Tragédies aux pays des hommes intègres

Burkina Faso morcelé en mort-semée par jihad

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Soldiers from Burkina Faso take part in a training with Austrian army instructors at the Kamboinse - General Bila Zagre military camp near Ouagadougo in Burkina Faso on April 13, 2018. - Some 1,500 African, American and European troops began maneuvers in Burkina Faso, western and northern Niger on April 12 to exercise against the terrorist threats hovering over these regions. (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)

Au moins trois militaires burkinabé ont été tués dans la nuit de ce lundi 02 à mardi 03 décembre lors de deux attaques, dans le nord et le nord-ouest du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires, qui font état d’une « vingtaine de terroristes neutralisés ».

« Le détachement militaire de Bahn (province du Loroum, Nord) a été la cible d’une attaque au cours de la nuit. Trois éléments ont malheureusement été tués au cours de cette attaque qui a fait également quatre blessés », a indiqué à l’Afp une source sécuritaire. « Dans la même nuit, le détachement de Toeni (province du Sourou, Nord- ouest) a subi aussi une attaque. La « riposte » par les forces de défense et de sécurité a «permis de neutraliser une vingtaine de terroristes », a indiqué une autre source sécuritaire, confirmant les deux attaques. « Là, il y a quatre blessés », a poursuivi la même source.

Déjà, le 18 octobre, cinq membres des forces de défense et de sécurité avaient été tués et 11 blessés au cours de deux attaques simultanées à Bahn et Yensé (Nord), selon l’armée. Et dimanche, 14 fidèles ont été tuées lors de l’attaque d’une église protestante, dans l’est du Burkina Faso, près de la frontière nigérienne.

Attaques jihadistes entre 2015 et 2019 : 700 morts

Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières en particulier dans le nord et l’est du Burkina, ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l’Afp et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, d’après les Nations unies. Ces attaques, quasi quotidiennes, sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique.

Les forces de l’ordre, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d’enrayer les violences jihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité ont annoncé avoir tué 76 jihadistes lors de plusieurs opérations, sans que l’on puisse confirmer ces bilans de manière indépendante.

Avec Afp

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