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Nos gènes ont-ils quelque chose dans la sévérité des symptômes provoqués par la Covid-19 ?

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Au Brésil, une biologiste étudie le virus responsable du Covid-19.   Photo by Pedro Vilela/Getty Images via AFP
Plusieurs projets sont mis en place pour aller chercher dans l’ADN des personnes infectées des variations qui expliqueraient pourquoi certaines sont plus touchées que d’autres. 

Le Covid-19, cette maladie provoquée par un nouvel agent pathogène de la famille des coronavirus, désormais présente sur tous les continents, provoque des symptômes extrêmement variés, semble-t-il. Mais surtout elle est “étrangement – et tragiquement – sélective”souligne Science. Et même si les cas les plus sévères sont majoritairement parmi les plus âgés ou les personnes qui avaient déjà des problèmes de santé, certains sont morts de la maladie alors qu’ils étaient jeunes et en bonne santé. Comment l’expliquer ?

Des chercheurs espèrent trouver des réponses dans notre ADN. Plusieurs projets en ce sens ont déjà été lancés. “Ils font appel à des études en cours menées sur l’ADN de milliers de participants, dont certains auront été infectés par le coronavirus depuis, ou à de nouveaux travaux impliquant des prélèvements d’ADN sur des patients atteints de Covid-19 dans des pays durement touchés comme l’Italie”, détaille la revue scientifique.

Le but : comparer les gènes de personnes infectées par le virus ayant expérimenté des symptômes graves – mais qui ne souffraient pas de maladie au préalable – à ceux de personnes infectées qui n’ont eu que des symptômes légers voire pas de symptômes du tout. “Une fois les résultats obtenus, on pourrait identifier les sujets les plus exposés aux formes graves de la maladie et ceux qui pourraient être à l’abri, espère Science. Cela permettrait aussi d’orienter les recherches en vue de nouveaux traitements.”

Les scientifiques ont d’ores et déjà identifié un gène qui mérite une attention particulière : celui qui code pour une enzyme appelée ACE2, que le virus utilise pour pénétrer dans les cellules des voies respiratoires. D’autres veulent voir si les différences dans les gènes qui codent pour des substances influençant la réponse du système immunitaire aux virus, ont un impact sur la gravité de la maladie. D’autres encore veulent vérifier si les résultats rapportés par une équipe chinoise (mais pas encore public) sont robustes. Selon cette équipe, les personnes dont le groupe sanguin est O seraient protégées de la maladie.

Les experts espèrent avoir des premiers résultats probants d’ici quelques mois.

Tract (avec médias)

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