L’ancien chef d’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été entendu lundi par la police de lutte contre les crimes économiques pour présomptions « de mauvaise gouvernance et de détournement de biens » au cours de sa décennie passée au pouvoir, a-t-on appris de source sécuritaire.

« Les hommes de la Direction générale de la Sureté nationale (DGSN) se sont présentés au domicile d’Ould Abdel Aziz pour l’amener afin qu’il réponde aux enquêteurs, mais ce dernier n’a pas voulu les accompagner préférant plutôt s’y rendre tout seul », a précisé cette source.

L’ancien chef d’Etat est arrivé au siège de la DGSN où il a été entendu par les enquêteurs de la police de lutte contre les crimes économiques, rapporte l’agence Xinhua.

Des anciens ministres de Ould Abdel Aziz et des membres de sa famille ont également été entendus au cours de la dernière semaine, pour des présomptions de « détournement des biens publics ».

Le parquet de Nouakchott a été saisi, depuis plus de deux semaines, du rapport de la Commission d’enquête parlementaire où l’ex-président et plusieurs membres de son gouvernement, dont l’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine, ont été cités dans des affaires présumées de « mauvaise gestion de biens publics ».

Pour rappel, dans cette affaire, la Commission d’enquête parlementaire avait pour mandat de vérifier et d’enquêter sur les conditions d’exécution et les procédures de gestion relatives aux sept (7) thèmes suivants (durant la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz) : Terminal à conteneurs et hydrocarbures du Port de Nouakchott dit « Port de l’Amitié » (PAMPA), SOMELEC (volet éclairage public par le solaire), SONIMEX, Fondation de la SNIM, Société Poly Honedone, Fonds National des Revenus des hydrocarbures (FNRH), Dossier foncier de Nouakchott (ci-après la « Résolution n°1 »).

Cette mission ayant été étendue, par une seconde résolution complétant la première résolution, aux trois (3) domaines suivants : Les marchés d’électrification de la SOMELEC, les marchés des infrastructures (routes, aéroports, ports, aménagements), les marchés de la SNIM et sa politique commerciale. (ci-après la « Résolution n°2 »).

La mission a été de nouveau étendue par une troisième résolution complétant les deux premières, aux domaines suivants : l’offre de cession d’une île, partie du territoire national mauritanien à un souverain étranger, certains agissements, faits et actes susceptibles de constituer des infractions à la loi sur la corruption, précise de son côté le site Alakhbar.

Aidara KARARA

Tract

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