REFORME DU STATUT DE LA VILLE : Rufisque exclut toute idée de suppression

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(Tract)- Le projet de réforme du statut de la ville est loin de trouver l’adhésion des Rufisquois. Réunis au sein d’un Comité d’initiative pour la défense des intérêts de Rufisque, imams, oulémas, chefs et conseillers coutumiers, société civile, élus territoriaux, responsables politiques de Rufisque, dont des personnalités de la mouvance présidentielle, ont tout bonnement rejeté la réforme annoncée par le ministre Oumar Guèye, en charge des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire. Ils l’ont fait savoir, ce dimanche, à la mythique salle des fêtes de la mairie de ville lors d’une réunion qui a regroupé toutes les forces vives de la cité coloniale.

«Le premier objet de la défense des intérêts de Rufisque c’est un plaidoyer pour le maintien du statut de la ville de Rufisque. Nous avons mis en place un comité pour la rédaction d’un mémorandum et d’une résolution qui parviendra à M. le président de la République», a rendu public Abdou Salam Gueye, membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

«D’ores et déjà, tous les Rufisquois demandent le maintien du statut de la ville, mais proposent à monsieur le président de la République un réaménagement et un redécoupage des communes déjà existants», a-t-il fait noter parcourant une ébauche de la résolution qui sera remise après rédaction au chef de l’Etat.

Le Comité, dirigé par l’imam Tahirou Fall, prévoit dans le même sillage d’initier une série de rencontres pour analyser le contexte et mesurer les enjeux afin de plaider la sauvegarde du foncier de la ville. Il s’agit d’après les 156 délégués et notables de la cité de Mame Coumba Lamb de s’organiser en conséquence pour préserver et renforcer la ville.

Supprimer les trois communes de Rufisque

S’il y a une réforme à initier à Rufisque, c’est bien celle de la suppression des trois communes, selon le député et président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, Seydou Diouf.

«Il y a  des dynamiques sociologiques, culturelles et territoriales qui font que Rufisque ne peut pas être confondue à Dakar Pikine ou Guédiawaye. Nous avons une unité de ville, une capacité à vivre ensemble et des infrastructures partagées. Je ne suis pas pour la suppression de la ville. S’il y a quelque chose à supprimer c’est bien les trois communes qui ont été créées de manière artificielle à travers une réforme de 1996 que 2013 a conféré des pouvoirs exorbitants des statuts de droit communs», tranche Seydou Diouf.

Outre la suppression des communes villes à Rufisque (Nord-Est-Ouest), le président du Parti de la citoyenneté et du progrès PPC estime nécessaire de renforcer les ressources de la ville. «Il faut maintenir l’unicité de la ville de Rufisque, sortir de cette fragmentation administrative et budgétaire pour retrouver cette unité décisionnelle, politique, cette unité dans la mobilisation des ressources. Il nous faut revenir sur cette politique dans la mobilisation des ressources pour faire face aux défis du développement endogène de nos territoires», a affirmé le parlementaire aussitôt après avoir pris part aux réflexions du comité d’initiatives pour la défense de Rufisque.

Source : Voxpop

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