POUR VERROUILLER LA LEGISLATION DU SENEGAL Un Collectif Sénégalais lance une pétition pour la criminalisation de l’homosexualité

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(Trcat)- Trouver la parade, une bonne fois pour toutes, pour barrer la route aux lobbies homosexuels. Telle est l’ambition que poursuit le Collectif Sénégalais qui vient de lancer une pétition pour la criminalisation de l’homosexualité.

La guerre que se mènent les pros et les anti homosexualité fait rage au Sénégal. En effet, au moment où à Paris des lobbies pro «gays» cherchent à inscrire les dénonciateurs de l’homosexualité au Sénégal, tels que Mame Mactar Guèye de JAMRA et Serigne Modou Lo Ngabou de Safinatoul Aman, sur la liste rouge des interdits de séjours en France, au Sénégal, un nouveau front voit le jour. C’est celui des porteurs d’une initiative pour la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Ils veulent du gouvernement de Macky Sall une loi allant dans ce sens. Pour y parvenir, le Collectif Sénégalais pour la criminalisation de l’homosexualité a lancé une pétition en ligne adressée aux citoyens sénégalais.

«En 2013, les Nations unies avaient fait 188 recommandations au Sénégal, dont figure la dépénalisation de l’homosexualité. Malgré la réticence des autorités d’alors, nous assistons de nos jours de plus en plus à une considération ‘des droits des minorités homosexuelles’ au Sénégal. Ce, à travers la loi, nos dirigeants, des organes de l’État, des documents officiels, la présence des associations homosexuelles sous le couvert du la lutte contre le SIDA. Malgré le fait que l’Etat du Sénégal se dit laïc, nous savons tous que la société sénégalaise est foncièrement religieuse (94% musulmans, 5% chrétiens). Le pouvoir religieux est si important que les politiciens font de la séduction des guides religieux leur combat fondamental pour accéder au pouvoir», argumentent les pétitionnaires, selon Voxpop qui a parcourut le document.

Ils ne manquent pas de souligner du reste que «ces deux religions musulmane et chrétienne interdisent tous l’homosexualité. Mieux, l’islam va même jusqu’à interdire l’homme de se comporter comme une femme.

Et pourtant, nos dirigeants politiques ne cessent de fouler aux pieds cette vision de la société sénégalaise sous l’influence des lobbies qui orientent la politique droits-de l’hommistes des Nations unies».

Péripéties d’une décennie d’actes en faveur des LGBT

Evoquant la loi, ils relèvent que, «présentement, l’article 18 du Code de la presse de 2017 interdit aux journalistes de critiquer l’orientation sexuelle d’un individu. Il est rédigé comme suit : ‘Le journaliste et le technicien des médias doivent respecter la dignité humaine ; éviter toute allusion, par le texte, l’image et le son, à l’appartenance ethnique ou nationale d’une personne, à sa religion, à son sexe ou à son orientation sexuelle, ainsi qu’à toute maladie ou handicap d’ordre physique ou mental, qui aurait un caractère discriminatoire et/ou stigmatisant’». «Une victoire majeure du lobby LGBT avec la complicité de l’actuel gouvernement, qui obéit aux recommandations des Nations unies», se désolent-ils, d’apres le quotidien Vopop.

Concernant, les dirigeants qui portent ces exigences, ils notent que «l’ancien Président américain Barak Obama, lors de sa visite au Sénégal en 2014, avait interrogé le président Macky Sall pour la légalisation de l’homosexualité. Ce dernier a répondu que le Sénégal n’est pas encore prêt. Serons-nous prêts un jour, du moment qu’ils sont en train de baliser le terrain à cet effet ?».

«En 2015, la réponse affirmative du Président Macky Sall sur une chaîne française i-Télé, sur la question de savoir si les homosexuels pouvaient manifester au Sénégal est très révélatrice. Et s’ils n’auront pas de problème, il rétorque : ‘pas avec le gouvernement, sinon avec le peuple’. Et c’est dans cette même idée qu’en février 2019, le Président avait répondu au Premier ministre canadien Justin Trudeau, un autre émissaire des Nations unies sur la question de l’homosexualité : ‘On ne peut pas non plus demander au Sénégal de dire : ‘Demain, on légalise l’homosexualité, et, demain, c’est la gay parade, etc. Ça, c’est pas possible parce que notre société ne l’accepte pas. La société va évoluer, ça prendra le temps que ça prendra’», rappellent-ils.

Ces détails qui distillent le doute dans les esprits

Les pétitionnaires constatent ainsi que des organes et documents sont mis en place en faveurs des LGBT. Il en est ainsi, en 2015, de la note la création de Stratégie nationale d’équité et d’égalité de genre (SNEG) 2016-2026, pour une société sans discrimination. «Ce fut le début de l’intégration de la notion de ‘genre’, créé par le lobby LGBT pour la promotion des droits des minorités. Dans cette logique, la révision de la Constitution en 2016 a innové avec de nouveaux droits. On note l’article 25-3 qui fait obligation aux citoyens de respecter les droits d’autrui. Et c’est l’année suivante que le Code de la presse a été modifié avec l’article 18 cité plus haut. Au cours de la même année – 2017 – le ministère du Genre est créé. Il s’agit désormais du ministère de la Femme, de la Famille, du GENRE et de Protection de l’enfance», énumèrent-ils.

Ils relèvent aussi qu’«en 2018, le mot SEXE (masculin ou féminin) est enlevé sur les permis de conduire sénégalais, remplacé par le mot GENRE (pour prendre en compte les LGBT). Lors de l’examen périodique universel (EPU) de l’ONU en 2019, les représentants de la délégation du Sénégal avaient affirmé que solennellement que les lois sénégalaises n’interdisent pas en tant que l’homosexualité. Dans la même année, la RTS a retransmis la célébration du Gay Parade, c’était lors du match Sénégal-Ouganda. Un musicien sénégalais avait reçu des félicitations du mouvement LGBT pour avoir porté le t-shirt arc-en-ciel».

«Le gouvernement file en douceur vers une reconnaissance des droits des homosexuels»

«Il nous faut prendre les devants», clament les porteurs de cette pétition qui estiment que, «vu ce qui précède, il est constant que le gouvernement du Sénégal file en douceur vers une reconnaissance complète et irrévocable des droits des homosexuels. Il est donc fondamental que la société religieuse et conservatrice prenne les devants pour casser le rythme avant que le pire ne se produise».

Revenant sur la législation actuelle, notamment l’article 319-3 du Code pénal, ils rappellent qu’elle stipule : «Sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé».

«Cet article, issu d’une de la loi n°66-16 du 1er février 1966,  est le soubassement de la pénalisation de l’homosexualité, même si le mot en tant que tel n y est pas mentionné expressément. L’acte contre nature étant plus extensif, concerne en plus de l’homosexualité, les lesbiennes, transgenres, intersexués  bisexuelles, queers, intersexes et asexuelles (LGBTQA+). Dans ce texte, les peines prévues sont de nature délictuelle et ne permettent pas de dissuader les auteurs de tels actes. Et la plupart d’entre eux, même pris en flagrants délits, par des interventions au sommet, sont punis à des peines inférieures à un an», constatent-ils.

«La société doit apprendre, en le décidant fermement, à se protéger des dérives sociétales»

Dès lors, ils en arrivent à la conclusion que «maintenant, si elle est criminalisée, au lieu d’un mois à cinq ans de prison, le coupable d’homosexualité sera puni des peines pouvant aller de 5 ans à 10 ans. Nous demandons aux activistes, à la société civile, aux organisations religieuses, aux autorités, aux fonctionnaires, aux sportifs, aux artistes, aux citoyens lambda de signer cette pétition pour la sauvegarde de nos valeurs et pour les générations futures».

«Nous pensons que la société doit elle-même apprendre, en le décidant fermement, à se protéger des dérives sociétales qui peuvent menacer notre foi et notre humanisme. Devant le silence de la société civile qui ne se prononce pas sur cette question qui pervertit dangereusement l’humain, nous sommes d’avis que signer cette pétition peut aider à faire évoluer les choses et contribuer à faire face à ce mal», concluent-ils.