village situé dans la commune de Ndiaganiao (Mbour), qui fustigent l’accaparement de leurs terres agricoles d’une superficie de 300 hectares par le patron du groupe Sedima, Babacar Ngom ne s’en laisse pas conter.

En effet, alors que son nom est sur toutes les lèvres depuis plusieurs semaines, voilà que Babacar Ngom sort de sa réserve pour aller au charbon. Ce jeudi 9 juin, devant un groupe d’organes de presse trié sur le volet et payé rubis sur ongle pour un «publi-reportage», il s’est livré à une séance d’explication.

Entouré d’un petit groupe de journalistes, mais surtout de ses amis, parents et sympathisants, qui ne manquaient pas la moindre occasion d’applaudir à tout rompre, Babacar Ngom a livré sa «vérité» sur cette affaire dans une conférence de presse aux allures de meeting, comme en atteste les lives et vidéos de retransmission de ces médias partenaires du jour.

Et d’emblée, Ngom Sedima, comme on l’appelle, très décontracté, au lieu d’apaiser la situation, comme beaucoup de personnes s’y s’attendaient, en a remis une couche. Il a ainsi prévenu qu’il était hors de question pour lui de «laisser les terres à la population Ndingler».

«Je ne vais pas restituer les terres. Car, nous avons la légalité et la légitimité. Mon souhait ce n’est pas de me tirailler avec les populations de ladite commune. Notre volonté est de travailler avec les populations de cette zone afin de les aider pour l’intérêt du Sénégal», a-t-il d’abord clarifié.

Puis, l’homme d’affaire, le ton très ferme, de déclarer : «Si je dois retourner ces terres à la population de Ndginler, je préfère les restituer à ceux qui me les avaient donné avec des papiers et un titre foncier. Je veux citer les populations de Djilakh. Donc, je n’ai pas le droit de restituer les terres à la commune Ndingler».

Il a souligné aussi que si ça ne tenait qu’à lui, il allait leur laisser ces terres. «Parce que ça ne vaut pas la peine. Depuis que l’affaire a éclaté, mes amis de la Casamance m’ont proposé de venir là-bas pour qu’ils m’octroient des terres de plus de 1000 hectares. Donc, si Sedima veut des terres, ça ne va pas poser de problème. Mais le problème ce n’est pas de se tirailler. Surtout que sur ce site, c’est nous qui avons la légalité et la légitimité», insiste-t-il.

Pour lui, désormais dans cette affaire, le reste est entre les mains de l’Etat. Il a cependant précisé que le ministre Abdou Karim Fofana est en train de tout faire pour trouver une solution durable. «Il y a des gens mal intentionnés, tapis dans l’ombre qui mettent des crocs en jambe, qui ne veulent pas une issue heureuse à cette l’affaire. Je ne sais pas quelles sont leurs motivations. Mais une chose est sûre, ils ne veulent pas de la paix», lance Ngom Sedima.

Selon lui, «ces derniers veulent associer mon nom à leur nom et ils ne vont pas lâcher cela jusqu’aux élections locales. Qui connaissait Ndingler ? Ces gens qui parlent aussi qui les connaît ? Personnes». «Mais, je crois que j’ai travaillé pour le Sénégal, un tant soit peu», se vante-t-il, sous les ovations de l’assistance.

En outre, Babacar Ngom a soutenu qu’il a déployé la gendarmerie là-bas pour qu’il veille au grain. «Ces gendarmes, je les paye de ma propre poche chaque 15 jours. Et je débourse presque 8 à 9 millions de FCFA. La semaine dernière, tout simplement, j’ai envoyé un chèque de 16 millions de FCFA», révèle-t-il.

Aidara KARARA

Tract

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