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PROMOUVOIR LE SAVOIR-FAIRE LOCAL : L’artiste Simon Kouka initie le projet « Solo Fii » pour la fête de Tabaski

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(Tract)-Promouvoir le « Savoir-Faire Local » est devenu le combat de l’artiste rappeur Simon Kouka, d’où l’intitulé de son  projet. Le lancement du made in Sénégal a eu lieu avant hier au Village artisanal de Dakar devant un parterre d’artisans qui ont salué cette initiative qui « vient à son heure ».  C’est à travers une clip vidéo où l’expertise locale a été mise en avant avec l’habillement et les accessoires.

C’est un projet scindé en 3 phases. La première est axée sur le vestimentaire, les accessoires, etc. La deuxième phase, c’est tout ce qui a trait au mobilier. Enfin, la troisième phase vise tout ce qui est alimentaire : «le riz qu’on mange vient d’Asie et plein de sucre, nous allons inciter les Sénégalais à manger du fonio, du ‘cere’, du riz de la vallée», dit l’artiste.

Expliquant ce choix, l’activiste, note que c’est une manière de joindre l’acte à la parole. «Car nous citons toujours en exemple Mamadou Dia, Sankara, en disant ‘consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons’.  Alors qu’on s’habillait en marques américaine, française ou italienne. Aujourd’hui on le matérialise par des actes concrets», clame-t-il. Et de préciser que cela fait plus d’un an que tout ce qu’il porte, c’est made in Sénégal, fait par nos artisans locaux. «Nos artisans savent faire des costumes cravates, des chemises à l’occidentale, des tenues hip-hop, on est champions en tenue traditionnelle avec le costume africain. Et cela commence à porter ses fruits, lorsque je poste sur les réseaux, les commandes viennent de partout. C’est une manière aussi d’aider nos artisans», se glorifie le leader de Djolof 99.

Poursuivant il ajoute : «Depuis 98, je me bats sur le plan politique. Abdou Diouf nous a mis en prison plusieurs fois, Abdoulaye Wade idem, jusqu’au président Macky Sall qui n’arrête pas de nous mettre en prison. Je pense qu’il va arrêter avec ce cadeau que je fais aux artisans», lance-t-il avec un sourire en coin.

S’adressant aux Sénégalais, l’auteur de « Neleen » déclare que si chaque Sénégalais porte, ne serait-ce que 3 fois par semaine, un habit confectionné par un artisan de sa commune, de sa ville ou de son quartier, l’économie allait décoller. «On tape tout le temps sur l’Etat, alors que si chacun de nous porte nos produits locaux l’économie allait décoller.  Il est prévu un grand lancement intitulé ‘Solo fii’ à Saint-Louis avec l’approche de la Tabaski axé en premier sur les babouches. On souhaite que le chef de l’Etat soit le premier à acheter. Car les Sénégalais commandent 4 500 000 ‘maraakiis’ (babouches), chaque année, à l’étranger, alors qu’on a les chausseurs de Ngaye, du village artisanal de grand Mbao, ou Cheikh Dall. On veut que les 4,5 millions de babouches commandées à l’extérieur, qu’au moins les 2 millions soient faites ici, cela va nous faire une manne financière de 20 milliards à notre économie. Arrêtons cet égoïsme pour que tout cet argent qui part l’étranger reste ici. Ce patriotisme économique, il faut le tisser», souhaite-t-il.

Présent à cette rencontre, le président de la chambre des métiers du Sénégal, Maguette Mbow, a salué cette initiative et «compte faire son possible pour la réussite du projet qui est noble» lit-on dans Vox.

Tract

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