« Karimisation » : Ça tangue au PDS, où Abdoulaye Wade n’est pas le seul à avoir un ego

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Ça tangue au Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade. Après le renouvellement du bureau politique par le patron nonagénaire la semaine dernière, plusieurs caciques ont décidé de ne pas accepter le poste auquel ils ont été nommés.

Ils sont cinq à avoir décliné leurs nominations au nouveau bureau politique du PDS. Parmi eux, des poids lourds du parti comme Babacar Gaye, Amadou Sall ou Cheikh Tidiane Seck, compagnons de longue date d’Abdoulaye Wade.

En cause : la voie toute tracée à Karim Wade, le fils de l’ancien président de la République, à la succession du parti. La semaine dernière, celui-ci avait été nommé numéro deux dans le nouvel organigramme.

« C’est un testament au profit de Karim ! Nous sommes dans une gestion népotique d’un parti qui implose », dénonce un des hauts responsables du PDS, qui n’hésite pas à parler de « crise ». Avant de rappeler que parmi les réfractaires, nombreux sont ceux qui étaient des soutiens de Karim Wade lors de ses affaires judiciaires.

Mais pour Assane Ba, secrétaire national de la mobilisation et de la propagande, « ceux qui ruent aujourd’hui dans les brancards sont devenus des poids lourds grâce au parti. Cette réorganisation, ce n’est pas un débat entre les anciens et les nouveaux, mais c’est pour lutter contre le régime de Macky Sall. »

Et de rappeler qu’au PDS, Abdoulaye Wade a toute latitude pour nommer qui il veut, dont son fils. Une situation qui risque de se poursuivre dans les prochains jours au sein du principal parti d’opposition.

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