Le secteur judicaire est secoué par un conflit interne, avec la traduction du président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) devant le conseil de discipline personne insensible. Etant première ministre de la Justice, Aminata Touré, Mimi Touré, s’est prononcée sur cette brouille. Et elle fait appelle à la sérénité entre les protagonistes. « Je souhaite que la sérénité revienne très rapidement. Je pense que c’est juste une turbulence qui va se régler parce que j’ai eu à travailler avec les magistrats qui, dans leur très large majorité, sont des professionnels de qualité. Il arrive dans la vie qu’il y ait des turbulences », dit-elle dans l’émission « Point de vue » de la Rts, repris par iGfm.

La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE, Aminata Touré, invite tous les acteurs de la justice à faire prévaloir la raison, rappelant que le ministre de la Justice a pour vocation d’administrer la justice et de veiller à l’application des textes. « L’État ayant la vocation d’assurer la paix sociale, la stabilité sociale, joue un rôle dans l’administration de la justice. Mais le principe qui est invariable c’est que les magistrats jugent dans le secret de leur conscience, ça c’est un débat dépassé car personne ne le remet en cause » fait-elle savoir.

 Poursuivant elle ajoute : « Vous allez dans tous les pays du monde, on parle d’immixtion et d’influence de l’État dans la justice. C’est un débat régulier parce que c’est un débat aussi social, c’est-à-dire, jusqu’où va l’action des magistrats. Est-ce qu’il faut un mécanisme de contrôle ? Les magistrats sont aussi des êtres humains comme vous et moi. On ne peut pas être dans une république des juges, ce n’est pas possible. Les juges sont aussi des sénégalais, mais qui jugent aussi en fonction des textes et en fonction de leur conscience, c’est toujours un équilibre sur lequel on travaille en permanence ».

En fait la présidente du CESE pense que l’urgence est de tout faire pour rassurer les justiciables. « C’est un secteur qui a besoin de sérénité et que les magistrats retrouvent toute la grandeur de leur fonction. Quelque part, on leur confie une part de pouvoir qui est importante : celle de juger leurs concitoyens et cela requiert un comportement et des attitudes très particulières et ça il faut que tout le monde s’en rappelle », déclare la « dame de fer ».

Aidara KARARA

Tract

 

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