Bons, peu épicés, goûteux et assez copieux

Après quatre années à peaufiner les plats et l’emballage cartonné façon wax – une réussite –, Tamba est lancée en septembre 2019 et se retrouve dans les rayons frais de six supermarchés de l’Ile-de-France. En six mois, le produit vendu à près de 6 euros l’unité s’est écoulé à plus de 2 300 exemplaires. « Au Leclerc de Bois-d’Arcy [Yvelines], ça a explosé auprès de la clientèle qui vient de Versailles, se félicite Mahamadou Sylla. Même si c’est compliqué, les mentalités s’ouvrent. » Au final, le résultat est surprenant : les plats – surtout le mafé – sont bons, peu épicés, goûteux et assez copieux.

Aujourd’hui, au volant de sa berline, il passe son temps sur les routes pour aller à la rencontre des enseignes et multiplie dégustations et autres animations en grandes surfaces pour faire connaître Tamba. « Je suis tout seul avec ma sœur qui s’occupe de la communication », insiste-t-il, en précisant être très présent sur les réseaux sociaux. L’entrepreneur espère pour bientôt une distribution nationale, alors qu’il est en négociation avec une grosse enseigne française dont il préfère pour l’heure taire le nom. « On peut suivre en cas de fortes demandes. Tout est prêt de notre côté, assure-t-il. Les campagnes de publicité, d’autres recettes. Il y aura des surprises. »

Il sait que tôt au tard de grandes marques de plats cuisinés se lanceront dans la course et proposeront également des mets d’Afrique de l’Ouest. « Et c’est tant mieux, répond-il. Il y a de la place pour tout le monde. » Mais pour anticiper une future concurrence, Mahamadou Sylla recherche un investisseur. « Nous sommes une petite marque, nous n’avons pas la puissance et le réseau d’un groupe, concède-t-il. Vivons en bonne intelligence : on peut partager ensemble ce marché. »

Tract /Le monde

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