Les lignes bougent ; les mentalités avec ! C’est ce qu’on appelle une société dans le progrès. Intégrer les tendances évolutives de la réalité sociale permet d’empêcher l’évolution souterraine de celles destructrices de bases du vivre ensemble. Les britanniques ont certainement le sens de l’anticipation, de la tolérance et de l’acceptation de la différence (enrichissante) au point d’accepter une juge en hijab dans leurs tribunaux. Leurs frères et sœurs européens devraient s’en inspirer.

Raffia Arshad, 40 ans, est devenue la première juge à porter le hijab – voile religieux qui couvre les cheveux, les oreilles et le cou – au Royaume-Uni. Cette maman de trois enfants a raconté qu’elle avait rêvé de cette carrière depuis ses 11 ans, mais, enfant, elle se demandait s’ils y avaient des gens «qui lui ressemblaient» exerçant cette profession, rapporte «Metro».
La quarantenaire a déclaré au quotidien britannique qu’elle voulait «s’assurer que le son de la diversité soit entendu» : «C’est définitivement plus grand que moi […]. C’est important pour toutes les femmes, […] particulièrement pour les femmes musulmanes». «C’est étrange parce que c’est quelque chose sur lequel j’ai travaillé de longues années et j’ai toujours imaginé que je serais en extase en apprenant cette nomination. J’étais heureuse, mais ma plus grande joie était les réactions d’autres personnes. Beaucoup de femmes pensaient qu’en portant un hijab elles ne pourraient pas devenir avocate, encore moins juge», a-t-elle ajouté.
Tout au long de sa carrière, elle a traité différents domaines, notamment le mariage forcé, les mutilations génitales féminines ou les affaires liées à la loi islamique. Malgré cette expérience, elle a confié qu’elle était toujours victime de préjugés et de discrimination. Elle a raconté être régulièrement confondue avec une interprète ou une cliente dans la salle d’audience.
En 2001, un membre de sa famille lui avait conseillé de ne pas porter son hijab lors d’un entretien pour une bourse, affirmant que cela affecterait grandement ses chances. «J’ai décidé que j’allais porter mon foulard parce que pour moi, il est si important d’accepter la personne pour ce qu’elle est. Si je devais devenir une personne différente pour exercer ma profession, je n’aurais probablement pas poursuivi ce métier», a conclu Raffia Arshad.

Tract.sn (avec média)

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