jeudi, octobre 29, 2020
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Les putschistes maliens louvoient : l’ex militaire et ex-ministre de la Défense Bah N’daw, 70 ans, nommé président de la transition, le colonel Assimi Goita vice-président

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Décission mi-fique, mi-raisin avec une situation qui évolue au Mali où l’ancien ministre de la Défense sous IBK et non-moins colonel-major à la retraite, Bah N’Daw, a été nommé président de la transition. Les militaires putschistes placent donc un faux civil à la tête du pays.
Une nomination intervenue après plusieurs semaines de discussions et de polémique autour la succession de IBK, suite au  putsch perpétré en août dernier par les militaires.

Ministre de la Défense en 2014, Bah N’Daw, colonel-major à la retraite, a donc été  nommé à la tête du Mali. Un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires refusent ainsi de lâcher les rênes du pays, malgré les sanctions des pays voisins ouest-africains.

À la veille du 60e anniversaire de son indépendance, le Mali étrenne un nouveau président. Bah N’Daw qui a été nommé président de la transition, comme annoncé ce lundi 21 septembrea pour vice-président Assimi Goita, le chef de la junte au pouvoir. Malgré la pression internationale, un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires sont aisni loin de se retirer de la scène.

S’il est désormais à la retraite, Bah N’Daw, 70 ans, est en effet un haut gradé du pays issu de l’armée de l’air. Colonel-major, “Le Grand”, tel qu’il est surnommé, a été formé en URSS, avant de devenir aide de camp de l’ancien président Moussa Traoré, chef d’État-major de l’armée de l’air. En 2014, il devient ministre de la Défense.

L’homme a donc déjà travaillé étroitement avec les militaires français, déployés depuis 2013 dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane contre les groupes djihadistes. Mais sa maîtrise du russe pourrait aussi le pousser à entretenir de nouveaux partenariats, alors que le sentiment antifrançais va croissant dans le pays.

Une transition périlleuse

Ces derniers jours, les négociations s’étaient intensifiées à Bamako et dans le camp militaire de Kati d’où est parti le coup d’État du 18 août dernier. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait fixé à mardi 22 septembre son ultimatum pour qu’un président de la transition et un Premier ministre soient nommés. Celle-ci avait également exigé qu’un civil et non un militaire prenne la tête du pays.

Comment les pays de la région vont-ils réagir à cette nomination ? S’ils n’acceptent pas de lever les dures sanctions économiques imposées au Mali depuis le putsch, l’arrivée au pouvoir de Bah N’Daw risque d’être particulièrement périlleuse. Déjà en prise avec une crise sécuritaire liée aux attaques terroristes incessantes, et avec une crise politique, il pourrait faire face à une forte grogne sociale. C’est dans ce contexte particulièrement tendu que ces prochains mois, le nouveau président de la transition aura pour première tâche d’organiser des élections, et de rendre le pouvoir aux civils. Bah Ndaw prêtera serment comme président le 25 septembre.

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