Le baobab a plusieurs noms : adansonia digitata (latin, son nom scientifique), buhibab (arabe) gouye (wolof) Plusieurs noms, mais probablement une seule origine : le continent africain, tel qu’il existait aux temps géologiques anciens. Au moins huit espèces de baobab ont été recensées à travers le monde et, curieusement, la plupart, sur une île proche de l’Afrique, Madagascar, une île qui s’est détachée du continent africain, il y a environ cent vingt millions d’années. Le baobab, notre « frère végétal », comme l’homme, a beaucoup voyagé et son voyage n’aura pas de fin : il est aujourd’hui présent sur quatre continents au moins… L’homme est au cœur de l’inter-règne  : le règne animal, le règne végétal et le règne minéral.

L’homme seul, est conscient de l’inter-règne et là réside, certainement, sa supériorité, pour autant que l’on puisse parler de supériorité car aucun règne ne saurait exister sans les autres. Dans l’ordre de succession des règnes, les règnes minéral et végétal ont précédé le règne animal… C’est dire tout le respect que l’homme doit aux deux autres règnes dont il porte aussi les empreintes digitales (digitata) Le baobab constitue, avec les autres espèces, un patrimoine végétal et à ce titre, ce patrimoine doit être préservé. L’Association «  les Amis du Baobab » créée à Dakar, le 22 mars 2014, inscrit ses actions dans le cadre de la lutte pour la préservation du patrimoine végétal ; le baobab est aussi inscrit sur la liste de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), parmi les espèces menacées. Le baobab constitue aussi un patrimoine immatériel non négligeable et il n’est que de se rappeler – pour s’en convaincre – tous les contes, mythes et légendes attachés à cet arbre « majestueux »…

Les architectes, qui vivent en Afrique et ailleurs, devront, un jour, nous dire en quoi cet « arbre à l’envers », de par le « déploiement esthétique » des branches reliées à son tronc, représente une « architecture végétale » qui inspire tant les hommes dans leurs créations picturales mais pas seulement. Au Sénégal, des artistes, dont Kalidou Kassé, El Hadj Sy, ont offert à nos yeux les baobabs dessinés sur les toiles et sortis certainement de leurs rêves, leurs rêves d’enfants ( ?) Des études ont été menées, au sein de l’IFAN, sur les baobabs du Sénégal, entre autres, et ces études mériteraient d’être connues et vulgarisées. Les vertus du baobab sont nombreuses : dans les domaines alimentaire, médicinal, cosmétique, professionnel (pêche) et autres. Toutes ces raisons ont conduit l’Association «  les Amis du Baobab »  (LAB) à proposer et à créer un « hymne du baobab » afin de célébrer cet arbre qui n’a pas fini de nous « éblouir » et de nous faire rêver… L’hymne du baobab, présenté au public sénégalais, pour la première fois le 26 novembre 2014, au Monument de la Renaissance Africaine (MRA), a été écrit (texte et musique) par M.Raphaël Ndiaye, Directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor : grâces lui soient rendues. Un mystère – parmi d’autres- demeure : qui a choisi le baobab au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance, pour figurer parmi les armoiries du Sénégal ? Le mystère demeure comme demeure le mystère de la reproduction cellulaire de l’adansonia digitita (baobab) L’être humain est constitué de 46 chromosomes alors que le baobab est constitué de 160 chromosomes… Ici commence le voyage du baobab… Baobab où vas-tu ?

JEAN MICHEL SECK, PRÉSIDENT ASSOCIATION « LES AMIS DU BAOBAB »

Source : Patrimoine

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