Aujourd’hui, il est reconnu que le Festival International du Film Documentaire de Saint-Louis du Sénégal occupe une importante dans l’expression par l’image et la découverte de nouveaux regards sur des réalités qui soit nous sont familières soit éloignées de notre champ de compréhension. De ses débuts en 2010 à aujourd’hui, « près de 400 films documentaires ont été projetés » et « plus de 50.000 spectateurs réunis »

Le FIFD va rouvrir les rideaux entre le 16 et le 21 décembre 2019 pour faire de la capitale du nord « le point de convergence annuelle des professionnels du Film documentaire africain et des cinéastes en provenance du monde entier ayant tournés sur le continent, et apportant un regard original. »
Dans la sélection officielle, 31 films documentaires (longs, moyens et courts-métrages) de 22 pays dont l’Afrique du Sud, la Belgique, le Kenya, Madagascar, le Maroc, le Canada, la Palestine, le Sénégal. Et dans l’activité festivalière sont prévues 40 séances dans une vingtaine d’espaces de diffusion concernant 10 quartiers allant de Saint-Louis à Gandiol, notamment dans les collèges et lycées, à l’Université Gaston Berger (UGB), à la Place Faidherbe, à l’Institut français.
La compétition officielle compte sept longs-métrages et moyens-métrages ainsi que sept courts-métrages qui seront soumis à un jury composé de cinq membres qui sont des professionnels du cinéma, de l’audiovisuel et de la culture sénégalaise et dirigé par le Réalisateur de Kemtiyu, Ousmane William Mbaye.
Le festival sera rythmé, outre les projections publiques, par trois temps forts, à savoir le Panorama Sénégal mettant en scène des films d’hier et d’aujourd’hui (hors compétition) notamment ceux réalisés par des Sénégalais ayant tourné en Europe et dans le reste du monde ; les Rencontres (2 Master Class à l’UFR-CRAC de l’UGB, animés respectivement par Stefano Savona et Gilles Porte et 1 table ronde sur le thème : Le Cinéma documentaire comme vecteur de valorisation et de transmission de la mémoire ») ; et enfin La Rétrospective qui met à l’honneur, à la suite de l’Egyptien Jihan El Tahir, des Sénégalais Ousmane William Mbaye, Safy Faye, Angèle Diabang, l’Italien Invité d’honneur de l’édition 2019, Stefano Savona.
Celui-ci, archéologue de formation, mais qui, depuis 1995, à choisi de se consacrer à la photographie, à la réalisation et à la production de films documentaires et aussi à l’installation vidéo. Pour entre autres distinctions obtenues dans son travail de documentariste, on peut signaler le Prix International de la Scam au Cinéma du réel en 2006 pour son long-métrage « Carnet d’un combattant kurde », et une nomination aux David di Danatello ; en 2009, le Prix Spécial du jury au festival de Locarno pour son film « Plomb durci ». Sans oublier L’œil d’or du. Meilleur documentaire à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2018.
Bassirou NIANG – ( afrocine.org)

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