[REPORTAGE-‘TRACT’] MARCHÉ HLM : Sentiment d’insécurité chez les commerçants à cause des branchements parallèles

TRACT – Le marché HLM, vaste de plus de dix milles places et connu par tous les dakarois, est actuellement considéré comme l’un des marchés les plus saturés, inaccessibles et insécurisés de la Capitale.

 

Pour savoir plus sur les maux que souffre ce lieu de commerce où l’on trouve toute sorte d’activité, nous sommes allés à la rencontre du délégué du marché répondant au nom d’Assane Thiam.

Bijoutier de profession, ce délégué, par signe de respect, a préféré nous conduire chez le plus âgé du marché pour qu’il parle à leur nom.

Sous une ambiance époustouflante animée par les vas et viens des clients, nous sommes allés, accompagnés par le délégué, rencontrer Youssoupha Thiam.

Ce tailleur de profession, présent dans le marché depuis plus d’une vingtaine d’année, nous parle de son insatisfaction sur le côté sécurité :

« Je peux vous dire beaucoup de choses sur ce marché parce que je suis présentement l’un des plus anciens d’ici. Nous avons rencontrés pas mal de problèmes au fil des années. Mais actuellement, le problème dont nous souffrons le plus, c’est l’insécurité qui règne dans le marché. Nous nous sommes débrouillés en engagent quelques personnes pour veiller sur la sécurité du marché et ces derniers font bien leur travail. Mais il y a toujours des manquements que seules les autorités locales peuvent palier. Nous ne sommes pas totalement satisfaits coté sécurité », nous a d’emblée confié le cinquantenaire.

Abordant une autre question qui installe en eux le sentiment d’insécurité, M. Thiam articule :

« Sur le plan des branchements électriques, nous sommes également en danger parce que nous n’avons pas notre propre compteur. Nous sommes ravitaillés en électricité par nos voisins avec des branchements parallèles. Et cela est une source d’insécurité sur laquelle nous avons fait plusieurs démarches qui n’ont donné aucun résultat. Dans le passé, des cantines ont pris feu à cause de ces branchements parallèles et les propriétaires avaient perdu beaucoup de millions » affirme-t-il.

En ce qui concerne les assurances, notre interlocuteur informe :

« Dans le secteur informel il y a beaucoup de choses qui nous échappe. Nous ne sommes pas assez sensibilisés pour savoir à quoi sert le fait d’avoir une assurance », dit-il.

Youssoupha Thiam, parlant de sa seule satisfaction, souligne :

« Dans le passé, le marché était inaccessible à cause des marchands qui s’étalaient partout. Et la route qui y donne accès était défectueuse, ce qui causait la poussière, sans compter l’eau qui y stagnait pendant la saison des pluies. Mais avec les décisions qu’ont prises les autorités locales et les responsables du marché, nous ne nous plaignons plus de ces cas » a-t-il conclut.

 

Hadj Ludovic