L’esprit d’humanisme à traversé le personnel de l’Ambassade des États-Unis en Corée du Sud. En soutien au mouvement Black Lives Matter, né de la disparition tragique de George Floyd à Minneapolis, il avait été déployé sur le bâtiment de la représentation diplomatique une bandetole, avant de la retirer sur une pression indirecte de Mike Pompeo qui, semble-il, a use de ses relations. L’important était de marquer la solidarité à la lutte pour l’égalité raciale et contre les injustices, si l’on en croit l’Ambassadeur.

Plus de 10 000 km séparent les deux pays, mais les nouvelles circulent très vite. Au moment où les États-Unis traversent l’une des plus graves crises sociales de leur histoire, face à la montée de la colère contre le racisme et les violences policières, l’ambassade américaine de Séoul a pris la décision de retirer une banderole de soutien au mouvement Black Lives Matter. Selon CNN, c’est le secrétaire d’État Mike Pompeo qui aurait joué de ses relations.
L’ambassade américaine explique de son côté ne pas vouloir laisser croire que cette organisation antiraciste à l’origine de la vague de contestation aux États-Unis bénéficierait du soutien financier de l’État fédéral. La représentation diplomatique en Corée du Sud avait souhaité montrer son adhésion aux manifestants réclamant la fin de la violence et des discriminations envers les Américains noirs, après la mort de George Floyd à Minneapolis.
L’ambassadeur désavoué
Cette banderole « montre notre soutien au combat contre l’injustice raciale et les brutalités policières au moment où nous nous efforçons d’être une société qui intègre mieux et qui est plus juste », disait l’ambassade samedi sur Facebook. Le même jour, l’ambassadeur Harry Harris, ancien haut gradé de l’US Navy, disait avoir la conviction que « la diversité fait (leur) force », avant de citer un peu plus tard l’ancien président John F. Kennedy.
Harry Harris, Américain d’origine japonaise, avait auparavant déclaré au personnel de l’ambassade être « profondément troublé par les événements entourant le meurtre brutal de George Floyd et ses conséquences ». « En tant qu’Américain d’origine asiatique, qui a grandi dans le Sud ségrégationniste des années 1960, je n’ai jamais imaginé que cela se reproduirait, surtout au XXIe siècle », a-t-il ajouté dans un message.
Une autre banderole LGBT retirée
L’ambassade américaine à Séoul a retiré en même temps de sa façade un autre symbole de la lutte contre les discriminations, un drapeau arc-en-ciel, symbole du mouvement LGBT. Mardi, une immense banderole marquant le 70e anniversaire de la guerre de Corée avait été déployée et occupait l’espace laissé vacant. Le porte-parole de l’ambassade a souligné que ces retraits « ne diminuent pas les principes et les idéaux exprimés en affichant la banderole, et l’ambassade va chercher d’autres manières de transmettre les valeurs fondamentales américaines en ces temps difficiles sur (son) sol ».
Il a par ailleurs affirmé que cela visait à « éviter que l’on perçoive à tort que les fonds publics provenant des contribuables américains sont dépensés pour bénéficier à de telles organisations ». Mike Pompeo, qui se dit chrétien croyant et opposé au mariage homosexuel, avait défini en 2019 des limites au drapeau arc-en-ciel arboré par certaines représentations diplomatiques américaines. Il ne devait en aucun cas être sur le mât des bâtiments officiels, réservé au drapeau national.

Tract.sn (avec média)

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