Présidentielle et 5 « rageur » : Khalifa et Karim définitivement out

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Toute la journée d’hier dimanche, Dakar et sa banlieue étaient jalonnés de groupes gendarmes et policiers en faction, avec armes et véhicules. Pour prévenir ou mater des troubles éventuels, à l’occasion de la proclamation de la liste définitive des candidats à la présidentielle. La diffusion de la liste a finalement eu lieu à 23h.  Le Conseil constitutionnel a donc publié, ce dimanche comme prévu par la loi, la liste définitive des candidats pour la présidentielle du 24 février prochain. Pas de changement, les 7 « sages » ont confirmé la liste provisoire, divulguée lundi dernier.

Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Idrissa Seck et Madické Niang sont donc retenus pour la course au Palais. Et ainsi Khalifa Sall, Karim Wade, Malick Gakou et Cie, qui avaient introduit des recours pour contester l’invalidation de leurs candidatures, sont définitivement recalés.

« C’est la validation d’un coup de force imposé par Macky Sall, qui comme on l’a toujours indiqué a peur d’affronter ses adversaires, témoigne le mandataire de Khalifa Sall, Babacar Thioye Bâ. Nous avons utilisé et épuisé toutes les voies de droit, sans trop y croire, la seule riposte, la seule réponse, reste l’action politique.  Face au coup de force du régime de Macky Sall, la seule chose qui pourrait l’arrêter c’est de lui faire face. »

Ces candidats malheureux à la candidature n’entendent pas baisser les bras. Réunis dans le cadre du C25, ces opposants se donnent rendez-vous ce lundi au siège de Bokk Gis Gis pour déterminer la conduite à tenir.

Pour le directeur exécutif d’Amnesty, Alioune Tine, et le constitutionnaliste Babacar Guèye, le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit. Ils pensent que la candidature de Khalifa Sall aurait due être validée.

«C’est un naufrage des sciences juridiques, un naufrage de la démocratie aujourd’hui», a clamé le premier sur la Tfm. Le second, sur la même chaîne, a embrayé : «Sur le plan du droit, le Conseil s’est trompé. De mon avis, Khalifa Sall devait être candidat.  Car le rabat d’arrêt dans ce cas de figure est suspensif.»

Au micro de la Rfm, Me Amadou Sall du Pds annonce que son parti s’opposera à la tenue du scrutin, pour protester contre l’invalidation de la candidature de Karim Wade, aui devait porter leurs couleurs le 24 février prochain. Une posture que Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement, sur la même station, assimile à de l’enfantillage.

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