Saccage de son siège : Sonko a-t-il simulé un auto-attentat comme l’opposant François Mitterrand en son temps ?

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Dans l’affaire du saccage, survenu dans la nuit de mercredi à jeudi cette semaine, de son siège à Yoff, le parti d’Ousmane Sonko, PASTEF, accuse la main présumée criminelle d’Abdoulaye Diouf Sarr, patron des cadres apéristes à Dakar. Ce dernier rétorque tout de go en disant que c’est PASTEF qui a auto-organisé ce saccage.

Birame Souleye Diop, l’administrateur de PASTEF, est convaincu de l’implication du maire apériste de Yoff car l’un des assaillants aurait, selon ce qu’il a pu glaner du vigile préposé à la sécurité des lieux, laissé entendre que Yoff « appartient à Abdoulaye Diouf Sarr ».

Joint au téléphone, celui qui est par ailleurs ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, dit croire dur comme fer que c’est une action menée par Sonko et ses partisans pour créer le buzz. « Il a habitué les Sénégalais au buzz. Il attire l’attention sur lui à partir d’éléments invraisemblables (…) Il cherche à étouffer les clarifications apportées par Mamour Diallo (NDLR : directeur des impôts et domaines, cité par Sonko dans l’affaire dite des 94 milliards) dans la presse de ce matin », réagit Abdoulaye Diouf Sarr. Cette fois-ci, selon Diouf Sarr l’ancien inspecteur des Impôts « est allé très loin ». « Cela relève de l’enfantillage politique » est la sentence du maire de Yoff qui demande au président du parti Pastef d' »arrêter ». À la question de savoir s’il est disposé à porter plainte pour avoir été cité, à tort selon lui, dans cette affaire, Diouf Sarr évacue: « Il ne mérite pas que je perde mon temps. Il veut exister par le buzz ».

Tout cet imbroglio rappelle l’histoire d’un opposant français, qui finira par devenir l’un des plus grands présidents de la Vème République française : François Mitterrand. Alors député et opposé au président de Gaulle, le quadragénaire Mitterrand, en 1958, fait l’objet d’une tentative d’assassinat dans les jardins de l’Observatoire à Paris. Celui est alors le principal opposant au régime gaullien accuse ce dernier. L’enquête de police conclue que c’est un simulacre d’attentat dont Mitterrand pourrait avoir été le commanditaire. De Gaulle bloque toute poursuite judiciaire en disant en privé : » Ne le traduisons pas en justice. Il pourrait devenir président de la France un jour ». Et c’est ce qui arriva : en 1981, Mitterrand est élu président des Français.

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