Dans une même semaine, on a constaté que deux présentatrices de télévision ont eues des malaises en plein direct. Il s’agit de Néné Aïcha Ba de la Sen TV, qui était en plein journal, et d’une animatrice à Walf TV. La cause pour bon nombre d’observateurs ? Cela peut être liée au fait d’accumuler tous les travaux de la boite, de vouloir coordonner par-ci et par-là, faire la présentation du journal à la télé, à la radio, faire une émission ensuite, sans compter parfois le terrain pour les reportages.

Ce cumul d’un trop plein de volume de travail peut avoir des conséquences sur la personne. Et le constat est là, on voit des reporters qui sont saturés, soit à l’antenne ou encore sur les plateaux télé. Cela pousse même certains à se poser la question à savoir : est-ce un problème de déficit de personnel ou encore d’un manque de compétences? Donnons notre langue au chat.

Mais n’est-il pas temps pour les médias, les rédactions en particuliers, d’essayer d’alléger un peu les journalistes. Certes, il y a une demande croissante de polyvalence, mais il faut penser à soi. C’est du moins ce que semble rappeler le Secrétaire général du SYNPICS, Bamba Kassé.

« Les journalistes sont des travailleurs comme tous les autres travailleurs. Ce métier est régi par des textes, notamment par la Convention collective. Et à tous les journalistes techniciens et autres travailleurs de médias, je les invite à lire cette Convention. Car, si vous ne connaissez pas vos droits, vous ne pouvez pas les revendiquer. L’autre aspect, évidement, nous sommes tenus d’assurer un certain nombre de quantum horaire minimum de 40 heures par semaines, comme tous les travailleurs du Sénégal », a-t-il expliqué d’emblée.

Et pour lui, dans ces conditions, la responsabilité du journaliste est certes engagée, mais celles des directions des médias également. « Il faudrait aussi que les journalistes pensent à eux, à leur santé. D’autant que la plupart des maisons de presse ne respectent pas la Convention. En ce sens qu’elles ne paient pas les heures supplémentaires comme cela devrait l’être. Et même si on paye des heures supplémentaires, il n’empêche, le journaliste est un être humain, il a besoin d’heure de repos. Même si on est habilité, on est en mesure de payer les heures supplémentaires ou des heures les primes de paniers, comme on dit dans notre jargon, il n’empêche qu’on doit ménager le journaliste, afin qu’il puisse préserver sa santé » poursuit-t-il, avec nos confrères de ITV qui ont réalisé un dossier sur ce phénomène.

En tout cas, force est de constater que le surcharge de travail et la lourdeur des taches semblent gagner la presse de jour en jour. Et les responsabilités sont partagées dans ce qui peut refléter un malaise dans les rédactions.

Aidara KARARA

Tract

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