Au Zimbabwe, on arrête et torture les femmes

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Cecilia Chimbiri, une militante, du principal parti d'opposition zimbabwéen, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), sur son lit d'hôpital à Harare le 15 mai 2020 afp.com - Jekesai NJIKIZANA

Les faits se sont déroulés entre mercredi et vendredi. Pour le parti d’opposition du MDC, c’est très clairement le pouvoir qui est derrière ces violences.

« Battues, frappées et agressées sexuellement. » Les violences subies par trois membres de l’opposition ont sans nul doute été commises au nom du président Emmerson Mnangagwa, assure Nelson Chamisa, le leader du MDC.

En effet, la police avait arrêté les trois femmes mercredi 13 mai à midi. Parmi elles, la plus jeune député d’opposition du pays : Joana Mamombe. Ces militantes manifestaient dans une banlieue d’Harare, demandant au gouvernement plus d’efforts pour répondre à la faim dans les quartiers pauvres de la capitale.

Elles ont ensuite été emmenées au commissariat. De là des hommes cagoulés les ont conduites dans le bush, où elles ont été retrouvée le lendemain, après avoir subi plus de 24 heures d’agressions et d’humiliations.

La police et le gouvernement nient toute implication

Pointées du doigt, les autorités ont nié avoir détenues les trois opposantes, aussi bien la police que le gouvernement.

Pourtant, selon Nelson Chamisa, cet enlèvement porte la marque du pouvoir d’Emmerson Mnangagwa dans son entreprise d’intimider les opposants. Le MDC a compté 49 kidnappings similaires l’année dernière. Ces actes sont très préoccupants, a déclaré la représentation de l’Union européenne à Harare.

Tract (avec Rfi)

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