La Nouvelle société de gestion collective du Droit d’auteur et Droits voisins (SODAV), avec sa tête Aly Bathily, le Directeur-gérant, a présenté, lundi, le rapport annuel du bilan d’activité 2019. Cette présentation qui, d’habitude se faisait lors d’une Assemblée générale, n’a pu se faire cette année pour cause, de la Covid-19.

Face à la presse, M. Bathily a tiré un bilan positif qu’il a essayé de démontrer et étayer avec des chiffres «qu’on peut vérifier». Et de faire savoir que cette année a été riche en actes positifs pour le compte de la SODAV, avec des réalisations et mises en œuvre des nouveaux droits de la rémunération équitable dont un arrêté ministériel a été pris au mois juin 2019.

Et pour la rémunération de la copie privée, d’après lui, c’est la chose la plus attendue dont les travaux évoluent à deux niveaux. «Au niveau technique, avec l’adoption de taux de 2,5% des supports et au plan administratif où il y a des négociations et nous souhaitons qu’ils aboutissent à un protocole entre le ministère de la Culture et celui des Finances» déclare-t-il.

Ainsi, s’agissant des répartitions des droits d’auteur des artistes sénégalais, il fait état d’un montant de plus 500 millions de FCFA. «En termes de répartition, on est à 510 498 529 FCFA pour 2019, soit une hausse de 23% par rapport à 2018 avec un montant de 393 087 550 FCFA», explique-t-il.

En ce qui concerne les perceptions, «la Société a eu à percevoir la somme de 1 094 536 490 FCFA. Cela constitue une hausse de 25% par rapport à l’année dernière avec une somme de 807 millions de FCFA». «Nous étions à 8.9 de charges en 2019. On voit qu’il y a une nette progression et une certaine proportionnalité entre la perception, la répartition et les charges», se vante-t-il.

Revenant sur les actions menées par la structure à l’endroit des artistes «avec une somme colossale», Aly Bathily détaille : «La somme de 2 325 200 FCFA a été allouée à des artistes pour l’année 2019 en retraites viagères versés à onze personnes, 3 705 087 FCFA en aides médicales et 14 665 000 francs CFA en soutiens médicaux».

Enfin, le Directeur-gérant de la SODAV est revenu sur les contraintes. «On nous avait promis des subventions que n’avons pas encore reçu. Il y a aussi des dettes qui n’ont pas encore épongé, mais on a bon espoir. On a besoin aussi d’effectifs, car nos activités commencent à croître. Parce que toutes les régions souhaitent avoir une agence de la SODAV, alors que nous fonctionnons sur nos propres moyens. Nous avons aussi besoin bon système informatique», liste-t-il.

Et pour les perspectives, il déclare que «le gros chantier de la SODAV est le numérique». Il n’a pas non plus manqué de jeter une pierre dans le jardin des médias. «Il faut aussi le respect du payement des redevances des médias. Au Sénégal, les gens compatissent beaucoup sur le sort des artistes, mais très peu mettent à la poche pour leur donner ce qu’ils leur doivent», a-t-il taclé.

Aidara KARARA

Tract

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