Idrissa Seck ou Ousmane Sonko en position de battre Macky Sall ? Jeune Afrique y consacre son dossier de Une cette semaine

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« L’un est un novice, l’autre un habitué des arcanes du pouvoir ». Voici comment l’hebdomadaire panafricain parisien jeune Afrique commence l’article principal de son dossier consacré à la présidentielle sénégalaise, en faisant allusion à Idrissa Seck pour le second nommé et à Ousmane Sonko pour le premier cité. Daté de ce dimanche 10 février et en vente jusqu’au 17 février prochain dans les kiosques de Dakar et du Sénégal, cette édition de Jeune Afrique titre à sa Une, au sujet de cette élection présidentielle sénégalaise : « L’opposition à pile ou face ». Avec les photos des deux opposants cités plus haut. Ce qu’il faut en comprendre ? Pile et face, car Ousmane Sonko et Idrissa Seck constituent les deux faces de l’opposition principale à Macky Sall, au sein « d’une classe politique en pleine recomposition ». Pile ou face, car cette opposition a une vrai carte à jouer dans cette élection. Toutefois, Jeune Afrique considère le candidat sortant Macky Sall comme « favori de cette élection ».

La pièce retombera-t-elle pile (Sonko) ou plutôt face (Idrissa Seck, comme le souhaite Tract.sn) pour un second tour pronostiqué, du côté la rédaction de Tract, comme inéluctable à quinze jours du scrutin du 24 février,  contre le sortant Macky Sall ? En tous les cas, l’hebdomadaire Jeune Afrique passe en revue tous les quatre mousquetaires opposés au président sortant dans cette élection. Ousmane Sonko est considéré comme incarnant « une rupture avec la politique politicienne. », selon un de ses alliés, lui-même recalé de candidature présidentielle par le Conseil constitutionnel sénégalais. Toutefois, la tonalité et le contenu de son discours politique pourrait « effrayer une partie de l’establishment ». Pour Idrissa Seck, Jeune Afrique écrit qu’il vit « un retour en grâce inespéré » dans l’opinion. Un « come-back » du suzerain de Thiès, qui selon un des leaders qui le soutiennent, cité par Jeune Afrique,  » fait de lui la principale alternative à Macky Sall ». Quid des relations entre Abdoulaye Wade et Idrissa Seck : le temps a « effacé le tumulte et les désagréments » selon le leader de Rewmi, qui dit considérer l’ancien président « comme son père ». Toutefois, ses négociations avec la classe politique pourraient renforcer l’impression de flou sur son positionnement », peut-on lire dans Jeune Afrique, au sujet du candidat de la coalition Idy 2019.

JA n’omet pas, dans ce dossier spécial présidentielle sénégalaise, les candidatures de Madické Niang, qualifié de « plan B autoproclamé du PDS » qui pourrait séduire une partie de « l’électorat orphelin » de cette formation politique; et enfin Issa Sall du PUR, qui est lui « en embuscade », étant à la tête d’un « parti très structuré (qui) bénéficie de la force de frappe (de l’association religieuse) des Moustarchidine Wal Moustarchidaty ». Le dossier de Jeune Afrique comprend également une interview d’Etienne Smith, politologue, spécialiste du Sénégal et maître de conférences à Sciens-Po Bordeaux. Ce dossier de Jeune Afrique sur « la nouvelle donne politique » du Sénégal est à lire à ce lien.

 

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