[Mannequin] Fatima Chou Ndiaye : liane ébène de 1,80 m, 21 ans, bijou des îles du Saloum, étudiante

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Fatima Chou, mannequin née dans les îles du Saloum

[ Exclusif TRACT ] – Elle est chou, Fatima. Et d’ailleurs, c’est son nom, Fatima Chou. Non, plus précisément, lorsqu’elle a poussé son premier cri, un jour de février 1999, là-bas, à Ndangane, dans la douce atmosphère des îles du Saloum, ses parents lui ont donné, au 7ième jour, le nom de Fatma Ndiaye. C’est au bord de ces îles, entre eau douce et eau salée, entre nénuphar et mangrove,  qu’elle a appris à appréhender et apprécier les myriades effluences de la nature qui, par ricochets, ont participé à lui ciseler cette belle plastique de charmante jeune femme aux déhanchements sensuels mille fois régalés, que dis-je, mille fois regardés. Et encore quand, aujourd’hui, haute de 1m80 dans la complicité de ses 21 ans, cette beauté, étudiante en marketing et communication, choisit le mannequinat pour faire admirer, les coutures, tailleurs autres tuniques, Fatima peut se révéler en muse des eaux du Saloum.

Fatima Chou Ndiaye, mannequin

De mère Toucouleur et de père Sérère, elle aime dire, en riant, qu’elle est « métissée » comme pour célébrer et marquer cette parfaite harmonie entre « cousins à plaisanterie » que sont ses deux parents.

Mais à cette évocation, dans sa voix, un trémolo, une confession : « J’ai eu un avance très  difficile mais, sant Yalla bubaax, mes deux parents  ma maman et  mon papa adoptif » se sont occupé d’elle. Ce second papa, lui a tout donné.  « C’est grâce à lui que j’ai pas ressenti l’absence d’un père », témoigne t-elle. Alors, elle vivra avec ses deux sœurs et un frère dans une ambiance familiale magnifique mise en orchestre par une mère « battante et mais tout simplement adorable ». Ces qualités maternelles, Fatima les a faites siennes « dans la prière, la dignité, le respect de l’autre, le pardon ».

Fatima Chou et son plateau de tomates : elle a la pêche !

Voilà pourquoi, elle ose relever les défis. Fatma a 19 ans quand elle se lance dans le mannequinat. Il fallait d’abord rassurer les parents en décrochant le bac. C’était la condition sine qua non.

Parce qu’avec Fatima, il était temps de rendre concret un rêve formulé depuis le bas âge. Elle rend compte de cette vision fleurant depuis la petite enfance. « Dès l’école primaire et ensuite le collège, je participais souvent à des concours de beauté », révèle cette sirène des îles du Saloum.

« Mais, ça s’est déclenché véritablement ce jour là, en novembre 2017, où j’ai ouvert mon compte Facebook. C’est ainsi que j’ai repéré une page qui parlait du concours de Miss Magazine International, ouvert à tous les pays (…) Je me suis inscrite. C’était très difficile, pour moi, parce qu’on me demandait des vidéos de présentation et des photos… », se souvient cette liane qui aime se désaltérer au « cocktail Mojito ».  « J’avais pas l’expérience, mais avec l’aide de deux cousines, pour les votes en ligne, les photos, les questions/réponses, ça a réussi à cause d’elles », se rappelle-t-elle encore. Cette histoire se passait à Bambey. Malheureusement, elle n’aura pas la chance de participer à cet évènement qui se déroule aux Philippines. Faute de moyens, faute de soutiens.  Elle ressasse encore ce que de sa « communauté Facebook » lui faisait lire comme messages d’encouragement du genre : « T’as le talent, tu peux le faire », « t’es belle et intelligente, tu peux y arriver »,  « t’as la taille pour être mannequin » et encore… Ces messages ont fait tilt dans sa tête, ont titillé et lui ont réchauffé le… corps noirceur d’ébène. « Attends, je viens de me faire réveiller un truc qui dormait en  moi », s’écrit-elle, au fond d’elle. C’est parti, pour celle qui adore s’habiller class et glamour.

 Début 2018, Fatima arrive à Dakar pour mes études supérieures. Pas seulement, car cette nouvelle étudiante, raffolant de céebu jénn, va s’inscrire également dans une agence de mannequinat (Bino création). Elle tient à en savoir plus sur ce métier qui lui gratte la plante des pieds.

Alors, avec courage et abnégation, elle arrive à marcher sur les planches, à se déhancher sur les podiums. Elle fera « pas mal de choses »… Et la voilà qui devient la première dauphine de Miss Fatick, Ndèye Fatma Diom, actuelle Miss Sénégal… Presque le sommet. Son heure était à une tierce de sonner. Le destin. Elle, Fatima, continue son chemin, fait des défilés au Festimod, Louga Fashion etc. Elle fera l’hôtesse d’accueil dans les grands événements telsque le lancement de la CAN 2019 au Radisson Blu, le lancement du film Atlantique de Maty Diop au Grand Théâtre, jouera tout naturellement dans des vidéos clips d’artistes.

Mais cette adorable jeune femme, «mélo woman » kiffant le rap français quand elle écoute pêle-mêle d’autres sonorités d’ici et d’ailleurs, aimant porter les coutures en noir ou en blanc – ses couleurs préférées – a le « courage de suivre son cœur et son intuition ». Ce qui l’amène à se dire, au-delà du vœu de faire une carrière de mannequinat en France, qu’elle se bat pour terminer ses études en marketing et communication, décrocher, dans un futur proche (elle est en année de licence), son diplôme, un Master en stratégie communication, pendant qu’on y est… Cela lui donnera des ailes pour être entrepreneur sur qui il faut compter pour « endiguer l’émigration clandestine », en offrant aux jeunes ces emplois, ces métiers qui leur donnent envie de rester et de gagner dignement leur vie chez eux. C’est cela son rêve, participer au développent de son pays, le Sénégal qu’elle aime tant, en cherchant les moyens pour un mieux-être, aussi bien esthétique que mental pour tous.

Par Néné Bâ

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