[EXCLUSIVITÉ-‘TRACT’] CAMPAGNE ARACHIDIÈRE: L’OPS exige le prix du kilo de l’arachide entre 350 et 450fcfa

Tract – La campagne agricole de cette année a donné beaucoup d’espoirs aux paysans du Sénégal. C’est en effet ce que nous a fait savoir le Secrétaire Général de l’Organisation des Paysans du Sénégal (OPS).

 

 

Basé sur l’abondance de pluies de cette année et des tournées qu’elle a faites sur l’ensemble du territoire national, l’Organisation des Paysans du Sénégal a estimé que les récoltes de cette année sont prometteuses pour ce qui concerne le coton, le riz, le mais, le mil, le sorgho le, haricot, le gowee et l’arachide.

 

Justement, à propos de l’arachide, l’Organisation des Paysans du Sénégal a estimé que la quantité des récoltes va dépasser toutes les attentes et sera même supérieure à celles des filières mentionnées ci dessus. 

 

À ce propos, le Secrétaire Général des Paysans du Sénégal lance une alerte à ceux qui doivent fixer les prix de l’arachide. 

 

Badara Sall explique :

 

 » Les personnes qui doivent fixer le prix de l’arachide doivent être des gens très responsables. La pluviomètre a été  acceptable dans l’ensemble du pays. Toutes les spéculations ont réussi à plus de 80%. Cette année, la culture de  l’arachide est dominante, survie du coton, du riz, du mais, du mil, du sorgho, de l’haricot et enfin le gowee. Les producteurs ont une seule et unique doléances, et c’est une augmentation qui doit toucher la barre de 350frs à 450frs le kg. Cela et une doléance des paysans adressée à l’endroit de ceux qui doivent fixer le prix de l’arachide. Imaginez un agriculteur faire un prêt pour acheter  une semance, acheter de l’engrais, des pesticides, embaucher des saisonniers et après sa récolte, on le demande de vendre son arachide à 250f le kilo. C’est anormal, inadmissible, inconsolable « , a jugé le Secrétaire Générall des Paysans du Sénégal. 

 

Sur la même perspective, M. Sall dénonce :

 

« Il y a la CNIA (Comité National Interprofessionnel de l’Arachide) qui est là depuis fort longtemps qui propose des  prix aux producteurs que nous sommes sans notre consentement. Depuis des dizaines d’années, ce sont les mêmes personnes qui sont dans cette comité et n’ont apporté aucun changement. Et ce qui est normal, est que c’est le producteur qui doit fixer le prix de son labeur. Nous dénonçons ce Comité. L’État du Sénégal doit dissoudre la CNIA parce que les représentants ne sont que de noms. Et je vous informe que cette année il y aura une résistance des producteurs du Sénégal. Nous voulons une nouvelle représentation des producteurs dans les sphères de décisions qui prennent en considération les avis du monde rural, surtout ceux des agriculteurs », a fait savoir le porteur des voix des paysans du Sénégal.

Hadj Ludovic