Marche : RFI se demande jusqu’à quand tiendra « l’unité de façade » de l’opposition

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POLITIQUES – L’opposition a donc effectué une marche dans la banlieue dakaroise ce week-end, dans le cadre de son front national de résistance, FNR. A sept mois de l’élection présidentielle sénégalaise l’opposition, réunie au sein du Front de résistance nationale, a opté pour la stratégie de la rue pour faire pression sur le régime de Macky Sall. On ne sait toujours pas si deux des principaux candidats de l’opposition, Karim Wade et Khalifa Sall, pourront participer au scrutin de février 2019.

« Macky Sall et son régime sont déterminés à confisquer les élections ». Ce sont les mots de Mamadou Lamine Diallo, leader du mouvement Tekki et membre du front de résistance nationale. Depuis début 2018, c’est la 4e fois que l’opposition investit la rue. Et toujours avec le même message: il faut revoir le processus électoral.

L’opposition multiplie les initiatives pour faire valoir ses revendications, montrer qu’elle a encore du poids. En plus d’occuper la rue, les leaders du front de résistance nationale ont rencontré plusieurs chancelleries européennes, ainsi que les autorités religieuses.

Mais, selon RFI dans un élément sonore ce lundi 13 août, à sept mois de la présidentielle, aucun projet politique, aucune alternative ne se dégage réellement. Pas question non plus de présenter un candidat unique, les individualités sont trop fortes.

Karim Wade, Khalifa Sall, ou encore Ousmane Sonko, ancien fonctionnaire et nouveau-né de la politique. Sans compter tous les autres candidats déjà déclarés : Guirassy, Hadjibou, Samuel Sarr, Mame Adama Gueye, Malick Gackou, Pape Diop, Macky Sall, Idrissa Seck, Aïda Mbodj, Abdoulaye Baldé, Bougane Guéye…. Ou plus précisément, des « candidats à la candidature », puisqu’il leur faudra tous passer le filtre des 58.000 à 65.000 parrainages.

En conclusion, RFI pose la question : : »Reste à savoir jusqu’à quand cette unité de l’opposition, que certains qualifient de façade, tiendra ». Et livre son analyse du rapport de force : « En face, le camp de Macky Sall, très structuré, est déjà sur le terrain pour défendre son bilan ».

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