Éradication des sachets plastiques à usage unique : GreenPeace tire les oreilles au gouvernement sénégalais

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Greenpeace Afrique vient de saluer le ngouvernement sénégalais, qui s’est engagé dans une politique « Zéro déchet ». Toutefois, l’ONG appelle les autorités sénégalaises à mettre un accent particulier sur l’éradication des emballages plastiques à usage unique. La pollution due à ces déchets a atteint un niveau critique. Selon Greenpeace, l’équivalent d’un camion de plastique entre dans nos océans, toutes les minutes.

Greenpeace appelle les pouvoirs publics sénégalais à prendre des mesures fermes et concrètes contre les plastiques à usage unique. Il s’agit notamment des emballages plastiques dont l’épaisseur est inférieure à 60 microns, ainsi que les sacs, les sachets d’eau, les bouteilles, les gobelets…

L’appel a été lancé le 30 avril 2019 par le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique. Le Docteur Ibrahima Cissé a avant tout, salué l’initiative « Zéro déchet » qu’a lancée le Président de la République, Monsieur Macky Sall, à l’attention des autorités politiques et territoriales. « C’est avec grand intérêt que Greenpeace Afrique a suivi la motivation créée par cette initiative du Président Sall et l’association encourage le gouvernement sénégalais, les autorités territoriales et locales et tous les citoyens sénégalais à s’engager dans cette bataille », a-t-il déclaré. Avant d’exhorter également les autorités sénégalaises à mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre toutes formes de pollutions, en particulier celle causée par le plastique à usage unique.

Au Sénégal, en dépit de l’existence d’une loi interdisant les sachets plastiques à usage unique de moins de 30 microns, le paysage urbain continue d’être menacé par ces déchets plastiques constitués pour la plupart de sachets jetables, emballages, et de sachets d’eau. Ces plastiques à usage unique trainent le long des trottoirs et des grandes artères de toutes les grandes villes du pays.

Greenpeace est engagée sur plusieurs fronts contre le plastique à usage unique

Greenpeace est présente dans plus de 55 pays à travers le monde, où l’association milite pour la protection de l’environnement. À l’occasion de la Journée de la Terre le 22 avril 2018, l’antenne Afrique de cette ONG internationale s’est joint au mouvement mondial de plus d’un million de personnes dénommé #BreakFreeFromPlastic, pour exiger que les plus grandes sociétés du monde (Coca-Cola, Pepsi, Nestlé, Unilever, Procter & Gamble, McDonald’s et Starbucks), réduisent leur production de plastiques à usage unique.

Au total, ce mouvement mondial avait permis d’effectuer 239 opérations de nettoyage dans 42 pays, dont cinq en Afrique : au Sénégal, en Afrique du Sud, au Kenya, en RDC et au Cameroun. Cette action avait pour but de désigner les grandes entreprises qui sont responsables de cette situation, sur le principe du « name and shame » mais aussi de montrer qu’il est tout à fait possible de vivre dans un environnement sain.

La pollution plastique est d’autant plus inquiétante que toutes les minutes, estime le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’équivalent d’un camion de plastique entre dans nos océans. Étouffant et entremêlant la vie marine, y compris les oiseaux de mer, les tortues et les baleines. Les plastiques sont responsables de la mort de centaines de milliers de créatures marines chaque année.

Cependant, d’après le coordinateur du Programme d’action mondial pour la Protection du milieu marin contre la pollution liée aux activités terrestres auprès du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), une lueur d’espoir pointe à l’horizon, pour ce qui concerne l’Afrique. « Les efforts déployés par les gouvernements africains pour réduire l’utilisation des plastiques à usage unique doivent être imités et reproduits à travers le monde » a affirmé Habib el-Habr, dans une déclaration faite le 12 mars 2019 à Nairobi au Kenya, lors de la quatrième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.

Certains pays africains comme le Kenya, le Rwanda et le Cap-Vert font partie des États qui ont interdit ou imposé des restrictions sévères à l’utilisation ou à la fabrication des plastiques à usage unique. Certains pays recourent plutôt à une taxation des matières plastiques pour décourager leur utilisation, tandis que d’autres s’appuient sur des systèmes de volontariat pour éliminer l’utilisation des plastiques à usage unique.

Un programme de renforcement des capacités initié par le PNUE est actuellement en cours sur le continent, afin de sensibiliser les jeunes aux dangers de l’utilisation des plastiques à usage unique.

Boris Ngounou

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